Le discours de loïc malivet a l’asselco

Autres informations / 12.11.2011

Le discours de loïc malivet a l’asselco

Jeudi

soir, le Président du Syndicat des éleveurs s’est exprimé lors de la Nuit de

l’Élevage et des Courses dans l’Ouest, qui avait lieu à Segré (49). Voici des

extraits de son allocution.

« (…) Si

nos élèves peuvent exprimer leur potentiel, c’est bien parce qu’il y a des

propriétaires pour les acheter. Depuis toujours, l’ASSELCO oeuvre pour

dynamiser l’APGO, le tissu des propriétaires locaux, notamment au travers des

bons d’achat offerts pendant les soirées des «Cravaches d’or de l’Ouest» et,

plus récemment, aux côtés du Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest pour mutualiser

une prime aux propriétaires pour les poulains issus des ventes Osarus. Votre

Comité est déterminé à poursuivre cet effort car il s’agit là de la raison

d’être de notre association. Et nous sommes encore plus déterminés à le faire

entendre au plus haut niveau de notre filière. (…) Je ne saurais parler de

notre étalonnage régional, sans mentionner l’immense succès de la première

édition en 2011 au Salon des Étalons du Lion d’Angers. Un pari osé, orchestré

par l’IFCE, et l’indispensable Jean-Marie Baradeau, qui ont eu cette excellente

initiative qui met en valeur le savoir-faire et la qualité de la génétique dans

l’Ouest. L’ASSELCO et votre Syndicat national continueront, comme l’Association

des AQPS, à soutenir cet événement qui a rassemblé plus de mille cinq cents

personnes sur l’hippodrome du Lion d’Angers. Nous vous attendons encore plus

nombreux pour le 14 janvier 2012. (…)L’année 2011 est une double année

électorale puisque nous sommes en ce moment appelés à voter pour renouveler le

Comité national et les Comités régionaux à France Galop. Je ne vous cache pas

que, dans la période que nous traversons, ces élections sont fondamentales.

Votre Syndicat a travaillé dur sur un programme articulé autour de quatre

leviers qu’il faudra actionner dès le début de la prochaine mandature, car ils

sont les seuls à pouvoir inverser la tendance négative dans laquelle nous nous

enfonçons, en entraînant nos entreprises et en décourageant la future

génération : 1. Redonner à nos propriétaires l’envie d’acheter nos élèves :

c’est le voeu de chaque éleveur et c’est possible ! Comment ? En augmentant et

en répartissant mieux les allocations afin de ne plus ruiner nos propriétaires,

mais plutôt de leur donner l’envie de réinvestir vite, avec le sourire ! Notre

proposition est simple : le cheval de plat de qualité moyenne qui, aujourd’hui,

va gagner 50.000 € en cinq ans doit les faire gagner en trois ans à son

«désormais heureux» propriétaire. La prospection de propriétaires étrangers ?

Oui, c’est très important, mais elle doit se coupler avec un intense

recrutement,  dans nos régions, de

nouveaux propriétaires qui peuvent investir dans une tranche de prix

intermédiaire, aujourd’hui un segment clairement flottant chez les acheteurs.

2. Nos primes, nous les avons créées, nous les défendrons toujours, mais il est

temps de les faire évoluer, de les adapter à notre époque, sans jamais détruire

leur esprit d’encouragement à l’investissement. Notre programme propose des

aménagements afin qu’elles soient une incitation forte à l’achat de nos

produits, à l’amélioration de notre parc d’étalons, une réelle récompense pour

l’éleveur dont les élèves s’illustrent à l’étranger. Restons vigilants, nous ne

pouvons plus distribuer autant d’argent pour des produits issus de juments qui

ne sont restées que deux mois sur notre sol, sans véritablement contribuer à la

création de richesses pour notre élevage. Enfin, profitons de l’augmentation

des allocations qui sera notre fer de lance pour défendre une redistribution de

ce surplus en plat sur les courses à 2, 3 et 4ans. Fini le saupoudrage stérile

: injectons ces nouveaux fonds pour servir le raccourcissement du cycle de

rentabilité. 3. Le parc d’étalons français doit être à la hauteur de notre

système de courses : le meilleur d’Europe. Nos investisseurs, français et

étrangers, ont de l’ambition pour les reproducteurs qu’ils stationnent sur

notre sol ! France Galop doit encourager cet élan générateur de richesses en

aménageant, dans son budget, une ligne destinée à débloquer des fonds qui

seront mis à disposition des groupements d’étalonniers au moment où les

transactions se réalisent. L’amélioration constante du parc d’étalons français

réduira l’exode des mille cent juments partant annuellement à la saillie à

l’étranger, emmenant avec elles plus de vingt et un millions d’euros. 4. Un

programme clair et structuré que les élus du Syndicat soutiendront avec fermeté

au Comité France Galop ! La prochaine mandature représente la dernière fenêtre

de tir pour sortir les professionnels de la crise et ne pas laisser aux

générations futures (qui sont une priorité au Syndicat des Éleveurs), une

filière sous assistance respiratoire. Notre candidat à la Présidence sera celui

qui proposera une gouvernance responsable, dans le respect des intérêts des

professionnels dont ceux qui sont le socle de toute la filière : les éleveurs.

Bien sûr, nous avons d’autres engagements : le maintien des allocations deux

tiers en plat, un tiers en obstacles. Notre soutien apporté aux races locales

et nous défendrons le programme de courses pour toutes les races (AQPS, Anglo,

Arabe de courses). (…) Ne nous laissons pas prendre des sièges par ces listes

qui se créent la veille des élections et disparaissent le lendemain ! Ne nous

laissons pas leurrer par ceux qui souhaitent nous diviser ! Ne dispersons pas

nos voix. Votons et faisons voter pour devenir influents et force d’opposition

à France Galop. »