Vente d’octobre arqana, jour 3 : les indicateurs resistent malgre l’heterogeneite de l’offre

Autres informations / 19.10.2011

Vente d’octobre arqana, jour 3 : les indicateurs resistent malgre l’heterogeneite de l’offre

Le

dernier numéro de cette vacation, qui lançait la partie 2 de la vente

d’octobre, pour atteindre le top price, à 55.000 €, pour un fils de King’s

Best, dont la deuxième mère, Belle Bleue (Blazing Saddles), s’est classée

deuxième du Prix de Cabourg (Gr3). Il a été acheté par David Powell. Même si

c’est un hasard du catalogue, cela reflète aussi en partie cette journée qui a

mal commencé, avec beaucoup de rachetés, pour s’achever de façon plus positive,

comme en témoigne la stabilité des prix moyen et médian par rapport à l’an

dernier. La comparaison avec 2010 n’est toutefois pas possible, car les

yearlings à vocation obstacle, qui avaient bien soutenu le marché l’an dernier,

passeront cette année en novembre. De même, le jour 4 l’an dernier ne proposait

qu’une demi-journée de vente. Les pinhookers se sont montrés relativement

actifs, même si leurs velléités d’achat se sont concentrées sur un nombre assez

restreint de lots, qui correspondaient réellement à leurs attentes. Comme on le

pressentait déjà lors de la partie 1, les investisseurs français, tout au moins

pour une gamme intermédiaire de poulains, ont manqué au marché pour que les

prix décollent de façon plus spectaculaire. « Quand un bon poulain passait sur

le ring, il faisait son prix », a convenu Éric Hoyeau. Mais ces bons individus

ont malheureusement été quelque peu noyés parmi une offre large, qui a joué sur

l’ambiance de la vente. En conséquence, celle-ci a souffert de vrais passages à

vide, ce qui a aussi pesé sur son dynamisme. À l’avenir, cette vente gagnerait

à bénéficier d’un catalogue plus restreint, correspondant à la demande et à ce

que le marché peut absorber. Également, sans noircir le tableau, on peut noter

que trop d’individus ont été vendus bien en deçà de leur prix de revient, ce

qui n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour les éleveurs français.