Auteuil, prix renaud du vivier (gr1) : grand d’auteuil se fait un nom

Autres informations / 14.11.2011

Auteuil, prix renaud du vivier (gr1) : grand d’auteuil se fait un nom

Les

courses amènent souvent leur lot de belles histoires et celle de Grand

d’Auteuil (Great Pretender) en est une. Le protégé de Bernard Beaunez a

remporté le Prix Renaud du Vivier (Gr1) pour son premier essai au niveau

Groupe, après avoir évolué cinq fois consécutivement dans des courses à

handicap. S’il n’a pas remporté une édition du "Renaud du Vivier" qui

fait date, il s’est imposé en très bon cheval, au terme d’une vive lutte avec

Sleeping Mat (Sleeping Car). Lord Prestige a fait parler son courage et sa

classe pour offrir un magnifique succès à son entourage. Impassible, Bernard

Beaunez nous a confié sans sourciller, à l’issue de l’épreuve : « Lors de sa

dernière course, Grand d’Auteuil n’était pas bien, nous avons fait des analyses

et les résultats n’étaient pas bons, il avait une petite infection. C’est moi

qui le monte tous les matins et on a toujours su que c’était un bon cheval. Il

était un peu compliqué à gérer et, d’ailleurs, il s’est encore montré un peu

allant aujourd’hui. » Grand d’Auteuil a été élevé par Jean-Raymond Breton, qui

dispose d’un petit élevage de vingt-cinq hectares, près d’Alençon, où il a

toujours trois ou quatre poulinières. C’est lui qui a nommé son cheval Grand

d’Auteuil, ce qui s’est révélé comme une superbe inspiration. « Ce cheval, je

l’ai élevé avec Madame Ternynck, de la famille des éleveurs de Sea Bird. Je la

remercie beaucoup car elle a sauvé la mère d’un club hippique où elle faisait

le cheval de selle. J’ai choisi de la croiser à Great Pretender car c’est un

bon cheval de plat qui s’est parfaitement adapté aux courses d’obstacle, ce qui

est assez rare. Foal, Grand d’Auteuil était très grand et à quelques mois il

s’amusait à sauter des petits fourrés. Son nom était alors tout trouvé et

d’autant plus que l’obstacle est la discipline qui me passionne le plus. »

Grand d’Auteuil s’est fait un nom ce dimanche 13 novembre à Auteuil, un grand

nom, qui est écrit définitivement sur les tablettes.

LES

BONNES "LIGNES" CAGNOISES

Avant de

débuter en obstacle, Grand d’Auteuil a couru plusieurs fois en plat. Puis c’est

à Cagnes-sur-Mer que le protégé de Bernard Beaunez a effectué ses débuts sur

les "balais". Il a débuté victorieusement en décembre dernier, avant de

tomber sur Ceasar’s Palace (Voix du Nord) lors de son deuxième parcours. À

cette époque, Grand d’Auteuil était difficilement gérable et ne faisait pas

toutes ses courses, ce qui a été le cas notamment lors du Prix André Massena

(L), où il a chuté alors qu’il était encore en lice pour un accessit. Cette

épreuve a été remportée par le champion Ceasar’s Palace, qui a devancé Tidara

Angel (Oratorio), la future lauréate du Prix Alain du Breil (Gr1).

DIRECTION

LE STEEPLE-CHASE

Grand

d’Auteuil a remporté son Gr1 sur les "balais", mais pourrait

désormais être revu dans la discipline du steeplechase. « On va le courir en

steeple-chase désormais, nous a confié son entraîneur. C’est un bon sauteur et

ça sera plus simple pour lui l’année prochaine. »

SLEEPING

MAT TOMBE SUR UN OS

Sleeping

Mat est arrivé sur le tard pour se frotter à l’élite des 4ans de haies, mais il

a fait son entrée en grande pompe. Notons d’ailleurs que sur les cinq premiers

à l’arrivée du Prix Renaud du Vivier, seul Monpilou (Saint des Saints) avait

pris le départ de la plupart des courses de Groupe printanières, mais il

faisait sa rentrée aujourd’hui. Sleeping Mat a bénéficié d’un superbe parcours

dans le sillage des animateurs et n’a pas à rougir d’être battu aujourd’hui.

Son entourage a dû y croire, mais il est tombé sur un roc. « Forcément, je suis

quelque part un peu déçu car j'y ai cru, surtout après la dernière, nous a

confié Philippe Peltier. Mais je crois que c'est nous qui avons poussé le

gagnant en venant sur lui. Avant tout, Grand d'Auteuil est un très bon cheval,

nous n'avons pas à rougir. Il prouve encore une fois sa qualité et court sa

valeur. Nous sommes contents. Il été bien mieux que lors de sa dernière course,

et il se comporte d'ailleurs bien mieux. Nous le reverrons maintenant l'année

prochaine, pour les grosses épreuves. 

Avec la course d'aujourd'hui, nous savons que la distance n'est pas un

problème. »

LIBAUTE

REPETE

Lauréate

du Prix Pierre de Lassus (Gr3), Libaute (High Yield) avait des arguments à

faire valoir. Toujours en bonne position, elle a fourni son effort calée contre

la lice extérieure, comme à son habitude, et a pris sûrement la troisième place

devant Lamool (Mamool). « Nous sommes très satisfaits, confie Marcel Rolland.

Elle fait sa valeur et confirme ses progrès. Si on m'avait dit quand elle a

débuté en haies qu'elle serait troisième du "Renaud du Vivier",

jamais je ne l'aurais cru ! Comme vous l'avez vu, elle est très maniérée, et

j'avais dit à Régis qu'il se méfie en partant. Le matin, elle se comporte d'une

façon identique, mais c'est peut-être ce qui fait sa qualité aussi. Elle

pourrait disputer le Prix André Michel (Gr3), dans quinze jours, si elle

récupère bien. »

L’EXCEPTION

FAMILIALE

Grand

d’Auteuil n’est pas né dans la pourpre, mais fait partie d’une famille de

chevaux de course très honnêtes. Il a été élevé conjointement par Mademoiselle

Ternynck et Jean-Raymond Breton et ce dernier en est resté l’un des

propriétaires. « J’ai très peu de juments et j’élève pour courir. J’ai tous mes

chevaux en association avec Bernard Beaunez et j’élève près d’Alençon. Great

Pretender me plaisait et Pascal Noue propose toujours de bons étalons à des

prix très attractifs. Alors on a voulu tenter le coup. » Grand d’Auteuil a une

propre soeur, âgée de 3ans, qui est aussi à l’entraînement chez Bernard

Beaunez. Elle a déjà couru deux fois en plat et pourrait effectuer ses débuts

en obstacle cet hiver, à Cagnes-sur-Mer, comme son frère.