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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs

Autres informations / 28.02.2011

Questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs

Mardi de

la semaine dernière, JDG a envoyé trois questions aux 67 candidats au comité du

Syndicat des éleveurs. Les candidats sont libres d’y répondre, dans la limite

de 1.000 signes (caractères d’imprimerie) par question/réponse. Nous nous

sommes engagés à publier leurs textes au fur et à mesure de leur réception,

sans intervenir ni sur le fond ni sur la forme. En toute objectivité, et dans

le but de stimuler le débat démocratique et le taux de participation à

l’élection.

 

SYLVAIN

VIDAL

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

En tant

que jeune éleveur étalonnier, ma démarche est avant tout marquée par la

nécessité à la fois d'ouverture et d'adaptation à un monde qui évolue. Par

exemple, si les modalités peuvent et doivent évoluer, je serai plutôt de ceux

qui cherchent à conserver ou à faire venir en France les meilleurs étalons.

C'est la nécessité d'union qui dicte mon engagement, pour qu'il puisse être

d'un apport positif pour tous.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT?

Le

premier geste que doit faire notre Syndicat est à mon avis en direction des

grandes associations de propriétaires : sans propriétaire, pas d'éleveur. Notre

Syndicat doit aussi s'ouvrir à une réflexion approfondie avec les entraîneurs,

France Galop, et les organismes de paris, dont, bien sûr, le PMU. L'objectif

doit être la promotion du système des courses françaises, pour que nos éleveurs

tirent pleinement bénéfice d'un environnement privilégié en Europe.

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

En

premier lieu, il faut maintenir et consolider la prime à l'éleveur. Une

réflexion doit être poursuivie sur les encouragements pour les étalons faisant

la monte en France, et surtout pour que nos entreprises puissent continuer à

investir et à créer des emplois. L'élevage est une affaire de long terme qui

exige de la visibilité.

 

ANTOINE

LEPEUDRY

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AUCOMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

En tant

qu’éleveur exploitant depuis 25 ans, je suis chaque jour confronté à une

multitude de problèmes qu’ils soient réglementaires, sanitaires, ou autres.

Loin de toute politique, je me suis attaché à faire remonter les préoccupations

de la base. Je tente avant tout d’apporter des solutions et des idées

pragmatiques pour nous aider.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT?

Pour

limiter la fuite de nos juments, qui coûte beaucoup aux étalonniers mais aussi

aux éleveurs français, il me semble nécessaire d’augmenter la qualité de notre

parc d’étalon. En effet pour améliorer la qualité de notre élevage, les

Français ont fait l’effort d’acquérir, ou ont eu la chance d’avoir de plus en

plus de bonnes juments. Ces juments méritent d’être saillies par les meilleurs

étalons européens. Or, force est de constater que ces top-reproducteurs sont

pour l’instant basés en Irlande et en Grande-Bretagne. Il me semble donc

intéressant qu’un pool d’investisseurs, fédéré par le Syndicat, soit créé pour

acquérir des étalons de grande qualité. Je comprends que ce marché soit très

concurrentiel, mais, à force d’efforts, nous obtiendrons ces top-étalons et

notre élevage sera plus compétitif.

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

Les

primes doivent avant tout bénéficier aux éleveurs dont les juments sont basées

en France à l’année. Nous devons donc rester très attentifs aux conditions

d’assimilation du "né et élevé en France". Cependant, avec notre parc

d’étalon actuel, cesser l’assimilation reviendrait, à ne plus inciter les

éleveurs français à utiliser les meilleurs étalons européens. L’effet à moyen

terme serait très néfaste puisque la qualité de nos cheptels diminuerait. Il

faut donc rester mesuré et appliquer, voir renforcer les contraintes pour

l’assimilation mais ne pas l’empêcher.