Zamindar : une histoire faite de hauts et de bas

Autres informations / 08.09.2011

Zamindar : une histoire faite de hauts et de bas

L’étalon

de Banstead Manor Zamindar (Gone West) vient de placer deux de ses produits sur

les plus hautes marches du Prix d’Aumale (Gr3), jeudi à Longchamp, Zantenda et

Rajastani. Ces deux pouliches ont été conçues en 2008, soit l’année des grands

succès de la meilleure représentante de Zamindar, la championne invaincue

Zarkava. Pourtant, Zamindar n’était pas un grand champion sur la piste et aurait

bien pu être oublié de l’autre côté de l’Atlantique.

ZAMINDAR,

GAGNANT DE GROUPE A 2ANS

Entraîné

par André Fabre, Zamindar n’était pas un grand champion sur la piste, mais se

présentait comme le propre frère du champion Zafonic [voir plus bas]. L’élève de

Juddmonte Farms a pourtant remporté les deux premières courses de sa carrière,

un maiden à Maisons-Laffitte par cinq longueurs d’avance et le Prix de Cabourg

(Gr3), préparatoire au Prix Morny (Gr1). Zamindar était un cheval assez précoce

et restera finalement un 2ans. Il s’est classé deuxième du "Morny" de

Bahamian Bounty, puis troisième du Grand Critérium (Gr1). À 3ans, il retourne à

la compétition directement dans les 2.000 Guinées (Gr1) de Newmarket, où il

finira au cinquième rang, en effectuant une très bonne performance. Il aura

alors toutes les peines du monde à tenir ce niveau et finira sa carrière par

une cinquième place dans le Prix Jacques Le Marois (Gr1), à plus de dix

longueurs du lauréat, Spinning World.

LE

PROPRE FRERE D’UN AUTHENTIQUE CHAMPION

Zamindar

était un bon cheval de course, mais pas un vrai champion comme avait pu l’être

auparavant son propre frère Zafonic. Lui aussi était entraîné par André Fabre

et avait remporté la plupart des plus grandes épreuves. À 2ans, Zafonic a

triomphé dans trois des plus importants Grs1 pour 2ans, le Prix Morny, le Grand

Critérium et les Dewhurst Stakes. Pour sa rentrée à 3ans dans le Prix Djebel

(L), Zafonic n’a trouvé que Kingmambo pour lui barrer la route, d’une courte

tête. C’est la première défaite de sa carrière. Mais, lors de sa sortie

suivante, Zafonic a écrasé l’opposition dans les 2.000 Guinées (Gr1),

triomphant par plus de trois longueurs d’avance devant Barathea.

LE

PASSAGE AU HARAS

Après sa

carrière de course, Zamindar est devenu étalon. Mais comme il avait à ses côtés

son propre frère au haras, il est rapidement parti en Floride, où il officiait

pour 5.000$. Mais, en 2002, alors que Zafonic était parti durant l’été pour

faire la monte en Australie, le cheval s’est blessé mortellement. Entre temps,

Zamindar avait sorti quelques bons chevaux et il a été aussitôt rapatrié à

Banstead Manor, passant alors à un prix de saillie de 12.500 £, soit plus de

trois fois le prix de celui qui était le sien en Floride. « La ligne mâle de

Zamindar est exceptionnelle. C’est celle de Gone West et c’est une des

meilleures familles de Juddmonte, nous a confié Teddy Grimthorpe, le racing

manager de l’écurie du prince Abdullah. La perte de Zafonic a pesé dans la

décision de ramener Zamindar en Angleterre, mais il est surtout rentré parce

que ses deux premières productions étaient très encourageantes. » Voilà

Zamindar de retour au pays en 2003 et, un an plus tard, naissent Coquerelle et

Darjina. La première nommée a remporté le Coolmore Prix Saint-Alary (Gr1) et la

seconde a triomphé par trois fois à ce niveau : dans la Poule d’Essai des

Pouliches, le Prix du Moulin de Longchamp et le Prix d’Astarté.

L’ARRIVEE

DE LA CHAMPIONNE

Les

performances de Coquerelle et Darjina n’auront été que l’arbre qui cache la

forêt puisqu’un an après la naissance de ces deux championnes, une autre va

faire définitivement entrer Zamindar parmi les plus grands étalons européens.

C’est Zarkava. Née en 2005, la crack du prince Aga Khan terminera sa carrière

invaincue en sept courses, dont cinq Grs1. « Sortir une championne comme

celle-ci a été déterminant pour Zamindar. Aujourd’hui, nous pouvons dire que

les 2ans de Zamindar qui sortent cette année sont aussi des produits de

Zarkava. Depuis l’existence de Zarkava, Zamindar est devenu de plus en plus

sollicité.  Nous pensons qu’il va encore

sortir beaucoup de très bons poulains, compte tenu de la jumenterie qu’il a

reçue depuis Zarkava. »