Reunions p.h.h. : la suisse a la croisee des chemins

Autres informations / 17.08.2011

Reunions p.h.h. : la suisse a la croisee des chemins

Le

faible nombre de partants dans les courses P.H.H. du meeting estival en cours à

Avenches suscite bien des remous au sein du microcosme helvétique. Dans un

communiqué publié dans le Bulletin officiel à paraître ce mercredi, le

président de Galop Suisse, Jakob Broger, invite ses membres à se montrer

solidaires, de manière à présenter des pelotons suffisamment fournis pour

recueillir à la fois l’intérêt de la clientèle du PMU et la crédibilité des

instances responsables, au moment où se négocient les échéances du calendrier

international 2012. À la tête à la fois de l’Institut équestre national et de

la Fédération suisse des courses, Jean-Pierre Kratzer n’use pas de la langue de

bois en estimant que deux options s’offrent aux galopeurs : rupture et

modernité ou continuité avec la tradition. Si la Suisse obtient moins de

réunions P.H.H. pour les pur-sang l’an prochain, l’IENA baissera tout

simplement son offre vis-à-vis de Galop Suisse, et l’ensemble de la guilde sera

perdante, dès lors qu’un retour aux rendez-vous dominicaux traditionnels ne

s’inscrit pas dans la stratégie de M. Kratzer. Les statistiques parlent d’elles-mêmes

: neuf réunions P.H.H. ont eu lieu en 2011 dans la Confédération. Jusqu’à

mi-juin, la moyenne de partants s’élevait à 10,5, pour chuter cet été à 6,5

avec un pic de 43 partants pour 6 courses samedi 13 août, explicables en partie

par la "casse" due à un printemps particulièrement sec. Au-delà des

chiffres subsistent des questions de fond : la Suisse n’a-t-elle pas vu trop

grand en termes de densité, vu l’effectif relativement restreint à disposition

? Du côté des propriétaires, leur non-engouement pour Avenches s’expliquerait

par les coûts relatifs du transport (compensés par des engagements moindres

qu’en Suisse alémanique)  mais surtout

par l’anonymat de journées sans ambiance ni public, qui bafoue leur goût et leur

besoin de sociabilité. Les inquiétudes se font de plus en plus ressentir

également quant à la difficulté à attirer, dans ces conditions, de nouvelles

couleurs, pourtant essentielles pour alimenter tout le circuit. La solution

pourrait venir du retour des affiches mixtes, mais cette configuration n’a

visiblement pas l’heur de plaire à Paris, quand bien même les turfistes

apprécient hautement un spectacle plus diversifié que la

"monoculture" ambiante.