La perennite des courses et de la filiere passe par un marketing fort par hugues de croze

Autres informations / 26.11.2011

La perennite des courses et de la filiere passe par un marketing fort par hugues de croze

« J’ai

monté mon agence de communication dans ce sens en 1987. En effet, Roland-Garros

ou les terrains de foot de Ligue 1 ou 2 ont des partenaires et des spectateurs

! J’ai même dit à un commissaire de France Galop (connu et respecté), lors

d’une partie de chasse à la maison, qu’il fallait faire des tiercés en province

(cela dans les années 1983-85). Mais j’ai été confronté à des lobbies ! (du

style : « On ne va quand même pas exposer des voitures sur l’hippodrome! » … Et

qu’a fait le concours hippique?…) La première chaîne télévisuelle des courses

n’existait pas et je l’avais proposée avec un ami (déposée auprès d’organismes

de droit) à la fédération nationale ! Sans succès… C’était avant que France Courses

ne voie le jour... De même, en tant qu’éleveur (et ancien gentleman-rider) né

dans la paille, élevé à l’avoine, j’ai vu des entraîneurs connaissant une belle

réussite accepter que je leur donne des foals bien nés, dont la mère était

trois quarts soeur de Gr1 à Auteuil, me les laissant jusqu’à l’âge de 2ans pour

me dire « Je n’en veux plus, j’en ai quinze devant la porte. »Voulez-vous

continuer à élever dans ces conditions ? Je pense que c’est toute une mentalité

qu’il faut changer. Nous avons des modèles autour de nous, à nous de nous en

servir ! Il n’y a plus de combat Paris - Province, pas plus que d’éleveurs avec

ou sans sols, ou autres ! Ce sont les courses, notre passion, qu’il faut sauver

! Il y a des solutions, mais une volonté commune et non divisée ainsi que des

moyens sérieux et non palliatifs sont à mettre en place. Si le problème des

accréditations pour devenir propriétaire, y compris dans les écuries de groupes

(dont je fais partie), est compliqué, ce n’est pas le seul problème à régler. Le

tour de France, le foot, le rugby ont des partenaires et des supporters, pas

les courses, pourquoi ? Ce n’est plus le sport de nos campagnes appauvries de

leur population rurale. Ce n’est plus un sport d’élite, faisons-le partager !

La télévision ne fait pas tout, le tiercé de Léon Zitrone, c’est fini ! Je

reste à la disposition de toute bonne volonté pour défendre nos courses, notre

filière, notre passion ! »