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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Preserver la piste en herbe ne doit pas se faire au detriment des epreuves de selection

Autres informations / 29.07.2011

Preserver la piste en herbe ne doit pas se faire au detriment des epreuves de selection

Behkabad,

Doctor Dino, Voix du Nord, Sirène Doloise : ces noms nous sont connus. Et pour

cause, ce sont des chevaux qui ont brillé au plus haut niveau. Ils ont aussi en

commun d’avoir remporté soit le Prix du Mézeray, soit le Prix d’Etreham,

courses B au programme de la réunion de samedi, à Deauville. Mais c’était à une

autre époque, lorsque ces courses se couraient sur le gazon. Désormais, elles

se disputent sur la PSF. Afin de préserver la piste en herbe, de plus en plus

d’épreuves deauvillaises sont transférées sur la PSF. C’est une bonne

initiative, car cela permet d’assurer la bonne conservation du turf tout au

long du meeting. Mais toutes les épreuves ne sont pas transférables, comme ces

deux courses B réservées aux 2ans. Le changement de surface a été instauré l’an

dernier. Et que constate-t-on ? Que les vainqueurs des éditions 2010, Nitza et

Naashi, n’ont pas répété au niveau supérieur. Certes, Nitza est bien placée de

Groupe, mais elle a conclu troisième sur quatre du Prix d’Aumale, à nette

distance… L’an dernier, les lots de ces courses B étaient, sur le papier, moins

bons que les années précédentes. Cela s’est vérifié par la suite. D’ailleurs,

on avait pu noter que de grandes maisons ont préféré contourner ces deux

courses. Il faut dire que la piste en sable, bien qu’uniforme et régulière, est

plus lourde l’été que l’hiver et peut écoeurer un 2ans, ce qui peut expliquer

ce choix. En effet, la chaleur fait “fondre” le liant, alourdissant la piste,

alors que le froid le “durcit”, ce qui rend la piste plus ferme. Il faut

ajouter que la distance de 1.500m reste longue pour des chevaux qui apprennent

encore à courir fin juillet.Enfin, il faut rappeler qu’en France il n’existe

pas encore de “filière PSF”. Oui, le gagnant aura gagné une belle course.À

Deauville qui plus est. Mais il va ensuite devoir retourner sur le gazon après

avoir enregistré une “ligne” sur le sable, et rien n’assure que cette dernière

se répétera, sur le gazon. Le risque potentiel, c’est de se retrouver dans

un  “entonnoir”, sans réels débouchés

dans la suite du programme et avec une valeur handicap surélevée par rapport

aux capacités réelles du cheval. Si, rapidement, les Prix du Mézeray et

d’Etreham ne reviennent pas sur la piste en herbe, ils peuvent s’en trouver

dévalorisés.