Pierre talvard, haras du cadran

Autres informations / 26.08.2011

Pierre talvard, haras du cadran

 « J’estime avoir réalisé des ventes très

correctes. Je suis passé entre les gouttes ! En effet, je trouve que ces ventes

ont été difficiles pour les vendeurs, avec notamment des vétérinaires

extrêmement pointilleux. J’ai vécu un mardi noir, mais les deux derniers jours

des ventes ont été bons. Mes clients sont contents,  et nous allons pouvoir réinvestir dans des

juments cet hiver. En terme de chiffre d’affaires, j’ai dépassé mes espérances,

mais le plus important à considérer est le bénéfice réalisé, et de ce côté, je

suis satisfait. »

 

GHISLAIN

BOZO : « DEAUVILLE EST UN LIEU PROPICE À LA VENTE »

Premier

acheteur français de ces ventes d’août, Ghislain Bozo est aussi le troisième

acheteur de cette vacation, avec dix-huit lots achetés et près de 1.500.000 €

d’investissements. Nous sommes revenus avec lui sur son activité et ce qui a

fait son succès aux ventes d’août Arqana.

JOUR DE

GALOP. – MERIDIAN BLOODSTOCK EST DEVENU LE PLUS GROS INVESTISSEUR FRANÇAIS A

DEAUVILLE, COMMENT EN ETES-VOUS ARRIVE LA ?

Ghislain

Bozo. – C’est simplement l’équation de plusieurs facteurs, c’est le cas

aujourd’hui, mais ça peut très bien être tout le contraire demain. Le métier de

courtier n’est pas une science exacte et on n’en voit les résultats qu’à long

terme. J’exerce le courtage depuis une dizaine d’années, pendant lesquelles

j’ai essayé de nouer un maximum de contacts. J’ai beaucoup voyagé et désormais

j’ai beaucoup de clients étrangers, en Scandinavie notamment, avec qui j’ai eu

un peu de réussite cette année puisque Without Fair a par exemple remporté un

derby et des "Guinées". J’ai des clients en Ukraine, en Asie Centrale,

mais j’ai gardé beaucoup de clients en France. Le plus gros est bien entendu

l’Écurie des Monceaux avec qui je travaille beaucoup. C’est une maison que je

connais évidemment très bien puisque c’est mon frère Henri qui la gère.  COMMENT SE SONT PASSEES VOS VENTES D’AOUT

CETTE ANNEE ?

J’ai

acheté beaucoup de chevaux, mais c’est difficile de voir les choses

positivement tant que ces chevaux n’ont pas vu un hippodrome. Le marché a été

très sélectif, je sentais bien que la deuxième journée regroupait plus de

meilleurs lots…, le hasard du catalogue, et j’avais incité mes clients à venir

dès le lundi. Ils ne sont pas tous venus alors on a manqué quelques belles

affaires ce jour-là, puis on a été battu plusieurs fois le lendemain sur des

lots qui m’intéressaient beaucoup. Je pense particulièrement à une

"montjeu" des Monceaux sur laquelle on est monté à 470.000 € alors

que je pensais l’avoir à 400.000 €. C’est une pouliche qui, il me semble, a

beaucoup de classe et elle est partie pour 600.000 €. Mais, globalement, il

faut admettre en toute humilité que ça s’est bien passé. Mais comme je l’ai

déjà dit, tout peut changer, dès les ventes d’octobre. Il faut savoir gérer

tout ce qui se produit et c’est difficile de grossir parce que ça nécessite un

suivi constant.

COMMENT

AVIEZ-VOUS PREPARE CES VENTES D’AOUT ?

Je

m’efforce de voir tous les chevaux, sans "scratcher" aucun étalon,

pedigree ou élevage. Tout peut être intéressant alors il faut tout voir. J’en

avais vu la majorité en dehors des ventes, et la nouvelle formule nous a permis

d’avoir beaucoup de temps pour regarder les suivants. Je dois d’ailleurs saluer

le travail d’Arqana, qui est en tout point remarquable. Ils nous ont beaucoup

facilité les choses. Deauville, c’est un lieu qui est propice à la vente, un

lieu magique où les clients sont heureux de venir.

DES

DIX-HUIT LOTS ACHETES, LEQUEL VOUS SEMBLE LE MIEUX ?

Les

dix-huit me semblent très bien. Mais je suis particulièrement content d’avoir

obtenu le lot 168, une pouliche de Danehill Dancer et Straight Lass, qui est la

soeur de Naaqoos. J’en avais beaucoup parlé avant la vente ; selon moi, c’était

l’un des meilleurs lots du catalogue. Je l’ai obtenue pour 200.000 € alors que

je ne pensais pas avoir le budget pour.

ON VOUS

A VU AUSSI BRILLER SUR LA PISTE AVEC DREAM PEACE DANS LE PRIX DE LA NONETTE ?

Oui,

c’était un bon moment. On a acheté Dream Peace à Robert Collet et Micheline

Vidal, conjointement avec Nicolas de Chambure. On avait investi dans cette

pouliche dans le cadre d’une société qu’on a créée avec Nicolas il y a un an et

demi, qui s’appelle Capital Pur Sang. C’est une société destinée à générer du

capital par le biais des chevaux de course. Dream Peace a un super papier

maternel et on pensait bien qu’elle ferait une poulinière de première catégorie.

On l’a achetée à 2ans, alors on avait le temps de courir avant de penser à

l’élevage et la revente de ses produits. Elle est devenue gagnante de Listed et

maintenant gagnante de Groupe.