Prix hocquart (gr2) : prairie star, en vrai poulain de 2.400m

Autres informations / 16.05.2011

Prix hocquart (gr2) : prairie star, en vrai poulain de 2.400m

Prairie

Star (Peintre Célèbre) a suivi le plan établi longtemps à l’avance par son

entraîneur Élie Lellouche. Une rentrée dans le Prix La Force (Gr3) ponctuée par

une deuxième place. Et ce dimanche, il a poursuivi par une victoire dans le

Prix Hocquart (Gr2), acquise à la force des jarrets sur une distance de 2.200m,

peut-être encore un peu courte pour lui. Prairie Star est en effet un vrai

poulain de distance classique. Son entraîneur pense d’ailleurs plutôt au

Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) pour lui plutôt qu’au Prix du Jockey Club

(Gr1). C’est dans cette optique qu’il a construit le programme de Prairie Star.

Déjà bon à 2ans, Prairie Star avait remporté le Prix de Condé (Gr3) avant de

terminer troisième du Critérium de Saint-Cloud (Gr1), preuve de sa tenue. Posé

sur la main de Christophe Soumillon aux côtés de l’animateur Genius Beast

(Kingmambo), Prairie Star a parfois donné l’impression de se montrer brillant.

Une fausse impression, comme l’a expliqué son jockey : « Il y avait beaucoup de

vent aujourd’hui et peut-être qu’il pensait qu’il allait trop vite. Mais c’est

un cheval que l’on a toujours au bouton. » Au pavillon, les ressources de Prairie

Star étaient évidente. Il était le seul cheval à ne pas être encore accompagné

aux bras. Et dès que Christophe Soumillon l’a empoigné, il a pris sûrement

l’avantage avant de résister de peu à Grand Vent (Shirocco), bon finisseur. «

Cette victoire est probante car je l’ai toujours eu sur la main, a expliqué

Christophe Soumillon. Il a certainement besoin de plus long. Il s’est bien

abaissé pour aller chercher la victoire. Il est plus fait pour courir 2.400m et

sa participation au Prix du Jockey Club dépendra aussi du résultat de Barocci

dans la Poule [honorable 6e, ndlr]. Mais il a de la vitesse également. Et de la

qualité. Il en faut pour gagner sur 1.200m à 2ans puis 2.200m à 3ans. »

BONS

COMPORTEMENTS DES "GODOLPHIN"

Vainqueur

d’un Prix Noailles (Gr2) que l’on jugeait un peu faible, Grand Vent a fourni

une fin de parcours remarquée pour échouer de peu. Son jockey, Mickaël

Barzalona, l’a rapproché dans la fausse ligne droite, pour éviter d’être pris

de vitesse, ce qui lui a permis de finir de prometteuse façon. L’autre

Godolphin, présenté, lui, par Saeed bin Suroor, Genius Beast, a conclu

troisième. Après avoir mené, il n’a pu changer de vitesse, continuant dans son

action, tout en courant bien. Représentant de Godolphin, Simon Crisford nous a

déclaré : « Genius Beast manque un peu d’expérience. Les derbys arrivent trop

tôt pour lui. Du coup, il va certainement aller sur Ascot et les "King

Edward". Quant à Grand Vent, on va en discuter avec André Fabre, mais il

est logique de penser au Prix du Jockey Club. »

DE LA

TENUE DANS LE SANG

Élevé

par Dayton Investments, Prairie Star est né du croisement de Peintre Célèbre

(Nureyev) et Prairie Runner (Arazi), deux chevaux qui ont évolué principalement

sur la distance de 2.400m. Comme beaucoup de sujets issus de cet élevage, la

précocité n’est pas la “marque de fabrique de la maison” et pourtant, Prairie

Star en dispose. Toutefois, si Peintre Célèbre est surtout connu pour sa

carrière à 3ans, il s’est imposé à 2ans dans un important maiden au mois d’août

à Deauville, et Arazi (Blushing Groom), le père de Prairie Runner, était un

champion à 2ans. Peut-être même le meilleur 2ans entraîné en France de toute

l’histoire des courses. Sa mère, Prairie Runner, a remporté les Prix de la

Patte d’Oie (B) et Minerve (Gr3), avant de prendre la quatrième place du Prix

de Pomone (Gr2). Prairie Star est le frère utérin de Prairie Flower (Zieten),

qui a débuté victorieusement à l’automne de ses 2ans, avant de prendre la

deuxième place du Prix Michel Houyvet (L) à Deauville et quelques bons

accessits au niveau Groupe dans des épreuves pour stayers. Il est aussi le

frère de Popova (Kahyasi), qui s’est exprimée en obstacle chez François

Belmont, pour qui elle s’est placée deuxième du Prix André Michel (Gr3) sur les

"balais".