Nom : julien planchard

Autres informations / 16.07.2011

Nom : julien planchard

PROFESSION : CHAUFFEUR DE JOCKEYS !

Par Marine Thévenet, correspondante de JDG dans

l’Ouest

Julien Planchard, 35 ans, est bercé par le monde

des courses depuis son enfance. Son père, Daniel Planchard, a longtemps été jockey

de plat et d’obstacle au service de Claude Rouget, ses oncles ont tous été jockeys

également et il n’est autre que le cousin de Christophe-Patrice Lemaire. Auparavant,

il exerçait dans le domaine de la livraison et à force de côtoyer le monde des courses

et passionné par celui ci, son cousin Christophe lui a conseillé et proposé l’idée

de se mettre au service des jockeys. Ces derniers sont en effet amenés à effectuer

de longs trajets quotidiennement pour les transporter sur les divers hippodromes

de France.

Après une étude de marché lancée auprès de divers

jockeys parisiens, c’est en 2006 que Julien Planchard crée sa société “Driving Private

Jockey”. Il achète alors un Multivan, pouvant accueillir jusqu’à 6 personnes. Il

équipe son véhicule de vitres teintées, d’une télévision, d’un lecteur DVD, d’une

playstation et d’une glacière remplie en permanence de boissons fraîches et de collations.

 

En 2010, l’entreprise se développe

Vu la multiplication et la décentralisation des

courses PHH en France, “Driving Private Jockeys” se développe et un deuxième Multivan

est acheté. Ceci permet alors à Julien Planchard d’organiser des transports en Province

et à Paris la même journée. Pour ce faire, il se fait aider par sa mère,

Catherine : « C’est un travail dans lequel il faut se montrer très rigoureux, ponctuel

et prudent sur la route. Il faut aussi savoir être discret. C’est très important

car les jockeys parlent beaucoup de leurs courses, de leurs partants passés et futurs

et cela ne sort jamais de mes navettes. C’est une règle. Être transportés par une

entre prise comme la mienne leur permet, d’une part avant les réunions, d’être bien

reposés et pas stressés par les ennuis de la route, et, d’autre part, après les

réunions, de pouvoir parler entre eux de leurs performances et de se reposer tranquillement

le temps du trajet. Ils sont sollicités pratiquement tous les jours de l’année,

c’est un dur métier. C’est donc pour cela que j’ai fait appel à ma mère en qui

j’ai entièrement confiance sur sa rigueur de travail pour conduire mon deuxième

véhicule. De plus, le monde des courses est bien évidemment un milieu qu’elle connaît

bien, et ça lui plaît. »

 

Une société ouverte aux sponsors

Au fur et à mesure de son développement, cette SARL

s’est ouverte à différents sponsors du monde hippique tel que Bigeon Assurance,

le journal national Le Parisien, les jeux en lignes BetNet, les costumes sur mesure

Fit Up et la Société Générale. “ Je suis heureux et fier d’avoir réussi de la sorte

dans un milieu qui me passionne. Je tiens d’ailleurs à remercier mes fidèles sponsors

et mes fidèles clients comme Christophe Lemaire, Thierry Thulliez, Dominique

Bœuf, Thierry Jarnet, Anthony Crastus, Maxime Guyon et pleins d’autres… Une confiance

réciproque s’est instaurée entre nous tous et j’en suis content. »

 

 

Une organisation quotidienne

Les journées de Julien Planchard sont longues. Surtout

en cette période estivale, où les courses sont quotidiennes et réparties aux quatre

coins de la France. Au plus tôt, il par tira à 7h00 du matin de Chantilly et reviendra

au plus tard vers 1h00 du matin le lendemain. Pour organiser ses transports et ses

différentes navettes, il regarde tous les jours sur France Galop les partants de

tous les jockeys qu’il doit emmener, et convient des horaires de départ par rapport

au travail du matin des jockeys, du temps de trajets estimé et se laisse toujours

une marge de sécurité. « Je reste très motivé par ce que je fais et je compte aucunement

arrêter, mais il faut avouer que mon activité devient de plus en plus difficile

à exercer en raison d’une part de la multiplication et décentralisation quotidienne

des courses, des horaires de celles ci et d’autres part, bien sûr, par rapport

aux conditions de routes qui deviennent de plus en plus difficiles avec l’augmentation

des radars. » Si nous lui demandons une anecdote à nous raconter à travers ses années

d’exercices, une lui vient à l’esprit : « Il m’est arrivé un jour d’emmener dans

ma navette 6 jockeys différents sur une réunion où se déroulait l’épreuve du Quinté

+. Eh bien, j’avais les 6 premiers de l’épreuve ! Je ne joue pas énormément mais

pour un gros joueur, cela aurait été intéressant ! »