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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Premier bilan sur la reforme des "reclamers

Autres informations / 06.02.2011

Premier bilan sur la reforme des "reclamers

Lundi,

le conseil d’administration de France Galop va se réunir. Ce sera l’occasion d’y

faire un bilan sur la réforme des "réclamers", effective depuis le

1er septembre 2010. Pour rappel, les changements qui modifiaient le chapitre

VII du code des courses sont les suivants :

1/ lors

de la vente d'un cheval "à réclamer" :

– le propriétaire

est crédité de 50 % de l’excédent du taux de réclamation ;

– la

société organisatrice (France Galop) est créditée de 50 % de l’excédent du taux

de réclamation.

2/ lors

de la défense d’un cheval "à réclamer" par son propriétaire, et dans

le cas où il n’y a aucun acheteur en face :

– le

propriétaire paie 50 % de l’excédent du taux de réclamation ;

– ces 50

% payés par le propriétaire reviennent à la société organisatrice de la course.

Au bout

de cinq mois, on s’aperçoit que les nouvelles règles dans les courses "à

réclamer" ont finalement eu peu de conséquences au niveau financier. Là où

il était annoncé un différentiel d’environ 250.000 € en faveur des

propriétaires, il n’y a eu que quelques milliers d’euros. En fait, le principal

changement dû à l’implémentation de la nouvelle règle est le changement de

comportement des acteurs des courses "à réclamer". Certains habitués

de ces épreuves ne défendent plus systématiquement leurs chevaux. À la suite de

cette observation, nombreux sont ceux qui se demandent si l’expérience doit

être maintenue ou non, ou s’il faut "réformer la réforme".

L’AVIS

DE CORINNE BARANDE-BARBE, LES ACTIONNAIRES DU GALOP

La

nouvelle règle a eu très peu de conséquences : le moins compensant le plus.

L’assistance s’est posé une question : doit-on maintenir l’expérience ou pas ?

Ma position, au nom des Actionnaires du galop, est beaucoup plus explicite :

L’idée de départ étant de rendre le système des "réclamers" plus

vertueux, cela doit s’appliquer à l’ensemble de la règle ! Je trouve amoral,

voire "illégal" que :

– un

propriétaire doive payer pour garder un cheval lorsqu’il n’y a aucune autre

offre que la sienne ;

– France

Galop prélève la moitié de l’excédent du prix de vente des chevaux réclamés

(encore moins la totalité).

Ce n’est

pas la vocation de France Galop de s’attribuer une part du résultat d’une

transaction entre propriétaires, position que je défends depuis 1995. Je

propose que les règles du commerce soient désormais respectées:

1/ S’il

n’y a pas d’acheteur, le cheval reste gratuitement à son propriétaire.

2/ La

différence entre la mise à prix et le prix de vente est acquise à 100% au

vendeur.

France

Galop pourrait facturer des frais de gestion, sous la forme de frais

d’inscription, à la déclaration de partants et un pourcentage de la vente

éventuelle, dans les proportions d’usage en France, de même pour les frais de

rachat faute d’enchères. À noter que, contrairement à ce que j’avais suggéré,

aucun des principaux acteurs des "réclamers" n’a été invité à la réunion

ni même consulté. Comment se contenter des élus des associations, quand on sait

qu’à peine 30 % des propriétaires adhèrent à une association? Pour ne pas

parler dans le vide, il faut avoir des partants et mesurer l’impact des

situations que l’on traite. De grâce, ne punissons pas les propriétaires de

chevaux moyens, envisageons-les comme des clients dont il faut préserver

l’attachement et le goût de faire courir. Inventons un système qui encourage à

réinvestir, puisque le petit nom de France Galop est Société d’"encouragement".

Espérons que le conseil d’administration prendra la mesure de la situation et

fera le bon choix !

NOTRE

AVIS CONCERNANT L’EXCEDENT DE RECLAMATION :

France

Galop avait fait un geste fort à destination des propriétaires en baissant de

100% à 50% sa part de l’excédent de réclamation. Dans une nouvelle donne, où

les réclamers seront considérés comme une vente aux enchères (ce qu’ils sont),

pourquoi ne pas imaginer que France Galop taxe l’ensemble de la transaction…

mais à hauteur de 5 ou 6% ? Ce taux permettrait de financer les coûts de

gestion liés à l’organisation des enchères à réclamer. On pourrait alors

ajouter à cette somme, comme le font Arqana ou Osarus, des « frais

d’inscription » -qui viendraient s’ajouter au coût de l’engagement. concernant

la défense des chevaux : Le mieux serait de consulter les principaux acteurs de

ces courses, ceux qui fournissent beaucoup de partants dans cette catégorie. Il

ne faut pas seulement regarder la réalité brute des chiffres, mais analyser les

changements de comportement des "vendeurs".