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Jour de Galop

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Pride racing club : une ecurie de groupe aux ambitions de groupes

Autres informations / 14.04.2011

Pride racing club : une ecurie de groupe aux ambitions de groupes

Reliable

Man (Dalakhani), en s’imposant brillamment pour ses débuts dans le Prix Topyo

(F),  mardi à Saint-Cloud, a fait briller

les couleurs du Pride Racing Club. Casaque blanche, étoiles bleues, les

couleurs ne sont pas sans rappeler celles que défendait Pride (Peintre Célèbre)

–dont la casaque était inversée. Et pour cause. Le Pride Racing Club a été créé

en 2009 par les éleveurs de la championne aux trois Grs1, NP Bloodstock. Carina

Klingberg Hanson nous a raconté la genèse de ce syndicat : « Nous avons une

dizaine de poulinières dans notre Haras du Vieux Pont, en Normandie, et élevons

pour faire courir plutôt que pour les ventes. En effet, en présentant des

yearlings aux ventes, on ne sait jamais dans quelle maison nos produits vont

aller, or nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour que les

chevaux soient exploités au mieux. Mais, économiquement, garder tous nos

produits n’est pas viable. Nous avons donc décidé de créer ce syndicat, le

Pride Racing Club, pour travailler sur le long terme, avec Alain de Royer

Dupré. Une autre raison nous a motivés : gagner des courses est toujours un plaisir,

mais c’est parfois triste quand nous ne sommes que deux à partager ce moment,

mon mari et moi. À plusieurs, la convivialité et la joie d’aller aux courses et

de voir un de nos produits gagner sont décuplées. »

40

PARTS, ET DES PROFILS TRÈS VARIÉS

Après

moult tracas administratifs, le Pride Racing Club a donc été fondé. Le syndicat

est divisé en quarante parts et est aujourd’hui fermé à de nouveaux

investisseurs, toutes les parts ayant été vendues. Dans le montant de la part

sont inclus le prix du yearling et les frais de pension jusqu’à la fin de sa

troisième année. « Les gens n’ont donc eu qu’un versement à effectuer. Les

gains sont ensuite redistribués. Pour les décisions concernant l’avenir des

chevaux, comme une vente éventuelle ou la possibilité de garder le cheval à

l’entraînement une année de plus, nous procéderons par vote », détaille Carina

Klingberg Hanson.  Les profils des

membres du Pride Racing Club sont très variés. « Nous avons des gens de toute

nationalité : française bien sûr, mais aussi chinoise, chilienne, suédoise,

norvégienne, anglaise, irlandaise… Certains membres étaient déjà impliqués dans

les courses, d’autres étaient intéressés par les chevaux mais n’avaient pas osé

investir seuls. Le fait que nous ayons quatre chevaux multiplie aussi les

chances de réussite…»

UNIQUEMENT

DES MÂLES

Délibérément,

NP Bloodstock n’a choisi que les mâles de sa production pour intégrer le

syndicat. Par chance, les quatre nés en 2008 étaient bien faits, sains et aptes

à être entraînés. Deux se sont déjà imposés, Reliable Man et Supreme Wisdom

(Oratorio). All by Myself (Galileo), le fils de Pride, n’a pas encore débuté et

Toss the Dice (Medicean), le seul à avoir couru à 2ans, cherche un premier

succès avec application, après une série d’accessits. Les difficultés qu’a

rencontrées NP Bloodstock pour constituer le syndicat, l’ont dissuadé de

poursuivre cette belle aventure, et le Pride Racing Club devrait s’arrêter à la

fin de l’année. Mais d’ici là, les quatre poulains du groupe devraient encore

apporter des émotions peu communes aux associés…

LES

QUATRE ATOUTS DU GROUPE

RELIABLE

MAN (DALAKHANI & ON FAIR STAGE, PAR SADLER’S WELLS)

Les

débuts de ce poulain gris ont impressionné les observateurs à Saint-Cloud. «

C’est, je crois, le préféré d’Alain de Royer Dupré, qui en fait un cheval de

Groupe. Il a toujours évolué dans le bon sens. Même s’il n’a gagné qu’une

"F", les membres du Pride Racing Club étaient ravis, comme si nous

avions gagné un Gr1 ! »

SUPREME

WISDOM (ORATORIO & HAPPY AT LAST, PAR IN THE WINGS)

Lui

aussi s’est imposé au Val d’Or pour ses premiers pas, début avril. « Il

montrait peut-être un peu moins de choses que les autres le matin, mais il a

aussi beaucoup changé, et grandi "en deux morceaux". Nous ne savions

donc pas trop à quoi nous attendre pour ses débuts. Il a montré qu’il était un

vrai cheval de course et devrait nous faire plaisir. »

TOSS THE

DICE (MEDICEAN & SELTITUDE, PAR FAIRY KING)

Après

quatre courses à 2ans, dont trois accessits dans des lots bien composés, le

poulain a effectué sa rentrée à Deauville, le 25 mars, se classant troisième,

tout près, d’une "F". « La seule contre-performance a eu lieu l’an

dernier à Maisons-Laffitte sur un terrain qui ressemblait plus à une piscine,

or il n’aime pas nager ! Il a disputé des "F" qui ressemblaient

parfois plus à des Listeds, et il ne devrait pas tarder à s’imposer. »

ALL BY

MYSELF (GALILEO & PRIDE, PAR PEINTRE CELEBRE)

Le fils

de Pride n’a pas encore débuté. Carina Klingberg confie que c’est son préféré…

« C’est le coeur qui parle ! Il a une très belle action, et devrait débuter

courant mai ou juin, car il a encore besoin d’un peu de temps… Je l’aime

beaucoup. Pour moi, il est différent des autres… »

PRIDE

SAILLIE PAR FASTNET ROCK

Après

All by Myself, Pride a un 2ans par Dansili, et un yearling par Danehill Dancer,

« sans doute le plus beau de ses produits », confie Carina Klingberg Hanson. «

La jument a avorté de Dalakhani l’an dernier, et elle vient d’être saillie par

Fastnet Rock. Nous saurons bientôt si elle est pleine ou pas. Pour le moment,

elle ne nous a fait que des mâles, ce qui est un peu embêtant pour l’élevage !

»