Prix de ferrieres (b) : un cheval de groupe se dessine en saint desir

Autres informations / 11.04.2011

Prix de ferrieres (b) : un cheval de groupe se dessine en saint desir

Lauréat

du premier peloton du Prix de Frauenfeld (F) à Saint-Cloud, Saint Désir

(Barathea) avait laissé une bonne impression. Ce dimanche, dans le Prix de

Ferrières (B), il affrontait Gaily Game (Montjeu), vainqueur du second peloton

de la course clodoaldienne. Et il l’a dominé très facilement, sans que son

jockey, Anthony Crastus, ne soit obligé de se montrer dur avec lui. Également,

il faut souligner que, certes, Saint Désir a bénéficié de la lice à zéro en

galopant aux avant-postes, mais il s’est aussi montré brillant. Pourtant, cela

ne l’a pas empêché de conserver des ressources intactes pour la phase finale.

Au vu de l’estime que lui porte son entourage, de la manière avec laquelle il

est resté invaincu en deux courses et de son pedigree, nous attribuons une JDG

Rising Star au pensionnaire d’Élie Lellouche. Un cheval de Groupe sommeille

effectivement en Saint Désir. Son jockey a confirmé ce sentiment au micro du

cheval émetteur : « Il me donne effectivement l’impression d’être un cheval de

ce niveau. Nous avons été devant à notre main, très facilement. Il a placé une

belle accélération pour l’emporter avec de la marge. Il sera encore meilleur

quand il attendra. Le matin, il nous montre d’énormes capacités. » Vainqueur de

son troisième Prix de Ferrières depuis 2002 après les succès de Louveteau

(Bahri, 2002) et Vassilievsky (Peintre Célèbre, 2004), deux chevaux qui ont

participé aux épreuves de Groupes par la suite, Élie Lellouche nous a déclaré :

« C’est un bon poulain qui l’emporte dans un lot qui semble lui aussi bon. Il

travaille toujours très bien. On va voir pour la suite. » De fait, l’entraîneur

cantilien a plusieurs bons éléments dans la promotion classique et il faudra

déterminer pour chacun un objectif précis sans pour autant les faire se

confronter trop tôt dans la saison. Gaily Game a couru proprement en prenant le

premier accessit devant Dildar (Red Ransom) qui a donné l’impression de pouvoir

faire mieux dans la fausse ligne droite, sans changer de vitesse par la suite.

UN « CLIN D’OEIL » AUX "SUPPORTERS" DE GERARD AUGUSTIN-NORMAND ET LE

HAVRE

Satisfait

et séduit par le succès de Saint Désir, Sylvain Vidal, représentant des

intérêts de Gérard Augustin-Normand, nous a déclaré : « Nous avons acheté Saint

Désir comme un clin d’oeil pour toutes les personnes qui nous ont soutenus en

envoyant des juments à Le Havre (Noverre) et c’est le cas de Maurice Lagasse

qui a élevé le cheval avec le Haras d’Etreham. Le modèle de Saint Désir nous

plaisait, l’origine aussi. Il sera mieux en attendant et sur 2.400m. Pour

l'instant, on va savourer cette victoire et on verra par la suite pour le

programme. Mais il vaut certainement mieux. »

LE FRERE

D’AL NAMIX ET RULER OF MY HEARTH

Acheté

en octobre 2009 aux ventes Arqana de Deauville, Saint Désir a été élevé par

Maurice Lagasse, comme nous l’a révélé Sylvain Vidal. Ce dernier a donc acheté

Saint Désir yearling et nous disait : « Il était vraiment très plaisant

yearling. Et pour ne rien gâcher, il provient d’une belle famille. » En effet,

car Saint Désir est un frère d’Al Namix (Linamix), triple gagnant de Listed et

aujourd’hui étalon. Il est aussi le frère de Ruler of my Heart (Green Tune),

qui avait remporté le Critérium du Fonds Européen de l’Élevage (L) alors

qu’elle était encore entraînée en Angleterre. Par sa troisième mère, Dourdan,

qui est gagnante du Prix Cléopâtre, Saint Désir appartient à une famille bien

connue au Haras du Quesnay. En effet, Dourdan est la troisième mère de

Dédication (Highest Honor), gagnante du Prix de la Forêt (Gr1), et de l’étalon

Dunkerque (Highest Honor).