A la rencontre de michel monfort

Autres informations / 23.08.2011

A la rencontre de michel monfort

Victorieux

dimanche dans le Darley Prix Morny (Gr1), Dabirsim (Hat Trick) a été élevé en Bretagne

par Michel Monfort. Éleveur discret, il est actuellement présent à Deauville et

nous l’avons rencontré.

C’est en

2000 que Michel Monfort a repris le haras familial basé à Quimperlé dans le

Finistère. Depuis, il y entretient une dizaine de poulinières qu’il renouvelle

assez fréquemment. Le turn over y est de 20 % par an. Pour dénicher de

nouvelles poulinières, Michel Monfort se rend fréquemment aux ventes d’élevage

de Keeneland. « Je suis allé huit fois là-bas, nous raconte Michel Monfort. Et

j’ai dû y faire sept achats. À chaque reprise, je pars avec le même groupe de

Français. Avec Pierre Talvard, Patrice Renaudin et Samuel Blanchard. Mais la

première fois que j’y suis allé, c’était sur les conseils de Frédéric Sauque.

C’est avec lui que j’ai fait mon premier voyage aux États-Unis. Au début, on

pouvait acheter des pedigrees maternels européens à Keeneland et faire de

bonnes affaires. Maintenant, c’est moins le cas, car moins de bonnes juments

européennes ont été importées aux États-Unis ces dernières années. Le seul

conseil que je peux me permettre de donner avec mes expériences là-bas, c’est

qu’il est bien mieux de rentrer dans de bonnes familles. Elles sont vivantes et

de bons chevaux en ressortent toujours,  comme

avec Innocent Affair. À la base, je suis plutôt éleveur vendeur. Mais il nous

arrive d’exploiter nous-mêmes nos produits. Je travaille avec le Haras de

Grandcamp, mais aussi régulièrement avec le Haras du Logis Saint-Germain et le

Haras du Cadran. »

LES

PERLES DE MICHEL MONFORT

Lors de

ses achats aux États-Unis, Michel Monfort a réussi à tomber sur des perles. La

plus récente est Rumored, qu’il a achetée pleine de Hat Trick. Mais il y en a

eu une autre. « Ma troisième jument achetée aux États-Unis est Innocent Affair.

Elle est toujours au haras et l’un de ses petits frères à fait parler de lui.

Il s’agit de New Approach. Lundi, nous avons vendu un yearling d’Innocent

Affair [le lot 52, ndlr]. C’est un mâle par Teofilo. Il marchait aussi

bizarrement que Dabirsim à l’époque. C’est peut-être bon signe ! »

DABIRSIM

SOUTENU PAR LA BRETAGNE

Dimanche,

Dabirsim était soutenu par beaucoup de Bretons. D’ailleurs, au retour aux

balances, le drapeau de la Bretagne était présent dès l'arrivée de Dabirsim. «

Il y avait toute une équipe de Bretons emmenés par David Cherdo à Deauville. Ce

dernier est éleveur également. Il a élevé Katmandoune, qui a gagné le Grand

Prix du Lion-d’Angers (L) jeudi soir. Il avait d’ailleurs annoncé sur Equidia

que la Bretagne aurait de bons résultats cette semaine ! C’est vraiment à

partir du Prix de Cabourg qu’on a vu que Dabirsim avait passé un vrai cap.

C’est là qu’on a vu qu’il pouvait aller avec les meilleurs. »

DABIRSIM

JEUNE

« Il

était plutôt solitaire. Mais il n’avait jamais de problème. Il n’allait pas

trop jouer avec les autres et était souvent couché. C’était déjà un beau

poulain et à l’automne, quand il était encore foal, on aurait presque pu penser

qu’il était yearling. Mais je ne peux pas dire qu’il courait plus vite que les

autres dehors ! »

LES

FRERE ET SOEUR DE DABIRSIM

Rumored

a une pouliche yearling par Slickly qui va passer en vente jeudi. Elle porte le

numéro 392. « Elle arrive mardi soir aux ventes. Elle a eu beaucoup de visites

au haras et, surtout, elle possède un très bon dossier vétérinaire. » Ensuite,

Rumored a un foal mâle par Holy Roman Emperor et elle est actuellement pleine

d’Excellent Art. « Retourner à Hat Trick est difficile actuellement, vu qu’il

est aux États-Unis. Mais on peut essayer de refaire le même type de croisement.

Rumored possède un pedigree qui s’adapte bien au sang américain. »