Réglis brunel ou la victoire de l’émotion

Autres informations / 19.06.2011

Réglis brunel ou la victoire de l’émotion

Quelques minutes après le

passage du poteau, Éric Lecoiffier est en larmes. Accoudé à une barrière dans

le rond, il attend son protégé Réglis Brunel (Ungaro) qui vient de remporter le

Prix des Drags (Gr2). Courageux en diable, celui-ci est revenu prendre une tête

sur le poteau à mick Passoa (Jimble). « Cela fait plaisir de gagner cette

épreuve, nous a confié l’heureux entraîneur-propriétaire. Ce n’était pas

culotté de courir ce Groupe car il avait bien couru dans le Prix du Président

de la République (Gr3). C’est un cheval qui doit arriver sur ses courses avec

beaucoup de fraîcheur. Aujourd’hui, la piste souple l’a aidé. Après le

«Président», on avait pensé au Grand Steeple. On verra l’année prochaine car

c’est encore loin. » Jusqu’à maintenant, Réglis Brunel, 6ans, a été économisé

ne courant que dix sept fois. Sa quatrième place dans le«Président» était

prometteuse et démontrait que Reglis Brunel était fait pour les «gros»

parcours.

 

Réglis Brunel, cinq ans après

Petite Spéciale

Éric Lecoiffier a déjà eu de

très bons chevaux sous sa responsabilité. Réglis Brunel n’est pas le premier.

Il avait notamment entraîné

en plat la courageuse Petite Spéciale (Atticus), lauréate du Prix de Barbeville

(Gr3) à Longchamp.

Après la course, il était

félicité de toutes parts par ses confrères et les «Bravos Éric!» ne

s’arrêtaient pas au moment de la photo-souvenir.

 

La ligne du «Président»

L’arrivée de ce Prix des

Drags s’est conclue par le jumelé de deux concurrents qui venaient de prendre

part au Prix du Président de la République. Mick Passoa, troisième dans le Gr3

a cette fois subi la domination de Réglis Brunel, quatrième du gros handicap.

Remarquablement présenté,

Mick Passoa s’est très bien défendu dans le parcours, avalant les obstacles un

à un. « Je me suis régalé », a d’ailleurs lâché son jockey David Berra après la

course.

C’est finalement dans les

derniers mètres qu’il s’est incliné, avec les honneurs... « Sa performance

confirme ce que l’on pensait. À savoir qu’il est très bon, nous a déclaré

Laurent Viel, entraîneur de Mick Passoa. Il reviendra maintenant à l’automne

pour suivre le programme des belles épreuves. » Pibrac (Spadoun), qui n’a pas

cherché cette fois à «jouer les filles de l’air» s’est mêlé à la lutte pour la

victoire après la réception de la dernière difficulté mais, malgré tout son

courage, il allait s’incliner près du but, devant se contenter d’une nette troisième

place, huit longueurs devant Quarouso (Lavirco).

 

 

Les fautes coûtent cher à

Still Loving You

On attendait beaucoup de

Still Loving You (Poliglote) surtout après ses récents déboires survenus dans

le Gras Savoye Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1). Hélas, le pensionnaire de

Guillaume Macaire a commis une grosse bévue au gros open ditch et il a de

nouveau «fauté» au rail ditch. Dans ces conditions, sur un terrain peut être

trop souple pour lui, Still Loving You n’a pu conclure qu’au sixième rang.

Autres déceptions, celles causées par les prestations de Pistolet Rouge (Polish

Summer) qui s’est éteint après avoir animé l’épreuve et d’Or noir de Somoza

(Discover d’Auteuil) dont on pouvait attendre mieux pour son retour à Auteuil.

 

La famille de moka de l’isle

Réglis Brunel appartient à la

famille du bon sauteur entraîné par Guillaume Macaire moka de l’isle (Video

Rock), double gagnant de Listed à Auteuil et troisième du Prix Ingré (Gr3) et

de Lingot de l’isle (Ragmar), vainqueur de dix de ses dix sept courses. Moka de

l’Isle et Lingot de l’Isle ont en effet pour mère cérès de l’isle (Bad

Conduct), dont la génitrice est Tigresse de l’isle (Quart de Vin), troisième

mère de Réglis Brunel.

Deuxième mère de Réglis

Brunel, Fidoline du Butel (Video Rock) a pris deux places en steeple sous

l’entraînement de Guy Cherel.