Debat du syndicat des eleveurs : le recrutement de nouveaux proprietaires au cœur des preoccupations des eleveurs

Autres informations / 26.08.2011

Debat du syndicat des eleveurs : le recrutement de nouveaux proprietaires au cœur des preoccupations des eleveurs

Cette

année, le syndicat des éleveurs, sous l’impulsion de Loïc Malivet, avait choisi

d’organiser, après les ventes, un débat sur l’avenir de l’éleveur français sur

l’échiquier européen, auquel participait le Président de France Galop, Édouard

de Rothschild. Une assemblée de cent-cinquante participants s’est réunie

vendredi, de 10h à 12h30, dans le nouvel établissement des ventes Arqana. C’est

d’ailleurs Éric Hoyeau qui a lancé la discussion en présentant le marché

français du yearling face à la concurrence internationale.  « Depuis 2002, nous avons progressé plus que

les autres pays européens, alors que l’Irlande s’est affaissée.  Le CA des ventes de yearlings a augmenté de

30 % depuis 2002. En moyenne, 918 yearlings sont vendus en France, chaque

année, à un prix de 45.117€. Le volume de transactions est moitié moins que

celui enregistré en Grande-Bretagne. C’est là le paradoxe français. On bénéficie

du meilleur environnement de courses, avec 152 millions d’euros d’allocations

totales alors que la Grande-Bretagne n’en distribue que 82,8 millions. Il

existe donc un formidable potentiel de croissance. Quels sont les axes de

travail ? Il faut poursuivre l’amélioration de l’offre, en faisant progresser

le nombre de juments de valeur. Nous sommes clairement dominés par la qualité

de la jumenterie anglo-saxonne. Les éleveurs doivent être sélectifs dans leur

jumenterie et investir judicieusement. Mais il faut aussi réfléchir à la

demande. Le recrutement de nouveaux propriétaires, en France comme à

l’étranger, est primordial. Nous sommes tous concernés par ce problème et nous

devons unir nos efforts. Il faut s’ouvrir davantage pour mieux diffuser notre produit.

Il faut aussi mener une politique de recrutement décentralisée pour réveiller

le propriétariat, en province, et investir sur les jeunes. Pour ce faire, il

est nécessaire de renforcer les structures existantes comme le FRBC. La

fidélisation de la clientèle existante doit également être une priorité. Pour

favoriser le réinvestissement,  je pense

qu’il faut muscler le programme des 2ans et accélérer le cycle d’exploitation.

»

AUGMENTER

LES ALLOCATIONS POUR ATTIRER DE NOUVEAUX PROPRIETAIRES

Édouard

de Rothschild a également reconnu le manque cruel de propriétaires français

investissant dans les jeunes chevaux. « C’est un sujet très important dans la

mesure où nous fonctionnons avec un chaînon manquant qui fait « boiter»

l’ensemble de la filière. Pour résoudre ce problème, je ne vois qu’un seul

remède : une augmentation réelle et sensible des allocations. J’y suis

totalement déterminé et, si je suis reconduit dans mes fonctions, je ne

manquerai pas de traduire ces paroles en faits. Cette augmentation doit fonctionner

comme un électrochoc. Et, si nous pouvons nous le permettre, c’est grâce aux

résultats très satisfaisants du PMU. » A ce sujet, Philippe Germond a annoncé

prévoir un résultat net (ce qui est intégralement reversé à la filière) d’au

moins 830 millions d’euros pour 2011. L’an dernier, le résultat net s’élevait à

795 millions d’euros.

LA TVA,

AUTRE SUJET DE PREOCCUPATION

L’autre

grand sujet de préoccupation du jour, rapporté par le sénateur Ambroise Dupont,

est le dossier de la TVA. « Comme vous le savez, il existe une menace pesant

sur le taux réduit de TVA exercé par la commission européenne. Un arrêt de la

cour de justice a condamné les Pays-Bas sur ce dossier. La commission

européenne a également engagé des procédures d’infraction, à l’encontre de la

France notamment, mais nous avons des arguments à développer pour nous

défendre. Une condamnation à relever le taux de TVA serait un coup de poignard

pour l’ensemble de la filière. »

 

LOUIS

ROMANET MEMBRE D’HONNEUR DU JOCKEY CLUB US

Lors de

la réunion du Conseil d’Administration qui s’est tenue au mois d’août, à

Saratoga, les Commissaires du Jockey Club Américain ont élu Louis Romanet

Membre d’Honneur, en reconnaissance de son action internationale. Cette haute

distinction lui est attribuée alors que le Jockey Club américain soutient

officiellement les démarches effectuées par Louis Romanet en tant que Président

de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques et ce afin d’obtenir

l’interdiction de la médication sur le continent américain. Louis Romanet est

le premier français à accéder à cette distinction, exception faite des

présidents de la Société d’Encouragement et de France Galop, qui sont membres

du Jockey Club américain es qualité.