September sales : l’heure du renouveau

Autres informations / 25.09.2011

September sales : l’heure du renouveau

Samedi,

les ventes de Keeneland se sont achevées après treize sessions au cours

desquelles 2921 yearlings ont été vendus. Avec une hausse de 11 % du prix

moyen, et un statu quo du prix médian, à 30.000 $, les organisateurs peuvent

légitimement tirer un bilan positif de cette édition. Dès le huitième jour, le

C.A. de l’an dernier avait été dépassé. Mais, plus encore, c’est le recul du

taux de rachetés, passant de 26,5 à 20,7 %, qui les a satisfaits. La vente a

débuté par deux soirées très fortes. Le deuxième jour, le top price a été atteint

à 1.400.000 $ pour un fils d'A.P. Indy et Malk. Les premier et deuxième jours

du book 2 (passé cette année de quatre à trois jours) ont également produit des

ventes à "sept chiffres". Et même lors du dernier jour du book 2, la

barre est restée très haute avec deux pouliches vendues 1.300.000 $ et

1.350.000 $, soient les deux tops pour des femelles. Geoffrey Russell, le

directeur des ventes, a analysé: « La première semaine de vente s’est déroulée

exactement comme nous l’espérions, à savoir un bon début sur les deux premières

soirées suivi d’un book 2 réduit, ce qui, résolument, fonctionne mieux. Les

commentaires des acheteurs avec qui j’ai échangé allaient dans le même sens :

il était très difficile d’acheter un bon cheval pendant la première semaine. Il

y avait beaucoup de compétition, et quelqu’un comme Ben Glass (le conseiller de

Gary et Mary West) a dû rester jusqu’au mercredi 22. Il lui a fallu du temps

pour acheter ce qu’il voulait. C’est l’une des grandes forces de cette vente.

Si l’on est battu le lundi, on revient le mardi. Ou le mercredi. Il y a

toujours une abondance de qualité. La première semaine crée un grand dynamisme,

qui se reporte sur la deuxième semaine. »

DES

ACHETEURS PLUS VARIES…

Au

niveau des acheteurs, on note une plus grande variété. Depuis quelques années,

Coolmore et Darley dépensent moins à Keeneland, ce qui laisse de la place à

d’autres acteurs, notamment des Américains. Cette année, on a vu l’émergence de

Benjamin Leon, de Besilu Stable. Ce natif de Cuba, basé en Floride, pointe à la

deuxième place du palmarès des acheteurs. L’an dernier, il occupait la même

position, mais en raison de son achat du top price, à 4.200.000 €. Cette année,

il a acheté treize yearlings pour un total de 8.175.000 $. L’homme souhaite

développer une écurie de course et un élevage de premier plan. Il est appelé à

devenir un client régulier à Keeneland.

….ET DES

VENDEURS PLUS RAISONNABLES

Les

yearlings qui passaient en vente cette année ont été conçus en 2009, quand les

coûts de production ont baissé. Cette donnée explique que les vendeurs avaient

fixé des prix de réserve plus bas, ce qui a contribué au dynamisme du marché.

Également, le nombre de poulinières saillies en 2009 était plus restreint, en

raison de la récession, ce qui explique que le catalogue présentait moins de

yearlings issus de mères peu confirmées. La consolidation espérée pour cette

vente a eu lieu. L’industrie du pur-sang peut maintenant rêver à un

redressement…