La france sur une mauvaise pente ?

Autres informations / 24.11.2011

La france sur une mauvaise pente ?

 « J’ai lu votre éditorial, et plus je regarde

la situation des courses en France, plus j’ai une impression de déjà-vu. En

Italie, on était au même niveau il y a quinze ans, avec des enjeux toujours à

la hausse et de même pour les allocations. Mais une mauvaise idée est arrivée

dans la tête des "hypersocios"... Les chevaux doivent payer pour

leurs propriétaires  (et donc aussi les

entraîneurs) et pas le contraire, comme ce fut toujours le cas dans l'histoire.

Résultat des courses : les propriétaires ont disparu, certains entraîneurs sont

devenu riches et surtout les éleveurs. Et maintenant ? Sans propriétaires, les

entraîneurs sont devenus aussi éleveurs et les éleveurs se sont transformés en

étalonniers. Certains entraîneurs ont fait faillite, des

entraîneurs-propriétaires aussi et une bonne demi-douzaine d'éleveurs ont lâché

prise cette année... Je vous souhaite que la fin de l'histoire, en France, ne

soit pas la même qu'en Italie, mais je me fais du souci...» Gianluca Albertini

Propriétaire

de chevaux en Italie pendant plus de vingt ans !

 

VITE,

DES PROPRIÉTAIRES !

Juste

pour répondre à une petite partie de votre éditorial paru mercredi matin :

pourquoi les propriétaires n’investissent pas plus ? Et pourquoi n’y a-t-il pas

plus de propriétaires? Presque la totalité de mon (tout petit) groupe de

propriétaires est nouveau dans les courses françaises, et je dois faire un

incroyable travail pour les aider dans le labyrinthe de papiers nécessaires

pour devenir propriétaire chez France Galop. Le processus est intimidant, pas

clair pour quelqu’un ne parlant pas français, et prend beaucoup trop de temps. Les

courses sont une histoire de passion. Quand j’accompagne un groupe de visiteurs

sur un hippodrome,  un ou deux d’entre

eux ont envie de s’impliquer tout de suite. Pourquoi est-ce si difficile de

leur permettre d’acheter une "jambe" d’un cheval, au minimum, à

défaut de sauter directement dans la pleine propriété. Il faut au moins deux

mois pour qu’un nouveau propriétaire reçoive son agrément. Malgré le

département Propriétaires et le F.R.B.C., personne à France Galop ne prend les

nouveaux investisseurs par la main et ne se charge d’eux. France Galop doit

réformer cette procédure lente et compliquée et permettre à un propriétaire

potentiel d’investir dans la moitié, ou moins, d’un cheval immédiatement, en

attendant que le processus d’agrément soit finalisé. C’est l’un des dossiers

soutenu par l’AEP, et c’est pour cela que j’ai voté pour eux. Juste un autre

point : alors que les propriétaires anglais et irlandais apprécient le niveau

des allocations ici, ils sont consternés par "l’ambiance" de nos hippodromes.

Il n’y en a aucune ! Tellement de choses doivent être réalisées dans ce sens,

et ce n’est pas compliqué. France Galop ne peut pas faire semblant de s’en

occuper. Mais ce sera le sujet d’un autre email. Merci de m’écouter, et merci

pour votre éditorial (même si je ne pense pas qu’il soit obligatoirement

dangereux d’avoir tant d’entraîneurs autour de la table !)

Gina

Rarick

Entraîneur

américain à Maisons-Laffitte et animatrice du blog www.gallopfrance.com/

Note de

l’éditeur :

Comme je

l’ai clairement précisé dans mon article hier, je ne porte pas de jugement sur

le fait que deux entraîneurs occupent la place dévolue à deux propriétaires. Je

suppose simplement que cela peut changer la donne.– MC.