Les cooptés se réunissent mardi

Autres informations / 17.09.2011

Les cooptés se réunissent mardi

Mardi,

en fin de journée, le corps des cooptés se réunit à France Galop. C’est, pour

ceux dont le nom officiel est « membres associés », la réunion la plus

importante des quatre dernières années. En effet, les cooptés vont devoir

choisir les vingt-deux hommes qui les représenteront au prochain Comité de

France Galop. Parmi les vingt-deux de l’actuelle mandature, deux sont assurés

de ne pas retourner au Comité. Ils’agit d’Hugues Delloye et de Bernard Le

Gentil, atteints par la limite d’âge (72 ans et demi maximum au moment de la

cooptation). Notons, à ce sujet, que les cooptés ne le sont pas « à vie »,

comme on l’entend parfois. Une fois coopté, on fait partie du corps à vie, mais

faire partie du corps n’est pas synonyme de siège dans les instances de France

Galop : un coopté peut toujours faire partie du corps tout en choisissant de ne

plus siéger au Comité, y être contraint par la limite d’âge ou ne pas être à

nouveau élu par ses pairs pour siéger…D’ailleurs, outre les deux hommes

concernés par la règle sur l’âge, certains membres associés du Comité

pourraient ne pas y être envoyés à nouveau. On parle de deux à trois personnes

susceptibles de laisser leur place, ce qui porterait à quatre ou cinq le nombre

de nouveaux représentants.

VINGT-DEUX

NOMS COUCHES SUR DES BULLETINS SECRETS

Concrètement,

la réunion se passe de la façon suivante : l’ensemble du corps des cooptés

commence par étudier la liste de nouveaux entrants. On peut être candidat de deux

manières : ou bien en se déclarant auprès d’un ou plusieurs cooptés ; ou bien

en répondant à l’invitation d’un ou plusieurs cooptés. Les noms des

personnalités cooptables sont ajoutés à la liste de ceux, parmi les cooptés

actuels, qui briguent une place au sein du Comité. Mardi, il y aurait entre 25

et 28 candidats au total. Une fois la liste complète mise au point, chacun

propose, à bulletin secret, une sélection de 22 noms. Les bulletins sont

scrutés et les vingt-deux sortent des urnes. Les nouvelles personnalités

cooptables n’ayant pas réussi à entrer dans la liste des vingt-deux n’intègrent

ni le Comité ni le corps lui-même.

DE

GRANDS SERVITEURS DE L’INSTITUTION PARMI LES CANDIDATS

Il

n’existe pas, à proprement parler, de liste de candidats à la cooptation. On

parle toutefois beaucoup de la candidature de Bertrand Bélinguier (ancien

Président du PMU), de Louis Romanet (ancien Directeur général de France Galop)

et de Pierre-Yves Lefèvre (deux fois « commissaire » : commissaire de France

Galop et commissaire-priseur associé de la maison de vente aux enchères

Beaussant-Lefèvre). Les noms du maire de Deauville Philippe Augier, d’Antoine

Gilibert (Président de Compiègne), de Dominique Le Baron  (commissaire de France Galop et de

Clairefontaine) et de Charles-Henri de Chaudenay (propriétaire de chevaux

d’obstacle) reviendraient également dans les échanges entre cooptés. Bertrand

Bélinguier a été, cette semaine, au centre de la publication d’un scoop dans la

presse. Charlie Hebdo a publié un article qui détaille les modalités de sa

retraite de Président du PMU, et notamment la part complémentaire qui est

indexée sur la rémunération des salariés de l’opérateur. Le fait que cette part

soit variable entre-t-il en contradiction avec le statut de bénévole des cooptés

? L’intéressé, joint par JDG, se dit tranquille à ce sujet, et ne souhaite pas

faire de commentaires pour l’instant, afin de respecter la discrétion qui

entoure la réunion de mardi. En revanche, il nous a confié qu’il s’exprimerait

une fois le scrutin passé.

LA

CAMPAGNE EST LANCEE !

La

campagne pour la présidence de France Galop commence. Édouard de Rothschild,

qui se représente, pourrait trouver face à lui Jean d’Indy et Bertrand

Bélinguier, même si ni l’un ni l’autre ne s’est encore déclaré, attendant que

les cooptés les envoient (ou non) au Comité de France Galop. A ce sujet,

Édouard de Rothschild est exempté du scrutin de mardi et sera obligatoirement

un des vingt-deux cooptés au prochain Comité, car le corps des membres associés

renouvelle automatiquement son mandat au Président en fonction, de manière à ne

pas peser sur l’élection. En effet, si tel n’était pas le cas, les cooptés

auraient la possibilité « d’éliminer » le Président en cours, ce qui entrerait

en contradiction avec la dimension démocratique de l’élection du 18 décembre.