Le syndicat des éleveurs réagit

Autres informations / 30.08.2011

Le syndicat des éleveurs réagit

 

Dans la dernière édition de Jour

de Galop, nous avons publié une tribune libre d’un éleveur sans sol français. Le

Syndicat des éleveurs a tenu à réagir.

 

Boulogne, le 29 août 2011

L’analyse des ventes d’août présentée hier par un éleveurvendeur qui fait état des

mauvais résultats enregistrés par cette catégorie de vendeurs nous interpelle sur

plusieurs points. Tout d’abord, par la justesse de l’analyse de la situation financière

des vendeurs, avec ou sans sol, située dans la tranche intermédiaire du marché et

dont beaucoup de poulains issus de saillies chères n’ont pu atteindre le seuil de

rentabilité espérée.

Mais nous souhaitons toutefois

ne pas laisser un certain nombre de points évoqués dans ces lignes sans réponses

ou rectifications. Il est indéniable que les éleveurs sans sol constituent une ressource

financière importante pour certains haras et pour l’ensemble de la filière en apportant

un flux de capitaux frais : oui, parce qu’ils laissent leurs juments en pension,

qu’ils sont preneurs de services à tous les stades de l’élevage auprès de ces haras,

jusqu’en bout de chaîne : les ventes et même les courses. Mais attention, il s’agit

là d’une vraie symbiose où chacun des acteurs a besoin de l’autre dans une relation

gagnant-gagnant. Le mot “concurrence” est donc tout à fait inapproprié.

De même si, pour cet éleveur,

il n’existe pas d’autres ressources provenant de l’élevage que le produit des ventes,

pour beaucoup d’autres les encouragements versés sous forme de primes à l’éleveur

constituent une recette indirecte intéressante. Il semble également être reproché

au Syndicat des éleveurs de ne pas avoir publié de statistiques relatives aux résultats

de ces éleveurs-vendeurs. Et bien, cela est tout à fait normal, puisque nous ne

saurions violer le droit de propriété des poulains passés en vente et que nous ne

pouvons donc publier une quelconque tendance sans l’appui des chiffres étayant la

situation. En point final, le Comité du Syndicat des éleveurs renouvelé en mars

dernier ne compte, il est vrai, plus autant d’éleveurs sans sol qu’avant. Mais ceux-ci

restent représentés notamment par Serge Boucheron, qui demeure, par la qualité de

son élevage et son assiduité à suivre la vie et les réunions du Syndicat, leur meilleur

ambassadeur. Et leur voix est également toujours présente autour de la table car,

contrairement à ce qui a pu être écrit, les éleveurs avec sol dispensant leurs services

aux éleveurs sans sol ont un souci permanent de défendre les intérêts de leurs clients

sur tous les fronts.

J’invite donc cet éleveur anonyme

et tous ceux qui se seraient retrouvés dans son message à nous contacter

directement à visage découvert afin de dissiper l’angoisse infondée de voir un marché

commercial à deux vitesses s’instaurer entre éleveurs sans sol et éleveurs avec

sol.

Loïc Malivet, Président,

Charles-Henri de Moussac

& Jean Biraben, Vice-présidents,

Serge Boucheron, Membre du Comité,

pour le Syndicat des éleveurs de chevaux de sang de France.