Choses vues un soir de "l’arc

Autres informations / 04.10.2011

Choses vues un soir de "l’arc

Dimanche,

après la dernière course, alors que j’attendais de récupérer ma voiture au

parking, l’un des membres de l’équipe des voituriers est venu vers moi, me

demandant si je pouvais lui rendre un service.

« Oui,

bien sûr, tout dépendant du service. »

« Tout

simplement déposer deux personnes dans le centre de Paris. »

« Et qui

sont ces personnes ? »

« Les

gagnants de l’Arc… »

Eh oui,

Madame Wolz et sa fille étaient tout simplement en "rade" sur le

parking de l’hippodrome, tentant de trouver un moyen pour regagner leur hôtel.

Bien évidemment, pas le moindre taxi, n’oublions pas que nous sommes à Paris…

Ce petit incident, qui fait que je garderai un souvenir tout particulier de

"l’Arc" 2011, me laisse, je l’avoue, un peu perplexe. Voilà des

propriétaires, relativement modestes, qui, sportivement, supplémentent pour

100.000 € leur cheval pour courir "l’Arc" et, à la surprise quasi générale,

battent les représentants d’écuries classiques. Une fois les félicitations

protocolaires échangées, ils se retrouvent seuls, livrés à eux-mêmes, sans le

moindre officiel pour les aider. Je sais que, dimanche, tous les propriétaires

et leurs entourages ont été reçus par France Galop mais il est un peu dommage

que l’accueil se soit arrêté avec la fin des courses. J’ai cru comprendre que

d’autres sociétés de par le monde (Japon, Hong Kong, Dubaï...) offraient une

réelle assistance à tous ceux qui viennent participer à leurs épreuves.

Maintenir le standing d’une course, justifier d’être le championnat du monde

des pur-sang implique de garantir une allocation importante, si possible la

plus élevée, mais aussi, me semble-t-il, d’offrir à tous les propriétaires

ayant relevé le défi une réelle hospitalité, une vraie convivialité. Même en

ces temps de mondialisation effrénée, on peut rêver que les courses ne se

réduisent pas à une stricte affaire d’argent. Certes, il ne s’agit que d’une

légère fausse note mais, alors que la concurrence entre les principaux

organisateurs de compétitions hippiques est de plus en plus rude, disons qu’il

y a là comme une "maladresse" de France Galop. Toutefois, nous n’en

voudrons pas à nos dirigeants qui, comme chacun le sait, entre réunions,

cocktails et mondanités, ont déjà de bien lourdes responsabilités. Mais

remercions les équipes du parking, dont tous les professionnels apprécient

chaque jour l’efficacité et la disponibilité, qui, avec un sourire chaleureux

et une vraie gentillesse, ont su pallier cette "petite maladresse".

Jean-Christian

HUARD

Écurie

Hélios