Les courses pmu à mons, au galop : c’est parti

Autres informations / 15.10.2011

Les courses pmu à mons, au galop : c’est parti

Samedi, une réunion de six courses

au galop support d’enjeux PHH en masse commune avec le PMU va être organisée

pour la première fois sur l’hippodrome de la Wallonie, à Mons-Ghlin. Elle sera suivie

par six autres rendez-vous, répartis entre les mois de novembre et de décembre.

C’est pour le galop belge un grand espoir pour relancer son activité, sérieusement

touchée depuis 1985. L’arrivée des book-makers et l’absence de retour à la filière

sur les enjeux pris sur les courses étrangères font partie des raisons de ce

déclin. Créé fin 1999 et financé par la Fédération nationale du Trot et la Région

wallonne, l’hippodrome de Mons est le seul à organiser des courses au galop en Belgique.

« Nous avons augmenté les allocations et tenté de redresser la situation, explique

Achille Cassart, administrateur délégué de l’hippodrome. Depuis cette année, une

loi permet un retour pour la filière pour les enjeux collectés en masse

séparée. La situation s’améliore… »

 

Un investissement conséquent

Quand France Galop a cherché à

développer son offre sur les courses étrangères, Mons, qui dispose d’un éclairage

et peut donc organiser des réunions en semi-nocturnes, est

apparu comme un choix judicieux,

d’autant que les réunions PHH au trot, organisées en partenariat avec le Cheval

Français depuis 2010, ont connu un certain succès. « Nous avons réalisé de nombreux

aménagements pour être à la hauteur, ajoute Achille Cassart. Nous avons notamment

«refibré» la piste, amélioré l’éclairage, repensé le rond de présentation, ajouté

de nouvelles lices… L’investissement, pour le galop, s’élève à plus de 600.000 €.

»

 

L’aptitude à la piste

prépondérante

Mons étant situé à moins de deux

heures de la région parisienne, les entraîneurs français ont répondu présent et

les courses ont fait le plein de partants. L’hippodrome livre un produit fini à

France Galop, alors qu’un pourcentage de la recette du PMU sera reversé à l’organisateur.

En ce qui concerne le profil de la piste, Stéphane Cérulis, seul entraîneur de galop

installé sur place, explique : « La piste fait environ 1.400m de tour. Auparavant,

elle était lourde, et sa texture ne correspondait pas à son profil rapide. À présent,

elle est plus régulière, mais il faut des chevaux maniables et vite sur jambes.

Je pense que l’aptitude va jouer un grand rôle. J’ai eu de vrais spécialistes de

l’hippodrome qui ont gagné malgré des montagnes de poids, parfois plus de quatre-vingts

kilos… »