Hommage a benjamin boutin

Autres informations / 30.11.2011

Hommage a benjamin boutin

Depuis

l’annonce du décès de Benjamin Boutin, nous ouvrons nos colonnes aux personnes

souhaitant lui rendre hommage. Voici les derniers témoignages de ses proches.

Poussin,

Souviens-toi

lors d'une soirée DVD à la maison, l'histoire de ce film qui racontait la vie

de deux frères, ils s'appelaient "poussin" entre eux car leur amour

était très fort. Le lendemain de cette soirée, tu m'as appelé poussin, pour me

faire comprendre que tu m'aimes comme un frère... Je t'ai également appelé par

ce surnom, tu es mon meilleur ami, le frère que j'ai toujours rêvé d'avoir, mon

poussin... Tous les soirs je recevais ton message pour me dire "Bonne nuit

poussin, je t'aime". Je continue de t’envoyer chaque soir ce petit message

que tu as pris l'habitude de m'envoyer pour me dire que tu penses à moi et que

tu m'aimes, tous les soirs, j'attends ta réponse car je ne réalise pas et je

refuse de croire que mon frère de coeur n'est plus... Tu es tant pour moi, mon

épaule pour pleurer, un rayon de soleil pour me remonter le moral, ou pour me

faire la morale et me remettre les pieds sur terre... Je ne sais pas ce que

j'aurais fait sans toi et je ne sais pas ce que je vais faire sans toi... Tu

restes dans mon coeur à jamais et je sais que tu restes près de nous... Tu es parmi

les anges désormais, tu veilles sur ta famille et tes proches car ton coeur est

grand. Tu me manques énormément, je ne pourrai combler ce manque car tu es

unique. Jamais je ne t’oublierai, je t'aime mon frère, mon poussin... »

CHRISTOPHE

LAMY, CAVALIER D’ENTRAINEMENT, SON MEILLEUR AMI

 

« Dans

la vie, on connaît beaucoup de gens, des relations, mais les vrais amis sont

difficiles à trouver et généralement on peut les compter sur les cinq doigts de

la main. Pour ma part, tu étais le seul, tu as toujours été là pour moi, tu

m'as toujours aidé, rendu service, tu es un frère pour moi. Lorsque j'ai appris

ta chute samedi, je rentrais tout juste chez moi. Tu me connais, toujours en

vadrouille et tu sais très bien que moi et les courses, cela fait deux. Ça ne m'a

jamais trop emballé, tu le savais d'ailleurs. Pour le moment, les seules

courses que j'ai appréciées, sont celles que je montais avec toi. La première

fois, tu m'as dis "mais t'inquiètes pas, on va bien s'amuser, tu vas

voir". Tu ne t'es pas trompé, c'était magique de monter avec toi, même si

je commençais à en avoir marre que tu gagnes. Trois courses avec toi et trois

victoires : bon allez, je suis bon perdant, tu es un phénomène. Je voulais

arrêter le métier ou au moins arrêter de monter en course car cette nouvelle

m'a anéanti, mais comme le dit Christelle, tu n'aimes pas qu'on soit malheureux

alors pour toi, mon frère, je vais continuer à monter le matin et en course. et

cette fois-ci dans la bonne humeur et avec une seule ambition gagner... gagner pour

toi. »

JIMMY

TASTAYRE, APPRENTI JOCKEY

 

« Petite

amie de Ben depuis six mois, il a égayé cette partie de ma vie. Toujours la

joie de vivre, toujours le sourire sur son visage et toujours le petit mot pour

vous remonter le moral. n'étant pas des courses, je ne connaissais pas le

métier mais vivant avec lui, je savais que son métier était sa passion, il m'a

expliqué son métier, m'a appris à aimer me rendre sur les champs de course et

surtout à apprécier son métier malgré les nombreuses concessions que celui-ci

impliquait. Une de ses plus grandes fiertés a été de monter avec les couleurs

de la famille Niarchos. C'était un garçon simple, sans histoire, respectueux,

aimé de tous et heureux de pouvoir profiter de chaque instant présent. Étant à

ses côtés depuis son arrivée à l'hôpital d'Alençon, il s'est battu jusqu'au

bout comme il a toujours eu l'habitude de le faire durant chacune de ses

courses. Au début de son adolescence, il a décidé de devenir jockey, il s'est

défendu et à travaillé très dur pour progresser. Malheureusement, c'est un

métier où à chaque instant les jockeys prennent des risques et surtout où le

risque 0 n'existe pas. Merci de penser à toutes ces tragédies passées afin de

pouvoir éviter qu'un nouveau drame tel que le sien et celui des autres ne se

reproduise. Il est parti heureux, amoureux et il restera dans notre coeur à

tous. Soyons forts, soudés et courageux car Ben n'aimait pas voir les gens

tristes. Le connaissant, il veillera toujours sur ses proches et tous ses amis.

C'est aujourd'hui blessée, attristée et meurtrie que j'apporte tout mon soutien

à sa famille et ses amis. Ben, je t'aime. »

CHRISTELLE

GOULET, SA PETITE AMIE