La polyvalence selon gaëtan masure

Autres informations / 14.10.2011

La polyvalence selon gaëtan masure

En

quatre jours, Gaëtan Masure, vingt et un ans, a réalisé la performance peu

commune de s’imposer quatre fois, à la fois en plat et en obstacle. Le jeune

jockey belge est l’un des rares pilotes à afficher une telle polyvalence.

JDG.–

VOUS VENEZ DE REMPORTER VOTRE PREMIERE COURSE A AUTEUIL. POURQUOI S’ORIENTER

VERS L’OBSTACLE ?

Gaëtan

Masure.– Je suis entré au service de Jean-Paul Gallorini en août dernier. Avant

cela, j’avais déjà eu l’occasion de monter en obstacle. J’adore les sensations,

c’est beaucoup plus fort qu’en plat. Et le matin, j’ai la chance de sauter de

drôles de chevaux !

CE N’EST

DONC PAS EN RAISON DE PROBLEMES DE POIDS ?

Pas du

tout. C’est juste une question de goût. D’ailleurs, je continue à monter en

plat, et je compte bien continuer ma carrière dans les deux disciplines. Mais

gagner à Auteuil, c’était quelque chose ! C’est la plus belle victoire de ma

carrière.

D’OU

VOUS VIENT CETTE PASSION DES COURSES ?

Mon

père, Patrick, était l’un des meilleurs jockeys belges. Il a été plusieurs fois

tête de liste, et a même été Cravache d’or en obstacle. Quand il a compris que

je voulais devenir jockey, il m’a dit qu’il y avait un seul endroit pour

apprendre le métier, l’Afasec à Gouvieux, et je suis donc parti pour la France.

CHEZ QUI

AVEZ-VOUS APPRIS LE METIER ?

J’ai été

placé chez Cédric Boutin, comme mon idole, Christophe Soumillon. Mais c’était

un hasard ! C’est une excellente école, car Cédric Boutin n’hésite pas à faire

monter ses apprentis. Ensuite, je suis parti chez Carlos Laffon-Parias, pour

voir une autre façon de travailler, monter des chevaux d’un autre calibre. J’y

suis resté jusqu’à la perte de ma décharge.

UN CAP

TOUJOURS DIFFICILE A PASSER…

Effectivement,

comme tous les jeunes jockeys, j’ai connu un passage à vide. Mais le coup le

plus dur est arrivé en début d’année, quand je me suis fracturé le fémur en

chutant à Marseille, ce qui m’a privé du meeting de Cagnes, où j’ai toujours

connu pas mal de réussite. Comme quoi le plat peut être aussi dangereux que

l’obstacle !

QUELLES

SONT VOS AMBITIONS CETTE ANNEE ?

Je veux

continuer à monter aussi bien en plat qu’en obstacle et réussir à gagner une

belle course à Auteuil. J’en ai peut-être l’occasion samedi, où je serai associé

à Prince Pretender dans le Prix Pierre de Lassus (Gr3).