“lignes” et ratings internationaux

Autres informations / 10.06.2011

“lignes” et ratings internationaux

Publiés

le 22 mai, les derniers ratings internationaux de l’IFHA (Fédération

Internationale des Autorités Hippiques) montrent une nouvelle fois leurs

limites. En leur temps, les handicapeurs internationaux avaient concédé un

médiocre 128 à Zarkava (Zamindar). Cette fois, c’est Goldikova (Anabaa) qui est

absente du classement ! Absence "énorme" qui ressemble à une nouvelle

anomalie. Certes, Goldikova n’a couru qu’une fois, cette année, et cette

performance peut être difficile à décrypter en valeur pure. Mais ses

performances enregistrées en 2010 ne lui ouvrent-elles pas le droit d’être dans

le top 5 des chevaux mondiaux ? Un rating doit balayer l’ensemble des

performances d’un cheval tout au long de l’année et non uniquement être établi

sur une seule tentative… Plusieurs chevaux dans le classement international

n’ont d'ailleurs couru qu’à une seule reprise, cette année et,  pourtant, ils ont une valeur ! Bien entendu,

les handicapeurs feront valoir que Goldikova n’a remporté le Prix d’Ispahan que

d’une encolure, face à Cirrus des Aigles (Even Top), cheval dont le rating est

de 118 et qui devait lui rendre du poids. Mais les courses de groupes ne sont

pas des handicaps comme les autres. Que les handicapeurs sortent leur décamètre

pour évaluer les chevaux de Quinté+, rien de plus normal et de plus efficace.

Mais arrive un palier où la métrique n'est plus qu'un accessoire, lequel

accessoire ne doit pas prendre le pas sur les impressions et sur le ressenti.

Ce sont ces deux instruments, plutôt subjectifs, qui mesurent la classe et

donnent des indications afin d'attribuer une valeur aux champions. S’il

suffisait de prendre une règle, de mesurer les écarts, pour ainsi établir des

valeurs immuables aux chevaux, n’importe quel pronostiqueur qui aurait son

brevet de mathématiques élémentaires pourrait, à coup sûr, annoncer les

arrivées avant les courses. Or ce n’est pas le cas. Même dans les Grs1.

 

 

 

Pierre

LAPERDRIX Journaliste – JDG


 

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