Etat des lieux du marche des jeux en ligne au 3e trimestre 2011

Autres informations / 04.11.2011

Etat des lieux du marche des jeux en ligne au 3e trimestre 2011

À

l’occasion de la publication de ses données trimestrielles pour les mois de

juillet, août et septembre 2011, l’arjel dresse un état des lieux du marché des

jeux et paris en ligne en France. ainsi, l’activité du secteur des paris

sportifs, hippiques et jeux de cercle sur cette période représente 1,1 million

de comptes joueurs actifs, pour une moyenne hebdomadaire de plus de 500.000

comptes joueurs actifs. de manière générale, passé l’effet de curiosité lors de

sa création, le marché semble entrer dans une phase de consolidation et de fidélisation

de ses joueurs, mais la question d'un modèle économique solide et durable

continue de se poser pour des opérateurs qui devront redoubler d'efforts afin

d'atteindre un point d'équilibre extrêmement fragile. • BILAN D’ACTIVITE PAR

SECTEUR :

Sur l’ensemble

du troisième trimestre, le marché des paris sportifs affiche une bonne

stabilité par rapport au trimestre précédent, avec une hausse de 16 % du

produit brut des jeux (P.B.J), mais il accuse cependant un net recul d’activité

par rapport au troisième trimestre 2010 (baisse de 24 % du P.B.J. en un an,

entre – soit 38 millions d’euros contre 29 millions d’euros aux troisièmes

trimestres 2010 et 2011). De plus, cette augmentation du produit brut des jeux

au troisième trimestre 2011 est une conséquence de la baisse du taux de retour

aux joueurs (t.r.J.), qui passe de 83 % à 80 % par rapport aux mois d'avril,

mai et juin. On note par ailleurs le succès des événements sportifs

exceptionnels de la rentrée qui ont su attirer les parieurs,  à l’image de la coupe du monde de rugby (4,1

millions d’euros de mises pour les seuls matchs de poule 2),  ou encore de l'Eurobasket masculin (3,8

millions d’euros de mises). De son côté, cumulant 766 millions d’euros de mises

depuis le début de l’année 2011, l’activité de paris hippiques continue son

ascension, quel que soit le calendrier ou la saison (hausse de 6 % des mises

par rapport au deuxième trimestre 2011 et de plus de 45 % par rapport au

troisième trimestre 2010). le produit brut des jeux trimestriel atteint même son

meilleur niveau depuis l’ouverture du marché à la concurrence, soit 69 millions

d’euros contre 39 millions d’euros au troisième trimestre 2010. Par ailleurs,

l’adoption d’une stratégie commerciale de "cagnottes" a partiellement

compensé la diminution du taux de retour aux joueurs, passé de 79 % à 74 %

entre le deuxième et le troisième trimestre. Enfin, les deux marchés des jeux

de cercle semblent avoir atteint un niveau d’équilibre, régulier et révélateur

d’une activité stable mais dynamique. Avec plus de 5,7 milliards d'euros de

mises cumulées pour le poker en cash game et 835 millions d'euros de droits

d’entrée en tournois, cette stabilité perdure depuis le début de l’année, et

ce, malgré une diminution des montants de bonus distribués (en baisse de 2 %

par rapport au trimestre précédent). À noter la croissance fulgurante du marché

des tournois de poker en ligne, qui enregistre une hausse de plus de 89 % de

droits d’entrée en un an (286 millions d’euros au troisième trimestre 2011

contre 141 millions d’euros un an auparavant).

TYPOLOGIE DES JOUEURS :

Tous

secteurs confondus, le profil type du joueur en ligne français est un homme de

moins de 35 ans,  plutôt citadin et

déposant en moyenne 74 euros par mois sur son compte joueur. Chaque secteur

présente cependant ses spécificités, notamment sur les moyens de connexion,

l’âge moyen de ses joueurs ou encore le montant des sommes engagées. À titre

d’exemple, les parieurs sportifs forment la population de joueurs la plus

mobile (10 % d’entre eux se connectent via leur téléphone mobile ou smartphone)

mais également la plus jeune. En effet, 69 % des parieurs sportifs ont entre 18

et 35 ans, contre 24 % chez les parieurs hippiques. En termes de dépenses, les

jeunes engagent moins d’argent que leurs aînés : sur l’ensemble du troisième

trimestre, les joueurs de moins de 25 ans ont déposé en moyenne 146 euros

contre 357 euros chez les plus de 65 ans. Il est intéressant de noter que,

toutes activités confondues, 1 % des joueurs génèrent 53 % du total des mises.

• EVOLUTION

DES DEPENSES MARKETING DES OPERATEURS

En un

an, les opérateurs ont diminué de 58 % leur budget médias (90 millions d’euros

de dépenses publicitaires au troisième trimestre 2010 contre 38 millions

d’euros ce trimestre), Internet demeurant le média privilégié des opérateurs

(20 % de part de budget contre 12 % pour les médias TV, radio, presse et cinéma

cumulés). Plus spécifiquement, on observe au troisième trimestre 2011 que les

opérateurs ont opté massivement pour une stratégie marketing très axée sur les

bonus et parrainages (60 % des dépenses marketing des opérateurs sur ce

trimestre).