Magalen bryant renoue victorieusement avec le plat

Autres informations / 09.06.2011

Magalen bryant renoue victorieusement avec le plat

Voir les

couleurs de Magalen Bryant triompher dans deux Listeds le même jour n’est pas

un événement en soi – la propriétaire américaine est habituée à s’illustrer au

plus haut niveau en obstacle – mais quand c’est dans la spécialité du plat que

cela se produit, cela devient tout de suite plus surprenant. Oekaki (Martillo)

et Sandy’s Charm (Footstepsinthesand) se sont imposées respectivement dans les

Prix Urban Sea (L) au Lion-d’Angers et des Lilas (L) à Longchamp.

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SUR L’EXPLOIT DU JOUR

Vingt

minutes se sont écoulées entre la victoire de Oekaki et celle de Sandy’s Charm.

Tout a commencé au Lion-d’Angers dans le Prix Urban Sea, où Ioritz Mendizabal a

monté une course sur mesure pour emmener la jument de 4ans à la victoire. «

Ioritz a monté une superbe course, nous a expliqué David Powell, le manager de

l’écurie. Oekaki est une jument qu’il faut monter "off" dès le départ

et il a parfaitement saisi le truc. Il est venu quand il fallait, s’est

longtemps laissé "tirer", c’était parfait. Ioritz a de grandes

qualités et surtout celle de réfléchir durant le parcours. Il sait le faire

avant et après, mais pendant, ça n’est pas donné à tout le monde. Le terrain

était assez souple hier au Lion-d’Angers et je crois qu’Oekaki va être encore

meilleure dans le lourd. »À peine le succès de Oekaki validé, dans le clan

"Bryant", il fallait se concentrer sur la Listed parisienne. À quatre

cents mètres de l’issue du Prix des Lilas, la cause semblait entendue pour

Sandy’s Charm, mais elle a finalement eu du mal à revenir sur sa rivale,

vraisemblablement gênée par le terrain profond. « Ça faisait longtemps que

François Rohaut me disait que Sandy’s Charm était une bonne pouliche et elle

n’est pas encore venue physiquement, elle n’est pas tout à fait fleurie.

Contrairement à ce qui a pu être dit, Sandy’s Charm n’est pas une pouliche de

terrain lourd, ce qui explique les difficultés qu’elle a eues pour passer sa

rivale. Elle a obtenu son caractère gras et maintenant on va essayer d’en faire

une pouliche de Groupe, ce qui pourrait passer par le Prix Chloé (Gr3) à

Chantilly, si on ose la rallonger de deux cents mètres, ou alors par le Prix de

Lieurey (Gr3) à Deauville. »

DES

COULEURS QUI DEVRAIENT PERDURER EN PLAT

David

Powell ne nous a pas caché les ambitions de l’écurie dans la discipline du plat

et les couleurs "Bryant" ont déjà brillé au plus haut niveau cette

année dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1), où Venomous (Red Ransom) a pris

la troisième place. « En réalité, Magalen Bryant a commencé à briller en plat

avant de se diriger vers l’obstacle, c’est donc un retour aux sources. À l’époque,

ses chevaux brillaient sous les couleurs de son mari, Herbert Bryant et elle a

eu ensuite des chevaux de niveau Listed qui évoluaient chez Jehan Bertran de

Balanda quand il était encore à Lyon. Depuis deux ans maintenant, on a décidé

de s’amuser en plat, suite à la bonne expérience de Boris de Deauville (Soviet

Star). On a alors acheté six yearlings en 2009, ceux de la génération de

Venomous et Sandy’s Charm. L’année suivante, 

on a continué sur la même lancée avec six ou sept yearlings et quelques

achats comme celui d’Oekaki aux ventes de l’"Arc". » La locomotive de

Magalen Bryant en plat, c’est évidemment Venomous, qui se prépare désormais

pour le Prix Jean Prat (Gr1). Dans cet objectif, le protégé de Tony Clout

devrait prendre le départ du Prix Paul de Moussac (Gr3) dimanche. « Le poulain

est très bien, mais il ne courra que s’il ne pleut pas trop d’ici à dimanche.

C’est un cheval de bon terrain presque exclusivement. »