La rumeur et la verite par gerard samama vice-president des p.p.

Autres informations / 30.10.2011

La rumeur et la verite par gerard samama vice-president des p.p.

Tous les

quatre ans, au moment des élections, on retrouve avec délectation les

propositions démagogiques habituelles de ceux qui auront pourtant siégé à

France Galop sans jamais y formuler la moindre proposition. Ils ont siégé au

Conseil d’Administration, sont des candidats sortants, mais ne formulent que

des critiques. Il paraît que ça fait partie du jeu électoral… Acceptons donc

ces simagrées même si, pour moi, vouloir diriger France Galop n’a rien d’un jeu

mais d’une responsabilité sérieuse dont dépend l’activité de milliers d’acteurs

professionnels ou amateurs des courses et de l’élevage. Si nous sommes habitués

à ce que la démagogie soit une arme de propagande électorale, cette année sera

marquée, hélas, par une autre forme de communication plus insidieuse, plus

déloyale, plus malhonnête : la RUMEUR. Depuis quelques semaines, j’ai tout

entendu au sujet des candidats des listes UNION POUR LE GALOP FRANÇAIS et des

membres des P.P. qui les animent. Les P.P. ne représentent rien puisqu’ils

n’ont pas de chevaux, clament certains. Sans doute ne suis-je pas visé, ni même

Jacques Détré, Audoin Maggiar, Jacques Cyprès, Daniel Lassausaye, Alain

Couétil, Philippe Vidotto… des candidats de nos listes qui, ensemble,

représenteront plus de deux mille partants en France, en 2012. J’ai entendu

aussi que le Président des P.P., Hubert Tassin, vise la place de Directeur

Général de France Galop. Un démenti est publié, mais une autre rumeur est

immédiatement propagée : de source sûre, Hubert Tassin veut maintenant la place

de Président du PMU. Et la caractéristique première d’une source «sûre», c’est

qu’on la cache soigneusement, qu’on l’entoure du secret absolu, du mystère qui

protège le mensonge. L’intéressé, d’ailleurs, a éclaté de rire en évoquant

d’autres ambitions : Bercy, Matignon, l’Élysée peut-être….Tout cela prêterait

en effet à rire si les enjeux qui devraient nous occuper n’étaient pas si

graves, si la disparition progressive des propriétaires français ne devait pas

nous poser problème, si les déséquilibres de l’élevage ne devaient pas nous

préoccuper, si les menaces venues de Bruxelles ne devaient pas nous mobiliser.

Atteint par la limite d’âge, je ne siège plus au Comité de France Galop. Mais

j’en lis les comptes rendus. Pendant ces quatre années, qu’avez-vous réalisé,

qu’avez-vous proposé de positif pour améliorer une situation dont aujourd’hui

vous avez beau jeu de vous plaindre ? À l’heure des élections, ce n’est pas la

rumeur qui compte mais la VÉRITÉ.