Clairefontaine, au bonheur du public par laurent gerard, jockey

Autres informations / 16.07.2011

Clairefontaine, au bonheur du public par laurent gerard, jockey

 « Après un long voyage, la chaleur estivale

est bien au rendez vous, pour de belles vacances. Le paysage normand paraît

bien jauni et sec sur le moment. Mais au coeur du bocage normand, surgit un

écrin de verdure : Clairefontaine. Dès mon arrivée, je me joins à un groupe de

curieux pour une visite guidée à la découverte des coulisses d’un hippodrome.

Des écuries aux vestiaires des jockeys, en passant par les balances, tout est

accessible. La promenade se termine à la petite ferme où expose un artiste

animé d’une passion commune : le cheval. Je peux profiter d’un verre de cidre

et d’un morceau de fromage nous est offert par un exposant qui nous explique sa

profession. Parfois, un jockey, par son histoire, incitera la création de

nouvelles vocations. Parti sur le chemin du plaisir, je me laisse tenter par un

déjeuner en terrasse où de la crème solaire m’aurait bien soulagé. Pour finir,

un petit café accompagné par trois musiciens rendra le moment fort agréable.

Histoire de me soulager les jambes, je marche quelques pas vers une lice

blanche en bordure de piste. Et là, un magnifique éventail, d’une quinzaine de

chevaux, me passe à cinquante centimètres et me met « dans le vent » parce que

je n’ai pas joué. Quel spectacle ! A la sortie du vestiaire, cela va du visage

détendu, à l’extrême concentration pour les jockeys. Ils repassent trois

minutes après, sur des purs sangs “gonflés à bloc” pour l’effort, poil luisant,

veines gonflées, mâchouillant leur mors. Au rond, la stratégie reste secrète

entre l’entraineur et son cavalier. J’ai pourtant tendu l’oreille et essayé de

lire sur les lèvres, mais tout m’a paru inaccessible. En direct sur la piste,

définition imagée de puissance, vitesse, équilibre, de finesse et d’effort.

Après chaque course, je me suis mélangé au public. Les enfants attendaient leur

goûter, barbe à papa ou pop corn. Puis leur impatience les emmenait à la queue

du cheval mécanique pour continuer de rêver des jockeys. C’est beau ! Et pour

finir, une photo avec Jo et Key, mémorables peluches d’une journée. J’ai

terminé par un tour aux stands des partenaires et au moment de partir quelqu’un

m’a dit « restez, y a un concert gratuit après » alors je suis resté, je me

sentais si bien.  Je me suis soudainement

rappelé les bons vieux souvenirs. Un amour des foules qui soulève les tribunes

et qui offre aux acteurs le plaisir d’être observés dans la lutte pour la

victoire. Alors Mesdames, Messieurs, retenez bien le nom de ce parc

d’attraction où les dirigeants préservent le public : Hippodrome de

Clairefontaine. Et si je n’avais pas été jockey, c’est là que j’aurais passé

mes vacances ! »