Le point de vue de jean-paul gallorini

Autres informations / 03.11.2011

Le point de vue de jean-paul gallorini

ENTRAINEUR

DE CHEVAUX DE COURSE EN FRANCE : METIER A HAUT RISQUE

Il ne

suffit pas de vouloir être entraîneur pour le devenir, il faudra vous soumettre

à une enquête des renseignements généraux, un stage, un examen pour la licence,

une enquête de France Galop et un agrément de ses commissaires. Quand vous en

aurez fini avec ce parcours du combattant, trouvez un établissement, des

chevaux appartenant à de bons propriétaires, du personnel et des moyens financiers.

Alors, vous pourrez voir avec plaisir votre nom sur un programme de courses.

Vous vous lèverez tous les matins avec la fierté de faire votre métier. Un

métier sérieux au demeurant, puisque l’institution des courses est chapeautée

par trois ministères : l’Intérieur, le Budget et l’Agriculture. France Galop,

société à but non lucratif loi de 1901, fonctionne avec un règlement intérieur,

le code des courses, auquel vous vous soumettrez sans aucune restriction.

Pendant ce temps, à la moindre incartade, Messieurs les commissaires

"pourront" ou "devront" vous appliquer telle ou telle

sanction, selon une subtile interprétation dudit code.  Le chiffre d’affaires du PMU, ce sont les

parieurs et vous, l’élaboration du spectacle, c’est vous ; vous prenez tous les

risques et vous êtes sanctionné avec votre argent. Les entraîneurs sont très

souvent éleveurs, propriétaires, chefs d'entreprise responsables, employeurs de

main-d’œuvre et Messieurs les commissaires ont le pouvoir de leur retirer le

droit de travailler du jour au lendemain, en cas de problème. Que fait-on de la

présomption d’innocence ? Que dire des cooptés et des commissaires, juges et

parties, très souvent éleveurs, propriétaires, permis d'entraîner ! Ce mélange

des genres n’est plus acceptable. Comment une même personne peut-elle être tour

à tour, commissaire des courses, juge d’appel, membre du conseil

d’administration ? Des pouvoirs multiples qui se superposent, et on peut se

demander où est la conformité avec les grands principes du droit français.

N’acceptez plus l’inacceptable ! Que les entraîneurs et tous les

socioprofessionnels qui se retrouvent dans cette analyse, soutiennent

l’Association des entraîneurs propriétaires. L'union fait la force, tous

ensemble nous serons plus forts pour obtenir le changement auquel nous

aspirons, car nous aimons les courses à la française, mais il nous faut une

institution qui fonctionne à la mesure de nos ambitions, plus professionnelle

et plus respectueuse des acteurs essentiels que sont les entraîneurs.

Jean-Paul

Gallorini, entraîneur, membre de l’Association des entraîneurs propriétaires

Association

des entraîneurs propriétaires

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