Loïc malivet, president du syndicat des eleveurs de chevaux de sang de france

Autres informations / 07.11.2011

Loïc malivet, president du syndicat des eleveurs de chevaux de sang de france

Le

Syndicat des éleveurs, l’ensemble de ses candidats et suppléants nationaux et

régionaux sont unis et motivés pour défendre leur solide programme de relance

de notre filière au galop. Bravo au PMU et à ses instances dirigeantes qui nous

annoncent, après avoir bien négocié le tournant de l’ouverture des jeux, un

résultat net de l’ordre de 870 millions d’euros en 2011 soit un surplus pour le

Galop estimé à 40 millions d’euros. Que font maintenant nos dirigeants ? Il

nous apparaît indispensable que tous les professionnels, éleveurs, propriétaires

et entraîneurs ne restent pas en marge de ce cercle vertueux sans bénéficier

directement de cette manne salvatrice ! C’est en ce sens que nous proposons

d’actionner dès le début de la prochaine mandature et sans délai les quatre

leviers qui sont les seuls à pouvoir inverser la tendance négative dans

laquelle nous nous enfonçons en entraînant nos entreprises et en décourageant

la future génération. Redonner à nos propriétaires l’envie d’acheter nos élèves

: c’est le voeu de chaque éleveur, et c’est possible! Comment ? En augmentant

et en répartissant mieux les allocations afin de ne plus ruiner nos

propriétaires mais plutôt de leur donner l’envie de réinvestir vite avec le

sourire! Notre proposition est simple : le cheval de plat de qualité moyenne qui,

aujourd’hui, va gagner 50.000 euros en cinq ans doit les faire gagner en trois

ans à son "désormais heureux" propriétaire. La prospection de

propriétaires étrangers? Oui, c’est très important, mais elle doit se coupler

avec un intense recrutement dans nos régions de nouveaux propriétaires qui

peuvent investir dans une tranche de prix intermédiaire, aujourd’hui un segment

clairement flottant chez les acheteurs. Nos primes, nous les avons créées, nous

les défendrons toujours, mais il est temps de les faire évoluer, de les adapter

à notre époque sans jamais détruire leur esprit d’encouragement à

l’investissement. Notre programme propose des aménagements afin qu’elles soient

une incitation forte à l’achat de nos produits, à l’amélioration de notre parc

d’étalons, une réelle récompense pour l’éleveur dont les élèves s’illustrent à

l’étranger. Restons vigilants, nous ne pouvons plus distribuer autant d’argent

pour des produits issus de juments qui ne sont restées que deux mois sur notre

sol sans véritablement contribuer à la création de richesse pour notre élevage.

Enfin, profitons de l’augmentation des allocations qui sera notre fer de lance

pour défendre une redistribution de ce surplus en plat sur les courses à 2, 3

et 4ans. Fini le saupoudrage stérile : injectons ces nouveaux fonds pour servir

le raccourcissement du cycle de rentabilité. Le parc d’étalons français doit

être à la hauteur de notre système de courses : le meilleur d’Europe. Nos

investisseurs, français et étrangers, ont de l’ambition pour les reproducteurs

qu’ils stationnent sur notre sol ! France Galop doit encourager cet élan

générateur de richesses en aménageant, dans son budget, une ligne destinée à

débloquer des fonds qui seront mis à disposition des groupements d’étalonniers

au moment où les transactions se réalisent. L’amélioration constante du parc

d’étalons français réduira l’exode des 1.100 juments partant annuellement à la

saillie à l’étranger emmenant avec elles plus de 21 millions d’euros. Un

programme clair et structuré que les élus du Syndicat soutiendront avec fermeté

au comité de France Galop ! La prochaine mandature représente la dernière

fenêtre de tir pour sortir les professionnels de la crise et ne pas laisser aux

générations futures (qui sont une priorité au Syndicat des éleveurs), une

filière sous assistance respiratoire. Notre candidat à la présidence sera celui

qui proposera une gouvernance responsable dans le respect des intérêts des

professionnels dont ceux qui sont le socle de toute la filière : les éleveurs.

Parallèlement à ces quatre piliers, nous nous engageons à maintenir la

répartition existante des allocations 2/3 en plat et 1/3 en obstacle. En

obstacle, nous soutiendrons la création d’un programme classique pour les

femelles de 3, 4 et 5ans. Une refonte du programme des réunions décentralisées

est obligatoire, car il est en sommeil depuis l’ère Jean-Luc Lagardère et a été

malmené par la multiplication des réunions P.H.H. Enfin, le Syndicat des

éleveurs défendra, comme il l’a toujours fait, le programme de courses pour toutes

les races : anglo-arabes, pur-sang arabes, AQPS et pur-sang anglais et ce, pour

tous les éleveurs, qu’il soient avec ou sans sol, commerciaux ou pas,

étalonniers ou pas. Nous sommes tous éleveurs ! Faut-il le rappeler à ceux qui

souhaiteraient créer une scission dans une période déjà difficile ? Le Syndicat

des éleveurs, composé au moins pour moitié d’éleveurs sans sol, a toujours

oeuvré pour les intérêts de ces apporteurs de flux de capitaux frais en mettant

sur pied un régime fiscal des plus favorables, avec des statuts sur mesure tels

que celui d’intervenant professionnel, de non intervenant, ou de

l’assujettissement optionnel à la T.V.A. agricole… T.V.A. à taux réduit que

nous n’avons de cesse de défendre depuis quatre ans à Bruxelles. Qu’ils soient

aussi rassurés, le Syndicat des éleveurs les défend, encore et toujours, bien

en dehors des frontières de France Galop : au ministère de l’Agriculture où

récemment certains mouvements de la grande famille du cheval pensaient ne

réserver les primes qu’aux exploitants agricoles. Les éleveurs sans sol sont

donc chez eux au Syndicat des éleveurs, et ce depuis un siècle ! En votant pour

les professionnels responsables et représentatifs de notre liste, les éleveurs

soutiendront ceux qui oeuvrent depuis toujours avec pragmatisme pour les enjeux

de demain.