Pistes legeres : france galop sur le terrain

Autres informations / 19.04.2011

Pistes legeres : france galop sur le terrain

Depuis

quatre semaines, le climat est exceptionnellement clément et l’état des

terrains gazonnés s’en ressent. Des socioprofessionnels se sont plaints de la

trop grande fermeté de la piste de certains hippodromes en régions. Un problème

particulièrement criant pour certaines pistes d’obstacle.  Du côté de France Galop, le spécialiste des

pistes, Paul-Jacques Tanvez, est au travail. Mardi, il a passé la journée à

Moulins, dans l’Allier, où la réunion de jeudi dernier a donné lieu à

polémique. En compagnie du président Roger Winkel et d’Emmanuel Clayeux, qui

représentait les entraîneurs, il a fait un tour de piste complet. «Le contexte,

c’est un déficit hydrique très important au cours des quatre dernières

semaines. À la suite de ce déficit, et après avoir étudié l’évolution de la

piste de Moulins, il a été envisagé d’ajuster les pratiques d’entretien,

notamment de la piste d’obstacle. » En cela, la société-mère joue un rôle de

conseil des sociétés de courses locales : « France Galop est très attentif et

assez réactif dès qu’il y a des incidents ou des ajustements à apporter sur les

hippodromes. Nous venons alors en appui des présidents des sociétés régionales,

en essayant toujours d’associer les socioprofessionnels de la région concernée.

» Et ces déplacements en région, organisés en concertation avec les

représentants des fédérations régionales et/ou des comités régionaux, ne

concernent d’ailleurs pas uniquement l’état des pistes, mais aussi la sécurité

et l’organisation des courses. Sur ces deux derniers sujets, Paul-Jacques

Tanvez forme un tandem avec David Aelion. « La période actuelle n’est pas

facile à gérer pour les responsables locaux, du fait du déficit hydrique,

confirme Paul-Jacques Tanvez. Mais nous sommes très vigilants et, en général,

les sociétés de courses réagissent très vite et donnent satisfaction aux

socioprofessionnels. »Aurait-il fallu plus arroser, comme par exemple à Moulins

? Paul-Jacques Tanvez ne veut pas parler d’un cas particulier : « On ne peut

pas dire que les sociétés n’arrosent pas. Ce n’est pas vrai. De toute façon,

pour entrer dans un discours plus technique, un terrain se prépare en amont. Il

ne sert à rien d’arroser la veille ou le matin de la course. D’autant que

l’arrosage artificiel n’a pas la qualité d’un arrosage naturel… » Paul-Jacques

Tanvez le vérifie au quotidien: « Chaque semaine, nous nous rendons sur le

terrain. Aujourd’hui, j’étais à Moulins suite à la réunion de jeudi dernier ;

mais demain, je serai sur la P.S.F. de Deauville pour préparer les futures

réunions. Nous ne sommes pas là que pour réagir à un problème donné, mais aussi

pour anticiper. » Et que dire des jours et semaines à venir ? « Je ne suis pas

météorologue, mais je sais, comme vous, qu’aucune précipitation n’est attendue

dans les jours qui viennent. Comme tout le monde agricole, nous attendons avec

impatience des précipitations qui nous permettront d’obtenir des sols de

saison, mais aussi de reconstituer les réserves phréatiques, afin d’éviter des

restrictions dans quelques mois… »