Philippe bouchara veut une hausse de 20 % des allocations

Autres informations / 25.08.2011

Philippe bouchara veut une hausse de 20 % des allocations

Jeudi,

sur l’hippodrome de Clairefontaine, l’Assemblée générale du Syndicat national

des propriétaires de chevaux de courses au galop a rassemblé près de deux cents

personnes. À la tribune, le président, Philippe Bouchara, a adopté un ton

résolument offensif. La campagne électorale est lancée ! « Notre Syndicat

existe depuis un siècle. Ce n’est pas un parti "d’élections", mais

une association qui travaille au quotidien à la défense des intérêts des

propriétaires. Il a été et est de tous les combats, a participé et participe à

toutes les avancées en faveur des propriétaires. Personne n’ignore que c’est

notre Syndicat qui a permis l’entrée des socioprofessionnels au Comité de la

Société d’encouragement. Aujourd’hui, l’heure est grave. Je pèse mes mots en

disant que nous sommes à un tournant de notre histoire. On pourra trouver mon

ton un peu solennel, mais je crois sincèrement que, cette année, les élections

à France Galop ont un enjeu inhabituel. J’ai besoin de votre soutien, pour que notre

victoire soit la plus large possible. Et si nous gagnons nettement la prochaine

élection, nous serons en position de force pour modifier les statuts de France

Galop immédiatement après l’élection. Je suis très déterminé pour atteindre cet

objectif fondamental. On me pose la question : pourquoi adapter les statuts ?

Réponse : pour donner une majorité aux socioprofessionnels, et nous ouvrir

l’accès aux postes-clés de France Galop. Aujourd’hui, je constate que le

président et les deux vice-présidents sont des cooptés. Est-ce normal qu’aucun

des trois ne soit passé par les urnes ? Non. Voilà pourquoi je veux réformer

les statuts de France Galop : il ne s’agit pas de prendre le pouvoir pour

prendre le pouvoir, mais simplement de rechercher l’équité et l’efficacité. (…)

La mission confiée par le premier ministre à Daniel Augereau, que je

rencontrerai la semaine prochaine, est un événement important. Notre

organisation, le Syndicat, attend beaucoup de ce rapport qui sera, je l’espère,

décisif pour faire évoluer nos structures. »

BEAUCOUP

D’ATTENTES AUTOUR DE LA MISSION AUGEREAU

Édouard

de Rothschild avait annoncé dans JDG son intention d’augmenter les allocations

dès 2012 ; Philippe Bouchara lui a emboîté le pas, en apportant des détails : «

Je propose un plan triennal pour augmenter les allocations de 20 %. Ce n’est ni

extravagant, ni démagogique. Au contraire : augmenter les allocations de 20 %

est à la fois nécessaire et possible. Cet effort, je le souhaite sur trois ans

: + 7 % en 2012, + 6 % en 2013 puis + 5 % en 2014. Les socioprofessionnels

doivent trouver une donne économique pour vivre et survivre. Et je sais que

c’est possible, à la fois grâce aux résultats du PMU et grâce aux importantes

réserves que nous avons constituées. »Philippe Bouchara a annoncé qu’il ferait,

très prochainement, des propositions pour déterminer comment ces augmentations

seront ventilées. « Le programme des courses est trop figé dans le temps et

dans l’espace. C’est pourquoi j’ai suggéré la création d’un observatoire

permanent du programme, pour recueillir et prendre en compte au quotidien les

remarques de ceux qui sont sur le terrain. » La récente annulation à Saint-Malo

doit-elle mener à une réduction du nombre de réunions P.H.H. sur un certain

nombre de champs de course de province ? « Il faut densifier et intensifier les

réunions sur les grands pôles nationaux : si nous avons une meilleure

productivité, nous aurons donc plus de revenus. Mais attention, que l’on ne me

fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne parle pas de fermeture

d’hippodromes… » Le président des propriétaires français veut aussi un plan de

promotion des grands hippodromes français qui organisent des réunions P.H.H.

REPORTER

LA DECISION SUR LE NOUVEAU LONGCHAMP

« Nous

sommes tous en faveur d’une grande vitrine internationale du programme

français. C’est une évidence. Pour autant, la conjoncture actuelle est

compliquée ; des incertitudes pèsent sur notre univers. Autant de raisons qui

nous interdisent un tel engagement. Ma position est claire :  il faut reporter la décision. » Il y a

quelques mois, Patrick Fellous avait proposé la création d’un conseil

économique et social du galop. Philippe Bouchara soutient cette idée, dont il

fait une de ses priorités de la prochaine mandature. « Il faut faire des

allocations la donnée économique initiale, alors qu’elles ne sont aujourd’hui

qu’une variable d’ajustement, que l’on évalue une fois que toutes les autres

charges sont passées avant. » Philippe Bouchara a réitéré son projet de

"licence" pour les entraîneurs. Pour courir en France, il faudra

l’avoir. Et cela permettra de faire contribuer les entraîneurs étrangers à

l’ensemble du système, par exemple à hauteur de 1 % des sommes gagnées par

leurs chevaux. Et en conclusion : « J’appelle aujourd’hui les P.P. et toutes les

autres forces politiques à l’union de tous les professionnels français autour

d’un vrai projet de sortie de crise. Et je leur dis : rejoignez notre Syndicat

et formons une force unitaire ! »

LA

T.V.A. : TOUS ASSUJETTIS ?

Le sujet

de l’augmentation de la T.V.A. (de 5,5 % à 19,6 %) a été abordé. La solution

serait que tous les propriétaires deviennent assujettis, pour pouvoir récupérer

la T.V.A. Philippe Bouchara a proposé l’aide du Syndicat sur le sujet et pense

que France Galop devrait aider tous ceux qui le souhaitent à changer de

statut,  pour simplifier ce passage.