Prix al rayyan cup – prix kesberoy (gr1 pa) : josco du cayrou fait parler la classe

Autres informations / 10.08.2011

Prix al rayyan cup – prix kesberoy (gr1 pa) : josco du cayrou fait parler la classe

On

redoutait Tabarak GB (Nizam) au départ de cette épreuve, sa victoire dans la

Qatar Coupe de France des Chevaux Arabes (Gr1 PA), début juillet à Chantilly,

ayant été impressionnante. Mais au final, c’est le représentant de

Jean-François Bernard, Josco du Cayrou (Munjiz), qui a produit un éclair de

classe propre aux bons chevaux, devançant Valiant Boy (Darweesh) tandis que

Tabarak conservait de justesse la troisième place face au bon rush final d’Aziz

Al Shahania GB (Prince d’Orient). Le jockey victorieux, Jean-Bernard Eyquem,

n’était pas surpris au micro du cheval émetteur : « Je voudrais remercier un

peu l’équipe de Thierry de Laurière car il y a 15 jours, il était encore chez

lui. À l’époque, pour ses débuts, il m’avait fait un bon petit truc pour un

pur-sang arabe, en venant des derniers rangs prendre la cinquième place (sur

treize partants). Il n’a fait que progresser. Plus on allongeait la distance,

plus cela allait. Aujourd’hui, sur 2.000m, j’étais assez confiant. C’est un

poulain assez vert, encore un peu regardant. L’autre jour, à Toulouse, il est

battu par ma faute puisque j’ai pris l’avantage trop tôt. Je n’ai pas voulu

faire la même erreur aujourd’hui. Il a bien progressé et cela laisse un peu

rêveur. Avec les bonnes pouliches qu’a Jean-François Bernard, l’automne va être

sympa ! » Alban de Mieulle, l’entraîneur du favori défait, expliquait : «

Personne n’a voulu aller devant et en prenant la tête, Tabarak GB (Nizam) n’a

jamais respiré d’après les dires d’Olivier [Peslier, son jockey, ndlr]. C’est

un cheval qui aime courir caché, c’est le problème. Il faudra le revoir, je ne

sais pas. Quand à Shafihah Qa (Nizam), je lui avais enlevé les oeillères en

croyant bien faire et résultat, elle ne s’est pas livrée du tout. Elle a un peu

de caractère et ne répète pas sa course de début. Tout ça est un peu décevant.

»

L’ELEVAGE

DU HARAS DU CAYROU A L’HONNEUR

L’élevage

dans lequel Josco du Cayrou (Munjiz) a vu le jour est situé au hameau du

Cayrou, au sud d’Aurillac sur la commune de Leynhac, dans le Cantal. Jean-Marie

Baldy, son éleveur, nous en parle : « Que dire si ce n’est que c’est un très

bon cheval. J’attendais qu’il le prouve sur la piste et il fallait une course

comme cela pour montrer toute sa qualité. Sa mère, Josepha du Cayrou (Tidjani)

nous appartenait et avait gagné pour l’entraînement de Robert Litt. On l’avait

arrêtée car elle avait saigné du nez. C’est son troisième produit, les deux

premiers n’ont pas couru. Comme quoi il faut toujours être patient avec les

chevaux. Elle est malheureusement décédée l’année dernière mais j’ai une de ses

filles, Josika (Darike) pour prendre la relève. Elle est suitée d’une pouliche

de Kerbella et elle est pleine de Munjiz, le père de Josco du Cayrou. Je suis

éleveur depuis trente ans, par passion pour les chevaux arabes. Je me suis

trouvé propriétaire de terrains et avec ma compagne, nous avons décidé de faire

de l’élevage. Vous savez, au départ, ce n’est pas mon métier. J’avais une

entreprise de travaux publics. Aujourd’hui, je suis à la retraite et je continue

ma passion. De toute façon, avec toutes les contraintes dans ce milieu, vous ne

pouvez réussir sans cela. Nous avons une centaine de chevaux, des poulinières,

surtout pour l’endurance et un peu pour les courses. Il y a une dizaine

d’années, j’ai eu une bonne jument avec Emma du Cayrou (Dormane), qui avait

remporté la Coupe Goffs France à Chantilly fin juin 2001, ainsi qu’Altobello

(Kerbella), invaincu au cours de ses trois premières sorties pour mes couleurs

avant de changer de propriétaire [le cheval fut vainqueur des Emirates

Equestrian Federation International Stakes Gr2 PA à Newbury par la suite,

ndlr]. Un vrai cheval de vitesse pure ! »