Les hommes qui ont marque la casaque wertheimer

Autres informations / 07.08.2011

Les hommes qui ont marque la casaque wertheimer

Entraîneurs,

directeurs de haras, jockeys : la famille Wertheimer a su s’entourer des

meilleurs éléments de chaque profession. Un mot revient lorsque l’on évoque la

nature des relations qu’ils entretiennent avec leurs collaborateurs : la

fidélité. C’est ainsi que l’histoire des Wertheimer est intimement liée avec

celle de la famille Head, comme elle l’est aussi,  de façon plus récente, avec les Bureau, père

et fils.

 

EUGENE

LEIGH

C’est un

Américain que Pierre et Paul Wertheimer choisissent comme entraîneur en 1920.

Il s’appelle Eugène Leigh, mais on le surnomme le Père Leigh. Originaire de

l’Illinois, il se fait un nom aux États-Unis en remportant les Belmont Stakes

avec Ildrim, dont il est à la fois le propriétaire et l’entraîneur. Il arrive

en France en 1903 et, dès son installation, il bat le record du nombre de

victoires, terminant tête de liste aussi bien en plat qu’en obstacle.

Rapidement, il est suspecté de dopage, comme l’ensemble des entraîneurs

américains qui s’installent en France à cette période. En fait, ils ont apporté

avec eux de nouvelles techniques d’entraînement, caractérisées par des galops

moins éprouvants, une alimentation plus diversifiée, une ferrure allégée et

adaptée à chaque cheval. Son nom reste lié à celui d’Epinard.

 

ROBERT

DE NEXON

Robert

de Nexon a été recruté en 1928 par Pierre Wertheimer, l’année où le haras de

Saint Léonard des Parcs a été utilisé en plus de la base de Bessan de Médoc. Il

appartient à l’une des plus anciennes familles d’éleveurs français. C’est le

demi-frère de Maurice de Nexon, gentleman qui sera de 1937 à 1966 le président

de la Société de Sport de France. Robert de Nexon est sorti de Saint-Cyr à la

veille de la première guerre mondiale, il est nommé capitaine à la fin de

celle-ci et termine comme agent de liaison avec l’armée américaine. Il

démissionne de l’armée en 1919. Nommé en 1928 directeur de l’écurie et de

l’élevage Wertheimer, l’une de ses premières décisions est d’apporter une base

en Normandie à l’élevage. C’est grâce à lui qu’est loué le haras de Saint

Léonard des Parcs.

 

OLIVIER

PESLIER

L’homme

aux 100 Grs1 a rejoint l’Écurie Wertheimer en 2003. Depuis, l’équipe qu’il

compose avec la casaque bleue forme un lien, dont il est le dernier maillon.

Celui qui fait gagner les courses et, surtout, n’en fait pas perdre. Quatre

fois cravache d’or en France, Olivier Peslier remporte son premier Gr1 pour les

frères Wertheimer dans le  “Saint-Alary”

2003. La pouliche à qui il était associé s’appelait Fidélité… Depuis, Olivier a

gagné seize Gr1 pour la casaque bleue. Le Grand Prix de Saint-Cloud avec

Plumania et la Poule d’Essai avec Falco - grâce à une monte de génie. Et les

quatorze autres ? C’est simple, c’est associé à la même championne : Goldikova.

 

OLIVIER

DOLEUZE

Né en

1972, Olivier Doleuze a commencé à monter à l’âge de dix ans avant de devenir

apprenti chez Christiane Head-Maarek à l’âge de quatorze ans. Son premier

classique, il le remporte en 1994 avec Green Tune dans la Poule d’Essai des

Poulains (Gr1). Un an plus tard, il remporte le Prix d’Ispahan (Gr1), toujours

avec Green Tune. Parmi ses autres succès notables on peut citer celle de

Kistena, en 1996, dans le Prix de l’Abbaye de Longchamp, Occupandiste dans le

Prix de la Forêt et le Maurice de Gheest 1997, Juvenia dans le Marcel Boussac

1998…Mais, le meilleur cheval de l’Écurie Wertheimer auquel il a été associé a

été Egyptband. Dans une génération fournie en pouliches de qualité, Egyptband

enlève en 2000 le Prix de Diane, vingt-cinq ans après son aïeule Reine de Saba.

Troisième du Prix Vermeille pour sa rentrée, elle sera ensuite deuxième de

l’Arc de l’intouchable Sinndar. Quelques temps plus tard, Olivier Doleuze

laissera sa place à Olivier Peslier. Lui ira exercer ses talents à Hongkong, où

il sera souvent associé au meilleur miler local, Good Ba Ba.

 

LA

FAMILLE HEAD

C’est en

1949, sur les conseils de Robert de Nexon, qu’Alec Head devient l’entraîneur de

Pierre Wertheimer. Au fil du temps, Alec Head jouera de plus en plus le rôle de

manager et de conseiller en matière d’élevage. Lyphard, Lavandin, Riverman,

Midjet, Chingacgook, Ivanjica…Autant de noms de champions - on pourrait en

citer beaucoup d’autres - qu’Alec Head a eus sous sa responsabilité. Pour

Lyphard et Riverman, c’est même lui qui les a dénichés aux ventes américaines.

En 1983, Alec Head arrête d’entraîner et passe le relais à sa fille,

Christiane, qui reprend en charge l’effectif de la casaque bleue. Cela va durer

jusqu’en 2006. Entre temps, Freddy Head, qui a remporté beaucoup de courses

pour l’écurie Wertheimer devient entraîneur. Rapidement, ses anciens  “patrons” lui font confiance. Aujourd’hui,

c’est lui qui entraîne Goldikova. Et c’est lui qui possède dans ses boxes le

plus de chevaux de l’écurie Wertheimer. Gendre de Christiane Head, Carlos

Laffon-Parias a aussi gagné la confiance des frères Wertheimer qui lui ont

placé plusieurs chevaux. Pour eux, il a notamment remporté la Poule d’Essai

avec Falco et le Critérium de Saint-Cloud avec Goldamix.