Regis barbedette : « on vit un reve avec goldikova »

Autres informations / 02.08.2011

Regis barbedette : « on vit un reve avec goldikova »

Avec la

médiatisation de Goldikova (Anabaa), son entourage a lui aussi été placé en

pleine lumière. Même des hommes qui souvent restent dans l’ombre, comme les

garçons de voyage. Dans cette profession, Régis Barbedette, qui travaille chez

Freddy Head, est certainement le plus connu de France. Après la victoire de

Goldikova dans le Prix Rothschild (Gr1), il nous a raconté sa championne, qu’il

côtoie au jour le jour. Goldikova est une dame et comme toute dame qui se

respecte, elle a ses rituels. « À Deauville, c’est toujours la même chose avec

elle. Elle est toujours dans le même box, un double. Elle se met sur la gauche,

le cul face à la porte et on ne la voit plus de la journée. Ici, c’est chez

elle. » Le territoire de Goldikova est un domaine difficile d’accès. « Ce n’est

pas facile avec elle… Hier encore, après la course, on ne pouvait pas la

toucher. Mais elle n’a pas toujours été comme cela. Elle l’est devenue avec le

temps. » Ce temps, qui a vu gonfler le palmarès de Goldikova tout comme le

nombre de ses fans, parmi lesquels bon nombre veulent l’approcher. « Dès que

quelqu’un vient à l’écurie, il va forcément aller voir Goldikova. Il y a

souvent du monde autour d’elle et elle fait l’objet d’attentions particulières.

C’est pour cela que dans son box, elle ne veut pas être dérangée. »Parmi ses habitudes,

Goldikova, star internationale, a celle des voyages. Elle a vite compris avec

le temps que l’avion, c’était bien. « Son premier voyage, aux États-Unis, cela

n’avait pas été. Elle était arrivée là-bas dans un état pas possible après, je

crois, vingt-six heures d’avion. Mais Goldikova a vraiment un truc en plus. En

deux ou trois jours, elle était redevenue "normale". Maintenant, il

n’y a aucun souci avec elle dans les voyages. C’est même elle qui rassure les

autres. »Cela fait maintenant cinq saisons que Goldikova aligne les succès. Sa

première victoire remonte au 17 septembre 2007, dans le Prix de Toutevoie (F).

« À 2ans, elle a gagné deux fois, très facilement, de bout en bout. Là, on

s’est dit qu’on avait vraiment une bonne pouliche à l’écurie. Mais bon, elle

n’a pas eu de chance, car il y avait Zarkava cette année-là. Sinon, Goldikova

aurait un tout autre palmarès encore et elle aurait peut-être même gagné le

"Diane"… Avec le temps, Goldikova s’est endurcie. Mais si je me

souviens bien, c’est vrai qu'elle avait déjà un peu de caractère, jeune. Une

jeune fille la montait le matin et on a dû lui retirer Goldikova car c’était un

peu compliqué. »Avec le temps, Goldikova a aussi changé physiquement. « Elle

est arrivée à maturité maintenant. Elle a une épaule incroyable. Elle a

vraiment envie de courir. Cela se voit dans sa façon de se conditionner avant

les courses. Elle monte en pression quand elle arrive dans le rond. Elle donne

des coups de tête. C’est bon signe. Quand elle ne le fait pas, c’est que cela

ne va pas. Hier encore, avant la course, on voyait dans son oeil qu’elle était

concentrée. »La victoire a été au rendez-vous, une nouvelle fois. « C’était

génial, cette ambiance, hier. On a été applaudi sur tout le parcours, du bord

de piste jusqu’aux balances. Aux États-Unis, c’est pareil, il y a une ambiance

de folie. D’ailleurs, si je devais retenir une victoire avec Goldikova, ça

serait sa première Breeders’ Cup à Santa Anita. C’était un rêve pour moi de

gagner une course là-bas. » Les voyages, c’est ce qui "branche" Régis

Barbedette. « Quand je suis arrivé chez Freddy, c’était dans le but de voyager

avec les chevaux. Être garçon de voyage, c’était mon rêve. Et je suis servi,

car nous allons partout avec l’écurie. Cela fait maintenant quatorze ans que je

travaille avec Freddy. Nous avons commencé ensemble quand il a débuté comme

entraîneur. À l’époque, nous avons commencé avec une équipe d’expérience, dans

laquelle il y avait Robert Durepaire. Que des anciens de chez Boutin. » Du côté

des voyages, une date est entourée en rouge dans l’agenda de Régis Barbedette.

Celle du 5 novembre, date du Breeders’ Cup Mile.