Retour sur l’epsom derby : une journee a epsom avec mickaël barzalona

Autres informations / 06.06.2011

Retour sur l’epsom derby : une journee a epsom avec mickaël barzalona

VENDREDI

: REPERAGE "EN LIVE" DANS LES OAKS

Mickaël

Barzalona a réussi ce qui sera sans doute l’exploit hippique de l’année ;

battre les Anglais sur leur terrain d’Epsom avec Pour Moi (Montjeu) dans le

Derby, ce qui n’avait plus été réalisé depuis le sacre du protégé de Maurice

Zilber, Empery, en 1976. Le jockey d’André Fabre est revenu avec nous sur cette

magnifique journée. « Je suis arrivé la veille pour monter les Oaks. Aidan

O’Brien ne m’avait pas donné d’ordres particuliers, seulement d’attendre et de

tenter de revenir sur les autres. Ç'a été une course particulière, sans train,

et je ne suis pas certain que les meilleures soient les mieux classées. J’en ai

profité pour découvrir le parcours avant le Derby. »

SAMEDI :

PAS LE TEMPS DE SAVOURER !

Cette

prise de contact avec la piste si particulière d’Epsom, l’aura sans doute aidé

avant de se présenter pour ce qui sera l’une des plus belles pages de sa vie. «

La journée de samedi est passée très vite. Après avoir monté Vésuve (Green

Tune), le Derby est arrivé très vite. La course s’est passée, on a gagné et je

n’ai toujours pas réalisé. Je n’ai pas encore eu le temps de savourer, ni de

réaliser ce qu’il s’est passé. Après la course, mon téléphone n’arrêtait pas de

sonner, j’étais sollicité de toute part et j’ai essayé de répondre à tout le

monde. On est partis assez vite d’Epsom. Le week-end ne faisait que commencer,

le lendemain, c’était le "Jockey Club" et il fallait rester

concentré. On est obligé de revenir à la réalité très rapidement, même après

une journée comme celle-ci et une victoire dans une course mythique. » Impassible,

Mickaël Barzalona ne donne pas l’impression du champion sûr de lui. Pourtant, à

quelques foulées du poteau d’arrivée, il s’est levé sur ses étriers, d’un geste

instinctif, comme l’ont fait avant lui d’autres phénomènes comme Frankie

Dettori ou Christophe Soumillon. « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’est

un geste d’instinct. J’ai été convoqué par les commissaires, mais pas pour

cette raison, pour l’usage de la cravache. J’ai d’ailleurs été surpris de lire

dans la presse que j’avais été suspendu pour usage abusif du "bâton".

En réalité, j’ai écopé d’une suspension d’une journée pour ne pas avoir

respecté la règle des trois foulées. »

DU DERBY

1961 AU DERBY 2011

Guy

Thibault nous a rappelé que Pour Moi n’était pas le premier cheval à gagner le

Derby d’Epsom à l’issue d’une attente prolongée: dernier durant le parcours,

encore dernier au Tattenham Corner, puis accomplissant son effort à l’entrée de

la ligne droite, finissant à toute allure. Il y a exactement cinquante ans, en

1961, sur terrain firm avec vingt-huit partants, le même scenario s’est déroulé

et a vu la victoire de Psidium, monté par un jockey français, Roger Poincelet,

sous les couleurs de Mme Arpad Plesch. Entraîné par Harry Wragg à Newmarket, il

devançait le cheval français Dicta Drake, à Mme Léon Volterra,  monté par Maxime Garcia et entraîné par

François Mathet.

UN

DRAPEAU PORTE BONHEUR

Tout un

symbole. Le drapeau que Mickaël Barzalona a brandi samedi après sa victoire

dans le Derby d’Epsom (Gr1) était le même que celui qu’Olivier Peslier a levé

dans le ciel de Churchill Downs après son succès dans le Breeders’ Cup Mile

(Gr1) avec Goldikova (Anabaa). C’est le garçon de voyage de Freddy Head, Régis

Barbedette, qui l’a prêté à Richard Lambert, garçon de voyage d’André Fabre.

L’USAGE

DE LA CRAVACHE EN ANGLETERRE

En

France, les jockeys n’ont pas le droit de faire usage de leur cravache plus de

huit fois dans la phase finale. En Angleterre, il n’y a pas de règle similaire,

mais les jockeys ne peuvent cravacher que toutes les trois foulées. Or, Mickaël

Barzalona, a donné des coups de cravache toutes les deux foulées. Exactement

comme Olivier Peslier avec High Rise, dans le Derby 1998, si nos souvenirs sont

exacts.