Craon, grand prix de la ville de craon-mayenne (l) - 10e etape du defi du galop : aizavoski arrache la victoire et prend la tete du "defi

Autres informations / 06.09.2011

Craon, grand prix de la ville de craon-mayenne (l) - 10e etape du defi du galop : aizavoski arrache la victoire et prend la tete du "defi

C’est

d’un nez seulement qu’Aizavoski (Monsun) a remporté le Grand Prix de la Ville

de Craon-Mayenne (L). Le pensionnaire d’Élie Lellouche a profité de cette

dixième étape du Défi du Galop pour prendre ainsi la tête du challenge européen

à Young Tiger (Tiger Hill), seulement quatrième à San Sebastian. L’étape de

Craon est donc cruciale pour la physionomie du second semestre du Défi du

Galop. La lutte est relancée pour la victoire finale et la menace est sérieuse

pour le pensionnaire de François Rohaut, double vainqueur du "Défi".

Également, Élie Lellouche conforte son statut de leader chez les entraîneurs

puisqu’il compte maintenant neuf points d’avance sur François Rohaut. Cette

année, l’entraîneur cantilien a déployé plusieurs atouts dans le Défi du Galop,

dont fait partie Aizavoski. Bon cheval, placé de Groupe à six reprises, il

s’est complètement épanoui dans son nouveau rôle, en province. Plus incisif sur

2.000m, il est aussi capable de bien faire sur plus long. Ce qu’il a fait

lundi. Bien placé dans le parcours, derrière les animateurs, Aizavoski n’a pu

sortir à l’entrée de la ligne droite. Il a donc dû subir l’accélération de

Royal Menantie (Kendor), venu vite en pleine piste. Mais il a réagi pour lui

prendre le meilleur sur le poteau. Son

 jockey, Christophe Soumillon, nous a confié :

« Je n’ai pas pu aller devant comme d’habitude et, pour finir, j’étais enfermé.

L’accélération qu’a placée Royal Menantie avec Ioritz [Mendizabal, associé à

Royal Menantie, ndlr] a failli nous coûter très cher. Mais c’est un cheval

tenace. Il s’est bien adapté à la piste de Craon qui est assez spéciale avec

tous ses virages et c’est un bon point pour l’avenir dans le Défi du Galop. Il

est capable de s’adapter à tous les parcours. C’est un cheval qui est toujours

présent. Cette fois, on revenait sur 2.400m, il effectuait une semi-rentrée et

portait du poids. Il fallait donc faire le minimum d’efforts. C’est bien pour

les courses que Monsieur Lellouche et la famille Wildenstein participent au

"Défi". Aizavoski peut, peut-être, devenir une mascotte de ce challenge

à l’image de Young Tiger. Il peut poursuivre ses bonnes performances et être

compétitif lors de la prochaine étape à Strasbourg. » L’étape alsacienne aura

lieu le 18 septembre prochain, soit dans treize jours. Mais même si cela

obligeait Aizavoski à courir rapproché, elle présente l’avantage de se courir

sur 2.100m, une distance idéale pour le cheval de l’Écurie Wildenstein.

ROYAL

MENANTIE GAGNE SON "TICKET" POUR LES PROCHAINES ETAPES

Cinquième

du Grand Prix de Lyon (L) pour sa première participation à une étape du Défi du

Galop, Royal Menantie a beaucoup mieux couru lundi. Le protégé de Joël Boisnard

est passé proche d’un succès, après avoir accéléré sèchement dans la ligne

droite. Il termine deuxième et gagne le droit de rejoindre la caravane du

"Défi". Son mentor nous a dit : « Je suis ravi ! Avant le coup, il

était impossible de battre le cheval d’Élie Lellouche. Et nous ne sommes qu’à

un nez de la victoire. Le fait que Christophe Soumillon n’ait pas pu sortir son

cheval au moment où il l’aurait souhaité nous a bien avantagé. Mais c’est un

bon cheval et il va continuer sur les étapes du "Défi". De toute

façon, les conditions d’engagement ne me laissent pas trop le choix. Mais les

longs voyages ne l’affectent pas et les terrains lourds qui vont normalement

arriver ne seront pas un obstacle pour lui. » Cheval délicat mais qui possède

un peu de galop, Tigre d’Or (Tiger Hill) a réalisé la meilleure valeur de sa

carrière en obtenant la troisième place. Son jockey, Adrien Fouassier, nous a

déclaré : « C’est une course à oublier. Le déroulement de la course a fait que

mon cheval n’a pu se détendre à aucun moment durant le parcours. Il fournit

malgré tout une bonne ligne droite mais il est à revoir. »

KITHONIA

BLESSEE

Kithonia

(Sadler’s Wells), appartenant à la famille Niarchos et entraînée par Dominique

Sepulchre, s’est malheureusement accidentée dans cette course. Après le premier

passage devant les tribunes, la jument a perdu son action : « À priori, le mal

se trouverait au niveau du bassin, nous a dit Dominique Sepulchre.

Heureusement, Stéphane [Pasquier, son jockey, ndlr] s’en est immédiatement

rendu compte et a fait en sorte de l’arrêter au plus vite. Nous ne savons pas

encore quel est le degré des dommages. Une chose est sûre, c’est que nous

allons la soigner, et si elle ne peut recourir un jour, elle partira à

l’élevage. ». La jument est partie lundi soir en clinique pour y suivre des

examens approfondis. Kithonia avait prouvé sa qualité en province, où elle

s’était classée troisième du Prix Urban Sea (L) au Lion-d’Angers le 7 juin

dernier.

LA

GRANDE FAMILLE "A" DES "BLEUS"

Aizavoski

est issu de l’une des meilleures souches Wildenstein, celle d’Almyre (Wild

Risk). La famille a brillé début avril à Longchamp par le biais d'Andromeda

Galaxy (Peintre Célèbre), impressionnante lauréate du Prix de Chaillot. La

pouliche n’est autre que la sœur d’Aizavoski. Altamira (Peintre Célèbre), le

premier produit d’Arlésienne (Alzao), avait également montré de la qualité en

course, prenant la deuxième place du Prix de Boulogne (L) sur 2.000m. Le fait

de gloire d’Arlésienne a été une troisième place dans le Prix de Flore (Gr3).

Quant à la quatrième mère d’Aizavoski, Almyre, elle a réellement tracé au haras

en donnant Art Bleu (Legend of France), Ashmore (Luthier), gagnant du Prix de Chaudenay

(Gr2), Acoma (Rheffic) et enfin Albertine (Irish River), la deuxième mère

d’Arlésienne. Albertine a produit le champion Arcangues (Sagace), lauréat du

Prix d’Ispahan mais aussi du Breeder’s Cup Classic (Grs1), ainsi qu’Agathe

(Manila), gagnante du Prix de Psyché (Gr3), et Alamo Bay (Nureyev).