Elections a france galop : les eleveurs sans sol veulent se faire entendre

Autres informations / 17.10.2011

Elections a france galop : les eleveurs sans sol veulent se faire entendre

Adhérents

au Syndicat des éleveurs, Jean-Pierre Quinson et Gérard Rollain ont pourtant

décidé de créer une liste concurrente: "Agir pour les éleveurs". Leur

objectif est de défendre les éleveurs sans sol qui, selon eux, ne sont ni

représentés ni écoutés dans les principales instances, alors même qu’ils

représentent le plus important groupe d’éleveurs en France.

JOUR DE

GALOP. – POURQUOI AVOIR DECIDE DE CREER UNE LISTE POUR LES ELEVEURS SANS SOL ?

Jean-Pierre

Quinson et Gérard Rollain. – Aujourd’hui, nous avons le sentiment que les

éleveurs sans sol sont négligés. Nous ne sommes pas représentés au comité de

France Galop alors que nous sommes plusieurs milliers. Nous avons le sentiment

de n’être que des payeurs, sans aucun pouvoir de décision. Les permis

d’entraîner ont réussi à intégrer le comité de France Galop*. Sur le même

principe, il conviendrait de réserver au comité de France Galop, dans le

collège des éleveurs, une représentation systématique des éleveurs sans sol.

POURTANT,

LES ELEVEURS SANS SOL REPRESENTENT UN MAILLON ESSENTIEL DANS LE PAYSAGE

HIPPIQUE…

Tout à

fait. La majorité des haras reçoivent des pensions pour des juments appartenant

à des éleveurs sans sol. L’équilibre financier des grands haras repose principalement

sur les éleveurs sans sol. Partant du principe que les payeurs doivent aussi

être conseilleurs et décideurs, nous avons monté notre liste.

QUI LA

COMPOSE ?

Des gens

venus de divers horizons. Notre liste est très homogène et regroupe des

éleveurs de milieux professionnels très différents. Cela correspond tout à fait

à la diversité sociologique des éleveurs sans sol dont le dénominateur commun

est l’élevage. Notre liste ne "roule" pour personne. Si nous sommes

élus, nous irons voir tous les candidats à l’élection de France Galop et nous

leur proposerons de réfléchir à notre projet. Ensuite, nous prendrons notre

décision collégialement. Notre mouvement n’est pas ouvert qu’aux éleveurs sans

sol. Tous les éleveurs peuvent se reconnaître dans nos idées.

JUSTEMENT,

QUELS SONT LES POINTS QUI VOUS TIENNENT A COEUR ?

Celui

des étalons nous touche particulièrement. Et cela, bien que pour un éleveur

sans sol, payer une pension en France ou à l’étranger ne change pas

grand-chose. Le parc d’étalons français n’est pas de qualité égale avec celui

de l’étranger. L’éleveur sans sol qui est vendeur est obligé d’aller à la

saillie à l’étranger s’il veut valoriser son produit en août à Deauville. Nous

défendons bien sûr le principe des primes aux éleveurs. Elles récompensent les

éleveurs en fonction des résultats sportif de ses élèves. C'est un système

juste. Nous avons aussi, par exemple, des propositions pour modifier le

programme des courses pour les pouliches et leur créer un "bonus"

entraînement. Enfin, le problème de la T.V.A. va être crucial pour les éleveurs

sans sol. Il faut qu’ils soient associés plus étroitement à ce dossier.

 * Chaque liste de propriétaires doit intégrer

au moins un permis d'entraîner sur sa liste. Si un seul siège est à pourvoir

pour cette liste, le permis d'entraîner est prioritaire.