Prix du jockey-club (gr1) : au nom du pere

Autres informations / 05.06.2011

Prix du jockey-club (gr1) : au nom du pere

La piste

et le haras. C’est la logique d’un classique. A plus forte raison quand il

s’agit du Prix du Jockey-Club (Gr1). En remportant le Derby français, un

poulain se place en bonne position sur l’échiquier européen de la promotion

classique. Il devient un champion et se présentera comme tel dans les grandes

épreuves à venir. Mais il est aussi un étalon potentiel. Un étalon que l’on

espère capable d’engendrer un champion comme lui. Ce cercle sans fin peut

illustrer l’édition 2011. Parmi les seize poulains en lice, cinq proviennent de

vainqueurs de "Jockey-Club" et un autre est issu d’un deuxième du

french derby. Nous avons d’un côté les fils d’étalons ayant remporté le Gr1

sous son ancienne formule, celle des 2.400m. 

Ils se nomment Baraan et Reliable Man, produits de Dalakhani, vainqueur

en 2003 et Prairie Star, fils de

Peintre

Célèbre, héros du "Jockey-Club" 1997. Et de l’autre, deux produits de

Shamardal, premier lauréat de la course sur 2.100m en 2005. Il s’agit de

Crackerjack King et Casamento. Nous aurons également au départ Bubble Chic,

fils de Chichicastenango, deuxième du classique en 2001, à l’époque où il se

disputait encore sur 2.400m.

BARAAN

ET RELIABLE MAN, DEUX POULAINS AUX PROFILS OPPOSES

Tous

deux issus de Dalakhani et de robe grise, Baraan et Reliable Man n’ont pas

énormément de points communs. Présenté par Jean-Claude Rouget, Baraan a

remporté le Prix La Force (Gr3) de bout en bout devançant Prairie Star,

vainqueur du Prix Hocquart ensuite et Pour Moi (Montjeu), lauréat du Derby

d’Epsom (Gr1). Calme dans un parcours, facile à monter, Baraan a hérité de

certaines qualités de son père. Avec l’as dans les stalles, il ne devra pas se

faire piéger, mais il est en mesure d’apporter un nouveau

"Jockey-Club" à l’entraîneur palois, deux ans après Le Havre

(Noverre). Pour sa part, Reliable Man n’est pas passé par les Groupes

"traditionnels". Et il n’a débuté qu’à 3ans, ce qui complique sa

tâche. Mais il est invaincu en deux courses et vient de s’imposer au prix d’un

bon coup de reins devant Veter (Green Tune) également candidat au Derby

français. Entraîneur de Reliable Man, Alain de Royer Dupré aura aussi Sandagiyr

(Dr Fong) au départ , sous les couleurs Aga Khan. Plaisant lauréat du Prix de

Pontarmé (L) sur le mile, il semblait alors s’orienter vers les Groupes sur

1.600m. Mais il est en mesure de tenir 2.100m à l'issue d'une course d’attente.

PRAIRIE

STAR, UN VRAI POULAIN DE 2.400M

Le programme

initialement prévu pour Prairie Star avait pour point d’orgue le Juddmonte

Grand Prix de Paris (Gr1). Vrai poulain de distance classique, il s’est imposé

grâce à sa classe et sa tenue dans le "Hocquart". Finalement, il sera

au départ du "Jockey-Club" où il risque d’être pris de vitesse.

Difficile pour lui, dès lors, d’imiter son père Peintre Célèbre qui avait une

vitesse de base plus importante.

CRACKERJACK

KING ET CASAMENTO SUR LES TRACES DE SHAMARDAL

En

quatre courses, Crackerjack King n’a jamais connu la défaite. Il vient de

remporter aisément le Derby italien (Gr2) où il n’a pas eu à puiser dans ses

réserves. Et surtout, il a dominé Danedream (Lomitas), facile gagnante des Oaks

d’Italie (Gr2) ensuite. La distance sera parfaite pour ce frère d’Awelmarduk,

Jakkalberry et Kindnapping, trois chevaux de Groupes. Ses limites sont

inconnues pour le moment, jusqu’à dimanche soir ? Décevant dans les 2.000

Guinées de Newmarket (Gr1), Casamento avait été l’un des seuls à vouloir suivre

le crack Frankel (Galileo) et il s’était logiquement brûlé les ailes. A 2ans,

il avait cependant battu Seville (Galileo) dans le Racing Post Trophy (Gr1),

une course qui fournit régulièrement des Derby prospects. A lui de confirmer

cette tendance.

BUBBLE

CHIC, MIEUX QUE SON PERE ?

Bubble

Chic n’a pas remporté de Groupes. Il reste sur cinq deuxièmes places dans le

Prix de Condé (Gr3), le Critérium de Saint-Cloud (Gr1) et le Prix Greffulhe

(Gr2) notamment. Il tentera donc de gagner un rang afin de venger son père

Chichicastenango. En cas d’orage, le terrain souple ne le dérangera pas, mais

il devra bénéficier d’une course rythmée car il n’a pas de véritable changement

de vitesse.

RODERIC

O’CONNOR, POUR UN DOUBLE INEDIT

Roderic

O’Connor, fils de Galileo, un vainqueur du Derby, à Epsom, est la meilleure

candidature étrangère. Inexistant dans les 2.000 Guinées anglaises, il a enlevé

de bout en bout la version irlandaise sans le moindre problème. Par ses

origines, il devrait être capable de tenir 2.100m et il peut aller très loin

pour, pourquoi pas, réaliser un doublé "Jockey-Club-Guinées

irlandaises" jamais réussi depuis 2005.

LA LIGNE

DES MILERS…

Depuis

2005 et la réforme du Derby français, le Prix du Jockey-Club est devenu une

proie idéale pour les milers. Outre Roderic O’Connor, on retrouve Tin Horse

(Sakhee), lauréat de la Poule d’Essai des Poulains (Gr1), une course qui a

révélé deux vainqueurs : Shamardal et son fils Lope de Vega. Pour son

entourage, il n’aura aucun problème à tenir 2.100m et il a préféré ce Gr1 plutôt

que les St James’s Palace Stakes (Gr1). Dans cette course ouverte, il fait

partie des chevaux attendus à l’arrivée. Glaswegian (Selkirk) avait dominé Tin

Horse dans le Prix de Fontainebleau (Gr3) avant de décevoir suite à un mauvais

parcours dans la Poule. Avec une course limpide cette fois, il pourrait

ambitionner une bonne place.

…ET

CELLE DES MILERS ALLONGES

Le Prix

de Guiche (Gr3, 1.800m) a déjà donné un vainqueur du Derby français depuis 2005

: Lawman (Invincible Spirit). Cette année, les deux premiers seront présents :

Absolutly Yes (Country Reel) et Nobel

Winner

(Grand Slam). Le premier va devoir changer de jockey, mais il est en plein

progrès. Quand au second, il monte en puissance au fils de ses sorties.

 

LA

SELECTION DU JOCKEY CLUB

LA

DOMINATION DE SADLER’S WELLS

Sadler’s

Wells, 2e du Jockey Club en 1984, est le géniteur des vainqueurs du Jockey Club

1989 (Old Vic), 1998 (Dream Well), 1999 (Montjeu). Il est également père de

deux vainqueurs du Derby d’Epsom (Galileo et High Chaparral).

LES VAINQUEURS

AYANT DONNE UN LAUREAT DU JOCKEY CLUB

Val de

Loir (1962), père de Val de l’Orne (1975) Bikala (1981), père de Polytain

(1992) Darshaan (1984), père de Dalakhani (2003) Hernando (1993), père

d’Holding Court (2000) et Sulamani (2002).

LES

VAINQUEURS AYANT DONNE UN LAUREAT DU DERBY D’EPSOM

Charlottesville

(1960) père de Charlottown (1966) Youth (1976), père de Teenoso (1983) Caerleon

(1983), père de Generous (1991) Montjeu (1999), père de Motivator (2005),

Authorized (2007) et Pour Moi (2011).

LES VAINQUEURS

DU DERBY D’EPSOM AYANT DONNE UN LAUREAT DU JOCKEY CLUB

Nijinsky

(1970) père de Caerleon (1983) Mill Reef (1971) père de Acamas (1978) Shirley

Heights (1978), père de Darshaan (1984).

 

LES

RECORDS DU JOCKEY-CLUB

Jockey :

Yves Saint-Martin, neuf victoires

Reliance

(1965), Nelcius (1966), Tapalque (1968), Sassafras (1970), Acamas (1978), Top

Ville (1979),  Darshaan (1984), Mouktar

(1985), Natroun (1987).

Entraîneur

: Tom Jennings Sr., dix victoires

Porthos

(1852), Monarque (1855), Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859),

Gabrielle d’Estrees (1861), Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion

(1881), Dandin (1882).

Propriétaire

: Marcel Boussac, douze victoires

Ramus

(1922), Tourbillon (1931), Thor (1933), Cillas (1938), Pharis (1939), Ardan

(1944), Coaraze (1945), Sandjar (1947), Scratch (1950), Auriban (1952), Philius

(1956), Acamas (1978).

Temps :

Sur

2.400m : Bering (1986), en 2’24’’10.

Sur

2.100m : Darsi (2006), en 2’05’’80.