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Prix de tourgeville (l) : desert blanc nous donne l’eau a la bouche

Autres informations / 31.07.2011

Prix de tourgeville (l) : desert blanc nous donne l’eau a la bouche

En

remportant sa troisième victoire en autant de sorties, Désert Blanc (Desert

Style) a confirmé qu’il sortait vraiment de l’ordinaire. Le poulain de la

famille Moussac, qui était le moins expérimenté du lot, a fourni une performance

peu commune. Brillant en début de parcours, il ne s’est posé sur la main de son

jockey qu’à l’entrée du tournant. Dans la ligne droite, quand Stéphane Pasquier

l’a décalé du sillage de Blue Soave (Soave) qui, contrairement à son habitude,

n’a pas pris la tête des opérations, son partenaire a immédiatement accéléré et

rejoint en quelques foulées Woodstock City (Sagacity). Pourtant, le

pensionnaire de Richard Chotard, qui a mené les opérations, avait pris un net

avantage à l’entrée de la ligne droite. Si Désert Blanc l’a dominé sûrement,

Woodstock City n’a pas baissé de pied et a conservé facilement la deuxième

place. Venomous (Red Ransom), après avoir galopé derrière les animateurs, à la

corde, n’a pas vraiment fourni l’accélération dont il est capable dans ses

meilleurs jours. Toutefois, le poulain de Tony Clout préfère les courses plus

rythmées et il est rentré déferré. Simba (Anabaa Blue), pour son premier essai

à ce niveau, a bien conclu pour prendre la quatrième place. Désert Blanc avait

fait impression lors de son dernier succès, mais c’était sur une distance plus

longue (1.900m), et sur le sable. Le sport qu’on lui proposait dimanche était

différent, mais le cheval, malgré son inexpérience, s’en est parfaitement

sorti. Pascal Bary a détaillé : « C’est vraiment un super cheval, car il était

un peu à court de distance, et s’est montré allant en début de parcours. De

plus, il courait un peu rapproché, et n’a débuté qu’au mois de juin. C’est un

très beau cheval, très équilibré, avec un bon mental. Je pense qu’il a besoin

d’un peu de repos. On ne le reverra donc pas au mois d’août, et nous attendrons

l’automne… » Philippe Brosset, Directeur technique du Haras du Mézeray,

ajoutait : « Il aurait pu débuter plus tôt, mais avec le printemps que nous

avons eu, nous avons préféré lui éviter des terrains trop légers. C’est un

cheval assez massif, qui arrive seulement à maturité. »

LES

ADIEUX REUSSIS DE WOODSTOCK CITY A LA FRANCE

Woodstock

City, lui, disputait sa dernière épreuve pour l’entraînement de Richard Chotard,

et il conclut donc sa carrière française en beauté. « Il court super, confirme

Richard Chotard. En dernier lieu, dans le Prix de Saint-Patrick (L), cela ne

s’était pas bien passé. Il s’était énervé dans les boîtes et fâché dans sa

bouche. Nous avons changé son embouchure, et Christophe a eu raison d’aller

devant. Il est battu par un super cheval, d’après les bruits cantiliens, et

devance un troisième de la Poule d’Essai. Il a été vendu à Ricky Ma Ching Fat,

et c’était sa dernière course en France a priori. Il va continuer sa carrière à

Hongkong.»

LE

TROISIEME PRODUIT BLACK TYPE DE SA MERE

Désert

Blanc a été élevé au Haras du Mézeray. C’est un fils de Lumière Rouge (Indian

Ridge), qui n’a pas réussi à gagner tout en prenant plusieurs bonnes places.

Philippe Brosset nous a précisé : « C'est le troisième produit de sa mère et

son troisième black type. Elle a produit Lumière Noire (Dashing Blade),

gagnante de Listed en Allemagne, et Lumière Astrale (Trempolino), qui faisait

le train pour Astrologie et s'est placée de Listed. Lumière Rouge n'a pas de

2ans et n'a pas de foal non plus. Elle a un yearling mâle par Muhtathir qui

doit passer en vente en octobre à Deauville. Actuellement, elle est pleine de

Teofilo. En août, lors des ventes, passera sur le ring le premier produit de

Lumière Noire. C'est une femelle par Royal Applause [lot 75, ndlr]. » La

deuxième mère de Désert Blanc, Lumen Dei (Raise a Native) a produit l’étalon

Signe Divin (Bering). C’est aussi la souche maternelle de l’excellente Satwa

Queen (Muhtathir), gagnante du Prix de l’Opéra (Gr1) et double lauréate du Prix

Jean Romanet (Gr2).