L’analyse de jdg par mayeul caire, directeur de jdg

Autres informations / 07.07.2011

L’analyse de jdg par mayeul caire, directeur de jdg

DEUX

QUESTIONS SE POSENT : POURQUOI CHANGER ? ET DANS L’INTERET DE QUI ?

Même si

peu d’informations ont filtré sur la mission de Daniel Augereau, JDG a tout de

même réussi à en savoir un peu plus ! Parmi les informations que nous avons

glanées, le nom d’Emmanuelle Bour-Poitrinal, ancienne D.G. de France Galop, est

cité parmi les « hauts fonctionnaires des ministères de l’Agriculture » qui

aideront Daniel Augereau dans sa mission. C’est un retour dans la filière

courses qui sera intéressant à suivre. Nous avons aussi appris que les leaders

actuels de l’institution (sociétés-mères et Pmu) savaient que la réflexion

confiée à Daniel Augereau était dans les tuyaux, et qu’ils s’étaient placés à

la disposition de la "mission". Mais cette mission n’est pas à

l’initiative de l’institution elle-même. Clairement, l’institution n’a pas

vocation à contrôler cette mission et n’y sera associée – du moins pour

l’instant– que pour répondre aux demandes d’information. Nous savons aussi que

Daniel Augereau est un vrai ami des courses. Le communiqué envoyé par ses soins

le rappelle (propriétaire, fondateur Asselco, etc.). On peut y ajouter que

Synergie est un sponsor majeur de l’hippodrome de Nantes, après avoir été le

premier partenaire commercial du Défi du Galop. Les questions cruciales sont

désormais au nombre de deux. D’abord : pourquoi cette mission ? La réponse du

"monde qui change" sert à la justifier, mais elle ne suffit pas,

selon nous. il y a autre chose derrière. Quoi ? Peut-être la volonté du pouvoir

politique de rééquilibrer les pouvoirs, entre sociétés-mères, sociétés de

courses locales, fédérations, entre Paris et la province, etc. Ce serait une

piste possible. Deuxième question cruciale : que peut-il en sortir ? À ce jour,

c’est très difficile de le dire. Car on a connu moult montagnes qui

accouchaient de souris. il n’empêche. Récemment, le football a évolué dans

l’organisation de son institution, en donnant plus de pouvoir aux professionnels

– ce qui, conséquemment, en a ôté aux amateurs. Et si, dans les courses, le

mouvement inverse séduisait certains ? Et si, par exemple, certaines sociétés

de courses ou fédérations provinciales (un peu l’équivalent des amateurs dans

le football) cherchaient à reprendre du pouvoir aux sociétés-mères et au Pmu

(qui sont un peu l’équivalent des professionnels dans le football)… À suivre.