Auteuil, prix troytown (gr3) : rubi ball, le patron d'auteuil, reprend ses droits

Autres informations / 27.03.2011

Auteuil, prix troytown (gr3) : rubi ball, le patron d'auteuil, reprend ses droits

 « C'est vrai que l'on a un peu la pression

désormais, avec le statut de leader sur le steeple d'Auteuil », confie Xavier

Papot, propriétaire avec sa famille du champion rubi Ball (Network), avant le

départ du Prix Troytown (Gr3). Rubi Ball est le "patron" d'Auteuil.

Il est le centre de toutes les attentions de la part des sportsmen, qui

souhaitent le voir arriver au top pour le Gras Savoye Grand Steeple-Chase de Paris

(Gr1). « Nous pensons d'abord au 29 mai et rien qu'au 29 mai », ajoutait

d'ailleurs Xavier Papot. D'autant plus que Rubi Ball effectuait son retour sur

les gros obstacles avec 72 kilos, une tâche peu évidente puisqu'il fallait

remonter à 1997 et le succès d'Al Capone II (Italic) pour trouver trace d'un

gagnant de ce Gr3 avec un tel poids. Mais, comme les vrais champions, Rubi Ball

répond présent même lors des préparatoires, en dépit de conditions adverses.

Comme à son habitude, il a évolué devant mais n'a pas mené, se retrouvant

derrière Pibrac (Spadoun) qui a fait beaucoup de train. Malgré une faute au

moyen open ditch, il est reparti sûrement une fois la dernière haie franchie. «

C'est vrai qu'il a fait une grosse faute au "vert" [moyen open ditch,

ndlr] après le rail ditch, a avoué David Cottin, jockey de Rubi Ball. Il est de

plus en plus détendu et s'est relâché à ce moment-là, du coup j'ai été obligé

de refaire un bout pour garder ma place. Quand je lui ai demandé d'accélérer et

de s'allonger, il a parfaitement répondu. Il allait plus vite que tout le monde

et sait ce qu'il a à faire. Il a sauté le rail ditch comme un champion. Il va

falloir un très bon cheval pour aller le chercher dans le "Grand

Steeple", s'il reste comme cela. » La Cravache d'or en titre a résumé le

sentiment général. Il faudra en effet être très fort pour battre Rubi Ball dans

le Gr1 du 29 mai. Mais, d'ici là, il aura une ou deux courses de préparation

avant la grande échéance.

XAVIER

PAPOT : « LE "GRAND STEEPLE", C'EST LE REVE ULTIME »

Xavier

Papot était bien sûr ravi du résultat de la course et confiait : « Il a

vraiment bien gagné. Le "Grand Steeple", c'est le rêve ultime. Vous

savez, lorsque l'on a une écurie comme la nôtre, c'est le but. Nous y pensons

chaque jour, le matin, le soir… » Avec Rubi Ball, les propriétaires aux

couleurs bleu et vert peuvent même rêver à d'autres contrées comme l'Angleterre

et Cheltenham, et à un match contre l'autre champion, Long Run (Cadoudal), qui

l'avait dominé dans le Prix Maurice Gillois (Gr1) 2009. Mais nous n'en sommes

pas encore là et Rubi Ball doit avant tout asseoir définitivement sa suprématie

sur Auteuil en remportant le championnat de l'obstacle à la fin mai.

DOUMAJA,

EGAL A LUI-MEME

Coumaja

(Cadoudal) est l'exemple type du cheval que tout propriétaire aimerait avoir

dans ses boxes. En dépit de problème de santé, ce vainqueur du Prix Morgex

(Gr3) à 4ans a su revenir à son meilleur niveau, comme il l'a prouvé l'an

dernier.  Et, cette année, il est reparti

du même pied en prenant une bonne deuxième place dans ce Gr3, résistant de

justesse à Oculi (Denham Red), qui, il est vrai, recevait six kilos des deux

premiers. Sa performance permet de souligner que la hiérarchie installée dans

le Prix La Haye Jousselin (Gr1) est très solide. « Il court très bien et fait

sa valeur, nous a déclaré Guy Cherel. Rubi Ball avait déjà couru, mais il est

meilleur que nous. En face, on pourrait croire que mon jockey a été un peu

présomptueux quand il a avancé mais c'est un vieux cheval qu'il faut laisser

faire et il voulait y aller. » OCULI, OBJECTIF ATTEINT

En

s'engageant dans ce Prix Troytown, Oculi devait avant tout montrer à son

entourage qu'il pouvait répéter la même valeur que dans le Prix Robert de

Clermont Tonnerre (Gr3, 2e). Appliqué sur les obstacles et notamment sur le

rail ditch, il a fini fort dans la ligne droite et aurait peut-être pu obtenir

le premier accessit si son jockey avait été plus dur. Mais cela aurait pu nuire

au futur d'Oculi et l'objectif est atteint. Le pensionnaire de François-Marie

Cottin a démontré qu'il pouvait poursuivre dans cette voie, même s'il demeure

une interrogation quand à sa capacité à tenir les 5.800m du "Grand

Steeple".

BONNE

RENTREE DE POLAR ROCHELAIS

Le

vainqueur du dernier "Grand Steeple", Polar Rochelais (Le Balafré),

effectuait sa rentrée ce dimanche, directement dans le Prix Troytown. Il a

tracé un parcours sage, réussissant à prendre la quatrième place. « Je suis

très content de sa course, d'autant que son jockey n'a pas été dur avec lui,

nous a dit Patrice Quinton, entraîneur de Polar Rochelais. Je ne sais pas

encore s'il va aller en haies ou en steeple pour sa prochaine course. »

RUBI

BALL ELEVE AU PAYS DES BOEUFS

Comme

l'avait souligné Jean-Louis Berger, éleveur de Rubi Ball, son champion est né

et a été élevé au pays des boeufs, il est charolais. « Un pays qui fait aussi

de grands champions d'Auteuil apparemment », ironisait l'éleveur. Jean-Louis

Berger est un ancien restaurateur, également passionné de chevaux,  un "virus" traînant dans la

famille. Il a acquis Topaze, née en 1963, dont le premier produit a été Étoile

du Berger III. Cette dernière a donné naissance à Lady Pat Pong (père du

sauteur Ratabour), puis Rolling Ball, premier français sacré champion en

Angleterre, vainqueur de Gr1 à Cheltenham, et enfin Useful, champion en plat et

étalon. Cette famille est celle de Rubi Ball, notre champion tricolore, né de

Hygie (Lute Antique). Elle a donné un yearling de Robin des Champs et un foal

de Network, propre frère de Rubi Ball. Ce foal, baptisé Action Ball, a été

acquis pour 70.000€ aux ventes de décembre Arqana. C'est Louise-Mary Kemble et

Patrick Atkinson, propriétaires de Kauto Stone (With the Flow), qui l'ont

acquis.