Le pmu s’adapte pour repondre aux demandes de l’autorite de la concurrence

Autres informations / 25.06.2011

Le pmu s’adapte pour repondre aux demandes de l’autorite de la concurrence

Pierre

Pagès, secrétaire général du PMU, vient de confier à notre confrère

iGamingFrance une tribune juridique dans laquelle il détaille les mesures

prises par le PMU pour répondre aux recommandations de l’Autorité de la

concurrence. Cette tribune sera publiée lundi sur le site Internet

d’iGamingFrance.  Dans ce texte, Pierre

Pagès confirme que le PMU a formulé auprès de l’Autorité « des propositions

précises, concrètes et argumentées sur tous les points le concernant dans

l’avis ». Et qu’il a d’ores et déjà mis en place des mesures pour séparer les

activités en dur et en ligne. Exemple : « Une séparation stricte des bases de

données clients [du PMU] issues de son activité de monopole et de son activité

de paris hippiques en ligne. Cette scission s’accompagne d’une séparation

fonctionnelle de ses équipes commerciales entre ces deux activités. »Mais que

l’on ne s’attende pas à des révélations fracassantes ou à un brusque changement

de cap. Par exemple, il n’est pas question de séparer les masses en dur et en

ligne. D’ailleurs, l’Autorité de la concurrence ne l’a jamais demandé. De la

même manière, l’instauration d’une masse commune entre le PmU et ses

concurrents, qui est une demande récurrente des autres opérateurs, n’est pas

d’actualité, car « l’Autorité ne remet pas en cause la masse unique d’enjeux du

PMU et nous n’avons d’ailleurs pas eu de discussions sur ce point avec

l’Autorité depuis l’adoption de l’Avis ». Une autre critique émise par

l’Autorité de la concurrence portait sur les rapports élevés des paris

complexes. Le très fort volume d’enjeux PMU «en dur + en ligne» lui confère un

avantage concurrentiel sur des paris comme le Quinté+ où il faut une masse

d’enjeux très importante pour pouvoir servir de très gros rapports. Sur ce

sujet, l’Autorité recommandait une évolution de la loi, pour permettre à tous

les opérateurs – et notamment aux concurrents du PMU –d’abonder les gains entre

des courses différentes, pour booster les rapports de certaines courses.

Réponse de Pierre Pagès : « Le PMU estime qu’à droit constant, [les

abondements] sont déjà possibles. En tout état de cause si une clarification

devait intervenir sur le plan législatif ou réglementaire à l’occasion de la

revoyure pour faciliter ce mécanisme d’abondements, le PMU y serait tout à fait

favorable ».