Nicolas remoue, preentraineur a senonnes

Autres informations / 11.10.2011

Nicolas remoue, preentraineur a senonnes

Les

champions qui font l’histoire des courses, nous les connaissons. Ceux qui les

montent et les entraînent, nous les connaissons aussi. Mais avant d’arriver au

sommet, il y a des hommes qui les dressent, les éveillent et les préparent à

être entraînés. Nicolas Remoue fait partie de ceux-là. Il est déboureur,

préentraineur sur le centre de Senonnes et nous sommes allés à sa rencontre.

LE MONDE

DU CHEVAL, PAS UNE EVIDENCE

Nicolas

Remoue est âgé de 35 ans. Marié et père de deux garçons de 7 et 4 ans, il est

originaire de Segré. Fils d’agriculteurs, il est d’abord attiré dès son plus

jeune âge par le football qu'il pratiquera jusqu’en division régionale. Mais

les chevaux et les courses ne sont pas loin. C’est Dominique Lemesle,

préentraîneur et voisin de ses parents, qui lui donnera le goût de

l’équitation. Son frère aîné, Serge, est un ami d’Éric Leray, entraîneur, et il

découvre alors les courses. De là, tout s’enchaîne. Il entre en apprentissage

chez Jean-Maurice Jouteau. « C’était un grand cavalier et c’est lui qui m’a

appris les bases », nous dit-il. Il travaillera ensuite avec de nombreux

professionnels du galop : Guy Paris, Claude Rouget, Florent Monnier, Laurent

Viel, Alain Denis et Henri Bidon qui lancera sa carrière de jockey d’obstacle.

Une carrière malheureusement de courte durée suite à de nombreuses blessures et

des problèmes de poids. Sur six années d’exercice, il ne montera que trois ans

pendant lesquels il franchira vingt fois le poteau en tête.

2008,

L’ANNEE DE SON INSTALLATION

Après

avoir côtoyé de nombreux professionnels et acquis une bonne expérience, Nicolas

Remoue décide de s’installer sur le centre d’entraînement de Senonnes en tant

que débourreur, préentraineur. « Le métier d’entraîneur n’est pas une chose

évidente. Ne serait- ce que par rapport à la gestion des clients, les

résultats, le stress que cela implique, etc. Être préentraineur me semblait

plus simple pour m’installer dans un premier temps. » Le bon développement de

l’écurie ne se fait pas attendre. De nombreux entraîneurs du centre

d’entraînement de Senonnes font appel à ses services, dont Éric Leray. « J’ai

en permanence des chevaux qui sont destinés à partir sous son entraînement.

Éric m’a beaucoup aidé à me lancer lors de mon installation. Après, c’est le

bouche à oreille qui a fonctionné. »

UN

METIER, UNE PASSION

Nicolas

Remoue est un homme de cheval qui aime son métier. Un métier qui peut paraître

ingrat car son nom ne figure pas sur les programmes. « Déjà, à la base, j’ai

toujours aimé les chevaux compliqués à qui il fallait une attention

particulière afin qu’ils puissent progresser dans le bon sens. Les yearlings,

les poulains, c’est la même chose. Ce sont de vrais enfants. Leur éducation est

très importante. Le débourrage, je pense, est un des moments clé dans la

carrière d’un cheval. Sur son mental également. Si tout cela est mal fait, il

peut en résulter de plus ou moins grandes séquelles tout au long de sa vie, de

sa carrière. Personnellement,  j’aime

voir l’évolution d’un poulain dans son travail. Et je suis la carrière de tous

les chevaux qui sont passés dans mes boxes ! »

LE

DEVELOPPEMENT DE L’ECURIE

D’un

seul cheval au travail en 2008, il est passé aujourd’hui à une vingtaine de

poulains et chevaux sous sa responsabilité. Deux employés sont là pour l’aider

dans sa tâche. « Je ne veux pas plus de chevaux pour l’instant. Il faut prendre

le temps de bien faire les choses. » Depuis qu’il s’est installé, Nicolas

Remoue louait des boxes à un particulier, voisin de Senonnes, Daniel Giteau.

Cette année, il s’est porté acquéreur d’une parcelle de trois hectares environ

sur laquelle un barn de dix-huit boxes est d’ores et déjà en construction. Il

prévoit également d’y aménager un rond de débourrage, un grand paddock pour

accueillir les chevaux au repos plus trois autres plus petits pour les chevaux

au travail. La licence d’entraîneur ? « Pas pour l’instant. J’ai mes couleurs

depuis un an maintenant, alors peut-être le permis d’entraîner pour m’amuser !

»