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Prix penelope (gr3) : don’t hurry me : droit devant… en direction du diane

Autres informations / 21.04.2011

Prix penelope (gr3) : don’t hurry me : droit devant… en direction du diane

L’espoir

prend forme avec la JDG rising star Don’t Hurry Me (Hurricane Run) qui a gagné,

jeudi dans le Prix Pénélope (Gr3), son billet pour le Prix de Diane-Longines

(Gr1). Brillante en partant, elle a été placée en tête par Ioritz Mendizabal

qui l’a laissée faire. Entrée en tête dans la ligne droite, elle n’a jamais été

rejointe, malgré la bonne fin de course de Pirika (Monsun), qui a été la seule

à refaire du terrain. Cette dernière a également l’étoffe d’une pouliche gagnante

de Groupe. Désormais, un boulevard vers le Prix de Diane s’ouvre pour Don’t

Hurry Me, qui devrait le courir sans passer par une autre course intermédiaire

d’après les propos de son entraîneur, Jean-Claude Rouget : « Pour sa rentrée,

dans le Prix Rose de Mai, elle avait été battue parce que nous ne voulions pas

qu’elle aille devant. Si cela avait été le cas, elle aurait pu s’imposer, mais

ce n’était pas le but. On ne peut pas aller devant tout le temps. Elle ne

devrait pas prendre part au Saint-Alary et aller directement sur le Prix de

Diane, car nous voulons la garder fraiche. » Pouliche un peu brillante, Don’t

Hurry Me sera bien, en bénéficiant de sept semaines et demie de repos avant le

"Diane". D’autant plus que, basée dans le Sud-Ouest, elle doit faire

plusieurs heures de camion à chaque fois qu’elle court en région parisienne.

Avec la chaleur arrivée très tôt cette année, ce n’est pas vraiment l’idéal.

Sur ce que l’on a vu jeudi, Don’t Hurry Me a tout à fait les moyens de terminer

à l’arrivée du Prix de Diane. Elle sera avantagée s’il y a un leader dans la

course et qu’elle peut se mettre dans son sillage. En attendant cette grande

échéance, son propriétaire belge, Jean-François Gribomont, peut continuer à

rêver et il nous disait : « Ce n’était pas grave de perdre la dernière fois.

L’important, c’était de gagner aujourd’hui. Don’t Hurry Me sera mieux en

terrain souple voire lourd. Mais elle a assez d’action pour bien faire dans un

tel terrain. On ne voulait pas la contrarier et, si personne n’allait devant,

on avait dit à Ioritz de ne pas hésiter à y aller. »

DON’T

HURRY ME : UNE HISTOIRE QUI A COMMENCE AVEC HOLLYDJA

Don’t

Hurry Me a été élevée par Gérard Rollain, qui était présent jeudi à Saint-Cloud

avec sa femme. Cette dernière nous a raconté l’histoire de Don’t Hurry Me : «

Nous avons seulement trois poulinières et nous élevons au Haras de Pierrepont,

chez Pierre Lamy. Rapidement, Monsieur Rouget avait dit à Jean-Pierre Gribomont

qu’il tenait en Don’t Hurry Me une pouliche de Prix de Diane. Elever une jument

au potentiel classique est une grande joie, d’autant plus que Don’t Hurry Me

fait partie d’une famille que nous détenons depuis maintenant quatre

générations. En 1981, nous avons acheté Hollydja 210.000 francs aux ventes

alors qu’elle était pleine de Fabulous Dancer. Nous l’avons croisée ensuite

avec Phraly et elle nous a donné Horphaly, la deuxième mère de Don’t Hurry Me.

Cette dernière est notamment la mère de Gold and Steel, que nous avait acheté

Jean-Claude Rouget. Gold and Steel avait gagné le Prix de la Jonchère à

Longchamp avant de gagner d’autres Groupes aux États-Unis. Beringold, la mère

de Don’t Hurry Me a une 2ans à l’entraînement par Dylan Thomas. Elle est chez

Jean-Marie Béguigné. Elle a donné naissance cette année à un produit de King’s

Best, puis est retournée à Dylan Thomas. Elle a été saillie la semaine

dernière. Nous aurions aimée la représenter à Hurricane Run, mais ce n’est pas

facile en ce moment… Lors de la prochain breeze-up d’Arqana, nous présentons un

2ans par Slickly qui est le neveu de Beringold et donc un parent de Don’t

Hurry. » Ce cheval sera le lot 49 et est présenté par l’Ecurie Prévost-Baratte.