Willie mullins, l’exemple à suivre… et suivi !

Autres informations / 17.06.2011

Willie mullins, l’exemple à suivre… et suivi !

L’entraîneur irlandais,

Willie Mullins, présentera samedi quatre chevaux au total dans les deux Grs1

d’Auteuil, la Grande Course de Haies et le Prix Alain du Breil. Sa présence à

Auteuil est régulière lors de cette grande réunion de la mi-juin et son nom

figure d'ailleurs au palmarès de la Grande Course de Haies, en 2003, avec

Nobody Told Me et, en 2004, avec Rule Supreme. Il est l’un des rares

entraîneurs "anglo-irlandais" à jouer le jeu et à venir courir à

Auteuil. Sans doute avec, au fond de lui, le souvenir de la championne

familiale Dawn Run, lauréate de la Grande Course de Haies 1984, avant de perdre

la vie dans cette épreuve, deux ans plus tard.

 

Cette année, pour la première

fois, une "déferlante" de chevaux étrangers, sept au total, sera

candidate aux Groupes de la butte Mortemart. Une "déferlante" ? Oui

car on a rarement l’habitude de voir autant de candidatures étrangères, en

obstacle, à Paris. La mort de Questarabad a sa part dans cet assaut. De même

que le niveau élevé des allocations françaises qui a fait déplacer plusieurs

chevaux britanniques à Compiègne, Auteuil ou Enghien à l’instar de Zanir ou

encore de Zaynar. Mais la réussite de Willie Mullins est également au centre de

la vague étrangère qui déferle à Auteuil. Elle prouve en effet que les

entraîneurs irlandais voire anglais peuvent réussir en France, dans le temple

de l’obstacle et qu’ils ne sont pas obligés de rester chez eux, uniquement pour

les grands meetings de Cheltenham, Punchestown ou Aintree.

 

Ainsi, David Pipe a engagé

son champion Grands Crus dans le Gr1 sur 5.100m. Éternel dauphin du crack Big

Buck’s, en Angleterre, il vient chercher la consécration qu’il n’a pu obtenir

chez lui. Père deDavid, Martin Pipe, quinze fois tête de liste des entraîneurs

d’obstacle britannique, se déplaçait rarement en France. Sauf cas particulier

comme avec Galant Moss, qui ne faisait sa valeur qu’à Auteuil. David Pipe ose,

lui, déplacer Grands Crus à Auteuil, sans qu’il y ait couru. À l’inverse de

Willie Mullins, qui aime se servir du Prix La Barka (Gr2) comme parcours de

reconnaissance pour le Gr1 sur les balais. Et si Grands Crus venait à

l’emporter samedi, peut être que d’autres entraîneurs étrangers seraient tentés

de se déplacer à Auteuil. Paul Nicholls par exemple. On aurait alors une

journée internationale du côté de la Porte d’Auteuil, à défaut d’un véritable

Week-End International de l’Obstacle...

Christopher GALMICHE

Journaliste – JDG