à la découverte de l’écurie de la seconde chance

Autres informations / 09.04.2011

à la découverte de l’écurie de la seconde chance

Basée à

15 km du centre d’entraînement de Senonnes, à Combrée (49), "L’écurie de

la seconde chance" offre, comme son nom l’indique, une seconde chance aux

chevaux de courses destinés à être réformés. Montant en course de

gentleman-rider et pratiquant d’autres disciplines équestres (chasse à cour,

polo..), Sylvain Martin, le fondateur de cette écurie, se rend rapidement

compte qu’il est dommage de voir autant de chevaux "rejetés" des

courses, soit par manque de qualité, soir suite à un souci de santé : «

Beaucoup de chevaux de course peuvent se reconvertir, soit pour la balade, la

chasse à cour, l’équitation classique etc… Je trouvais dommage que l’on ne s’en

occupe pas d’avantage. » En janvier 2009, en débutant cette activité, un peu

par hasard, et timidement, Sylvain Martin s’est vite professionnalisé.

Aujourd’hui, il revend, en moyenne, une centaine de chevaux par an à des prix

vacillant entre 1.000€ et 3.500€, suivant leurs aptitudes et leur "temps

de reconversion". De grands professionnels tels que Jehan Bertran de

Balanda, Patrick Monfort, Isabelle Pacault, Etienne Leenders ou le propriétaire

Gérard Augustin Normand ont déjà confié leurs anciens pensionnaires à cette

écurie. Sylvain Martin s’est bien rendu compte d’une réalité : « Il faut savoir

qu’il y a une réelle demande de la part des entraîneurs et des propriétaires

pour offrir une seconde vie à leurs chevaux. Et je suis heureux de pouvoir les

aider. Ces chevaux peuvent faire le bonheur de beaucoup d’autres personnes

extérieures aux courses. » Pour se faire, le dirigeant de cette écurie est aidé

de deux employés, à temps plein, qui se chargent, sur une propriété de 9

hectares, de "transformer" ces chevaux de courses en chevaux

d’équitation classique, de balade, de chasse à cour etc… grâce à un mélange

d’éthologie (avec l’aide de Nicolas Blondeau), de dressage et de concours

hippique. A l’avenir, Sylvain Martin voudrait relancer le marché du cheval

réformé des courses et surtout, défendre l’image des courses car, pour lui, «

le monde du concours hippique est un vivier de futurs propriétaires de chevaux

de courses. Nous nous devons de défendre l’image des courses... »