Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Prix champoreau : swedish confirme et devient une etoile

Autres informations / 14.04.2011

Prix champoreau : swedish confirme et devient une etoile

Le Prix

Champoreau a été riche en enseignements. La bonne impression visuelle qu’avait

laissée Swedish (Protektor) lors de ses débuts dans le Prix d’Essai des

Pouliches à Enghien a été confirmée et d’autres se sont révélées au grand jour.

Swedish s’est montrée encore très maniérée, cherchant le contact de ses

adversaires durant le parcours et faisant parfois les bras de son jockey. Mais,

quand ce dernier a ouvert ses mains une fois la dernière haie sautée, elle a

facilement fait la différence sur ses rivales. Tout indique que lorsqu’elle

saura se canaliser, elle deviendra très performante. Nous lui décernons donc

une JDG Rising Star. « Son jockey a eu du travail aujourd’hui, confirme Guy

Cherel. Elle n’est pas facile, c’est pour ça que je la monte tous les matins.

Il ne faut pas se fâcher avec elle et il vaut mieux avaler sa langue et se

taire. C’est une pouliche un peu électrique, mais elle a du vrai

"gaz". Elle voudrait avoir fini avant de commencer, quand elle sera

plus calme, ça sera très bien. » Swedish a toujours été vue parmi les premières

du peloton et en entrant dans la dernière ligne droite, elles étaient encore

quatre à pouvoir s’imposer. Mais elle a fait facilement la différence pour

finir une fois la dernière difficulté franchie.

LES

"MACAIRE" SE COMPORTENT BIEN

Guillaume

Macaire présentait deux pouliches qui se sont très bien comportées. Blonde

Virginia (Kapgarde) arborait la casaque de Gilles Le Baron, qui a repris les

couleurs de son grand-père. Son ancêtre avait vu ses couleurs triompher dans

les Prix de Diane et Vermeille (Grs1) en 1946 avec Pirette et était aussi à

l’origine des chefs de race Tantième et Tanerko, avec sa poulinière Dix pour

Cent. Blonde Virginia venait de débuter victorieusement à Marseille et a pris

une très bonne deuxième place. « C’est une pouliche qui ne montre rien le

matin, nous a dit son jockey, Bertrand Lestrade. Mais l’après-midi, elle montre

qu’elle a du "gaz". » L’autre pouliche royannaise est User et Abuser

(Trempolino), la fille de la bonne Flower des Champs (Robin des Champs) et elle

s’est classée quatrième. Elle a montré de nets progrès, mais manque un peu de

vitesse pour finir ses courses dans ce terrain.

PUR

STYLE RASSURE SON ENTOURAGE

Lors de

ses débuts dans le Prix Auricula, Pur Style (Turgeon) a éjecté son jockey au

lâcher des élastiques. Elle s’engageait avec la confiance de son entourage et a

confirmé l’estime qu’il lui porte pour sa première véritable course en prenant

une remarquable troisième place après avoir mené la danse. « J’étais dégoûté

pour ses débuts, nous a confié Yannick Fouin. J’étais certain qu’elle allait

bien courir et on n’a même pas eu le temps de la voir. C’est une très bonne

sauteuse et elle a du bon "gaz". Aujourd’hui, elle avait le

désavantage d'effectuer ses débuts, face à des pouliches qui ont déjà eu une

course.  Cela fait la différence.»

DE

BONNES ORIGINES ALLEMANDES

« Je

suis particulièrement content parce que Swedish est née de mon étalon,

Protektor, et de Solveigh (Tiger Hill), une jument que je suis allé chercher en

Allemagne pour mes clients irlandais », nous avait raconté Guy Cherel. En

effet, Swedish a été élevée par M.L. Bloodstock. Sa mère est une fille de Tiger

Hill et elle a pour sœur Sommernacht (Monsun), qui s’est révélée être une

jument précoce. Sommernacht a gagné à 2 et 3ans (triomphant au niveau Listed à

3ans après avoir pris la deuxième place d’un Gr3 à Milan un an plus tôt).

Sommernacht est à l’origine de Sommertag (Tiger Hill), un gagnant de Gr3 en

plat à Baden-Baden et troisième de l’Euro Cup (Gr2) sur la piste de Francfort.

Les origines de Swedish sont, malgré son nom, 100% allemandes puisque son père,

Protektor, est un fils d'Acatenango.


 

PRIX

MAGUELONNE : JAMAL MALIK TRANSFORME L’ESSAI

Jamal

Malik (Lavirco) n’a pas tremblé et s’est imposé dans le Prix Maguelonne pour sa

deuxième tentative en steeple-chase. Il a dominé Labirio (Laveron) de moins

d’une longueur mais l’écart au passage du disque final ne reflète pas

réellement la facilité avec laquelle il est allé chercher ce succès. « Il a

gagné, c’est l’essentiel, nous a confié Jean-Paul Gallorini. L’obstacle est un

sport qui procure des émotions, le cheval a évité de justesse un cheval tombé,

ça aurait pu nous coûter cher. Il était au-dessus du lot et s’est retrouvé

devant un peu trop tôt. Il a toujours eu tendance à se reprendre une fois en

tête. C’est ce qui fait que parfois des chevaux sont battus par d’autres qui

sont moins bons. » Jamal Malik a en effet vu fondre son avance une fois la

dernière haie franchie, mais son entourage n’a pas trop souffert. Il domine

finalement Labirio qui faisait ses débuts en steeple-chase. Des débuts

prometteurs, qu’il devra confirmer à son tour. « Je suis très content de ses

débuts, nous a raconté Jehan Bertran de Balanda. C’est un gros bébé et il va

monter sur cette course. Il n’a été débourré qu’il y a un an par le frère de

François Boutin. C’est un gros tardif, mais un vrai cheval de course. » À

distance du duo de tête, c’est l’animateur Tarisandre du Bosc (Poplar Bluff)

qui a pris la troisième place.

LE FILS

DE CHANGE PARTNER

Jamal

Malik est un fils de Change Partner (Turtle Island), une bonne jument

d’obstacle qui a gagné trois Listeds à Enghien et pris un accessit au niveau

Groupe à Auteuil sous les couleurs d’Yves Lalemant. « J'ai élevé la mère pour

Yves Lalemant. À sa mort, je l'ai revendue, c'est Bertrand Le Métayer qui l'a

achetée et il m'a revendu son premier produit qui est donc Jamal Malik », nous

avait expliqué Thierry Storme. Change Partner a été achetée 200.000 € par

Bertrand Le Métayer, qui l'a acquise pour le Haras de Bois Carrouges,  où elle est actuellement stationnée. Le

premier produit est passé en ventes en octobre 2008 sous le consignement du

Haras de Bois Carrouges et c'est Bertrand Le Métayer qui a signé le bon pour

Thierry Storme, à hauteur de 42.000 €.